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19 août 2015 3 19 /08 /août /2015 08:16
Marcel Proust, lecteur

Conférence donnée le 10 août 2015 à la mairie de Cabourg

 

Difficile d’imaginer qu’un grand écrivain n’ait pas été d’abord un grand lecteur. Il en fut ainsi pour l’enfant Proust qui découvrit, grâce à la lecture, sa vocation, de même que son attirance irrésistible pour la chose écrite. Il eut la chance d’avoir en sa mère et sa grand-mère maternelle deux initiatrices de tout premier ordre, l’une et l’autre férues de lecture considéraient comme absurde de ne pas proposer à un enfant des œuvres de réelle qualité. Elles lui laissèrent par conséquent une totale liberté dans le choix des ouvrages et Proust eut d’instinct une attirance pour les écrivains qui avaient du style et étaient fidèles à leur réalité intérieure. Le petit Marcel fut un lecteur attentif et passionné, d’une curiosité insatiable, d’une réceptivité peu commune et il a d’ailleurs décrit dans son texte sur la lecture les moments inoubliables que la lecture lui aura permis de vivre.  Ainsi - "Il n'y a peut-être pas de jours de notre enfance que nous ayons si
pleinement vécus que ceux que nous avons cru laisser sans les vivre, ceux que nous avons passés avec un livre préféré"

Et d’ailleurs, dès les premières pages de La Recherche, elle est présente.

 

« Est-ce que tu aurais moins de plaisir si je sortais déjà les livres que ta grand-mère doit te donner pour ta fête ? Pense bien : tu ne seras pas déçu de ne rien avoir après-demain ? J’étais au contraire enchanté et maman alla chercher un paquet de livres dont je ne pus deviner, à travers le papier qui les enveloppait, que la taille courte et large, mais qui, sous ce premier aspect, pourtant sommaire et voilé, éclipsaient déjà la boîte à couleurs du Jour de l’An et les vers à soie de l’an dernier. C’était la Mare au diable, François le Champi, la Petite Fadette et les Maîtres Sonneurs. Ma grand-mère, ai-je su depuis, avait d’abord choisi les poésies de Musset, un volume de Rousseau et Indiana ; car si elle jugeait les lectures futiles aussi malsaines que les bonbons et les pâtisseries, elle ne pensait pas que les grands souffles du génie eussent sur l’esprit même d’un enfant une influence plus dangereuse et moins vivifiante que sur son corps le grand air et le vent du large. Mais mon père l’ayant presque traitée de folle, en apprenant les livres qu’elle voulait me donner, elle était retournée elle-même à Jouy-le-Vicomte chez le libraire pour que je ne risquasse pas de ne pas avoir mon cadeau et elle s’était rabattue sur les quatre romans champêtres de George Sand. Ma fille, disait-elle à maman, je ne pourrais me décider à donner à cet enfant quelque chose de mal écrit. En réalité, elle ne se résignait jamais à rien acheter dont on ne pût tirer un profit intellectuel, et surtout celui que nous procurent les belles choses en nous apprenant à chercher notre plaisir ailleurs que dans les satisfactions du bien-être et de la vanité. » Du côté de chez Swann

 

Proust a été un enfant qu’il fallait sans cesse consoler. Sa mère s’y employait avec ferveur et entre eux se tissera un lien privilégié que la lecture ne fera que renforcer et que l’écrivain raconte dans « Un amour de Swann », choisissant curieusement  « François le Champi » de George Sand, qui n’est probablement pas le meilleur ouvrage de Sand, mais qui a l’avantage de nous dévoiler le sentiment excessif, quasi incestueux, que Marcel éprouvait pour sa mère, puisque le récit de Sand raconte l’amour d’un petit garçon pour la femme d’un meunier qui l’a adopté et qu’il épousera plus tard, étant donné qu’il n’y a pas entre eux de lien de parenté. Il y a là l’ambiguïté qu’aime à susciter Proust et que l’on retrouvera plus tard dans La Recherche lors de la scène à la piscine Deligny, où sa mère en maillot de bain lui apparaît alors comme une déesse désirable, sans doute hantise du désir oedipien et culpabilité permanente qu’il entretenait avec un certain masochisme. Dans « Le Temps Retrouvé », il apercevra un exemplaire de « François le Champi » dans la bibliothèque du duc de Guermantes et la vue de l’ouvrage sera comme la madeleine ou le pavé inégal de la cour des Guermantes, un rappel émouvant et un instant vécu à l’état pur, grâce au phénomène de la mémoire involontaire.

