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13 juillet 2015 1 13 /07 /juillet /2015 08:05
Moi et toi de Nicolo Ammaniti

Un regret, ce livre aurait pu être un petit bijou, hélas l’auteur n’est pas allé au bout de l’idée que le lecteur peut envisager à la lecture de ce texte. La diatribe, qu’il jette à la face de la bourgeoisie romaine plus préoccupée de son apparence et de son statut que du sort de ses enfants, ne vide pas le sujet et laisse le lecteur sur sa faim.

 

 

                                                      Moi et toi

                                             

                                Nicolo Ammaniti (1966 - ....)

 

 

Lorenzo, fils d’une famille italienne nantie, fait croire à sa mère qu’il part pour un séjour de ski avec des amis mais, en réalité, organise une réclusion dans la cave de l’immeuble où résident ses parents pour s’isoler du reste du monde pendant quelques jours. Lorenzo est un adolescent asocial couvé par sa mère qui ne correspond pas très bien à l’idée que son père se fait d’un fils digne de lui. « Moi, je ne suis pas un humain, je me dis, je suis un Gnuzzo, un animal très moche et très agile créé dans un laboratoire d’Ombrie, qui a un seul et unique devoir dans la vie avant de mourir de sa belle mort. Défendre la Terre d’une météorite mortelle ».

 

 

Sa réclusion prend une tournure inédite quand sa demi-sœur le rejoint, par hasard, dans la cave en un huis clos détonnant : un garçon asocial perdu entre ses jeux vidéo, ses romans fantastiques et la brutale réalité de l’actualité qu’il mélange pour créer un monde artificiel que lui seul comprend, et une jeune femme qui fut très belle, désormais rongée par la drogue. Entre ces deux êtres naufragés sur les rives de la société bourgeoise romaine s’instaure une cohabitation houleuse qui prend une tournure différente quand les deux jeunes gens prennent conscience de leurs blessures respectives.

 

 

Quel dommage que l’auteur n’ait pas su, à mon avis,  exploiter toutes les possibilités de ce huis clos qui tourne court trop vite et laisse le lecteur sur sa faim. Il reste tout de même un regard sans concession sur les enfants de riches qui ne trouvent pas leur place dans la société,  ne parviennent pas à satisfaire leurs désirs, pour la bonne raison qu’ils obtiennent trop facilement ce qu’ils souhaitent et ne répondent pas aux ambitions que leurs parents formulent pour eux mais surtout à travers eux. Une diatribe sans fioriture jetée à la face de la société des nantis qui n’aspirent qu’à satisfaire leur présent et s’évertuent à fabriquer des enfants à leur image sans se préoccuper de leur avenir. 

 

Denis BILLAMBOZ

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES COUPS de COEUR de DENIS
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