 

« Maman s’assit à côté de mon lit ; elle avait pris François le Champi à qui la couverture rougeâtre et son titre incompréhensible donnaient pour moi une personnalité distincte et un attrait mystérieux. Je n’avais jamais lu encore de vrais romans. J’avais entendu dire que George Sand était le type du romancier. Cela me disposait déjà à imaginer dans François le Champi quelque chose d’indéfinissable et de délicieux. Les procédés de narration destinés à exciter la curiosité ou l’attendrissement, certaines façons de dire qui éveillent l’inquiétude et la mélancolie, et qu’un lecteur un peu instruit reconnaît pour communs à beaucoup de romans, me paraissaient simplement – à moi qui considérais un livre nouveau non comme une chose ayant beaucoup de semblables, mais comme une personne unique, n’ayant de raison d’exister qu’en soi – une émanation troublante de l’essence particulière à François le Champi. Sous ces événements si journaliers, ces choses si communes, ces mots si courants, je sentais comme une intonation, une accentuation étrange.  L’action s’engagea ; elle me parut d’autant plus obscure que dans ce temps-là, quand je lisais, je rêvassais souvent pendant des pages entières à tout autre chose. Et aux lacunes que cette distraction laissait dans le récit, s’ajoutait, quand c’était maman qui me lisait à haute voix, qu’elle passait toutes les scènes d’amour. Aussi tous les changements bizarres qui se produisent dans l’attitude respective de la meunière et de l’enfant et qui ne trouvent leur explication que dans les progrès d’un amour naissant me paraissaient empreints d’un profond mystère dont je me figurais volontiers que la source devait être dans ce nom inconnu et si doux de Champi qui mettait sur l’enfant qui le portait sans que je susse pourquoi, sa couleur vive, empourprée et charmante. Si ma mère était une lectrice infidèle, c’était aussi, pour les ouvrages où elle trouvait l’accent d’un sentiment vrai, une lectrice admirable par le respect et la simplicité de l’interprétation, par la beauté et la douceur du son. Même dans la vie, quand c’étaient des êtres et non des œuvres d’art qui excitaient ainsi son attendrissement ou son admiration, c’était touchant de voir avec quelle déférence elle écartait de sa voix, de son geste, de ses propos, tel éclat de gaîté qui eut pu faire mal à cette mère qui avait autrefois perdu un enfant, tel rappel de fête, d’anniversaire, qui aurait pu faire penser ce vieillard à son grand âge, tel propos de ménage qui aurait paru fastidieux à ce jeune savant. » Du côté de chez Swann

 

 Il n’en reste pas moins étrange que George Sand soit le seul auteur que Proust cite dans « La Recherche »  à propos de ses lectures enfantines, alors qu’il en avait de nombreuses dans la réalité. Ainsi il se passionnera pour « Le capitaine Fracasse » de Théophile Gautier, une histoire de cape et d’épée comme les aiment en général les garçons  et il le dira dans « Jean Santeuil » :

«  Un auteur que l’on aime devient une sorte d’oracle que nous aimons à consulter » - ainsi la littérature a-t-elle eu dans sa vie et dans son œuvre un attrait considérable, illustré, entre autre, par le personnage de Bergotte, mais il sut, néanmoins, à propos de la lecture en limiter l’importance : «  Et c’est là, en effet, un des grands et merveilleux caractères des beaux livres (et qui nous feront comprendre le rôle à la fois essentiel et limité que la lecture peut jouer dans notre vie spirituelle) que pour l’auteur ils pourraient s’appeler « Conclusions » et pour le lecteur « Incitations ». Nous sentons très bien que notre sagesse commence où celle de l’auteur finit, et nous voudrions qu’il nous donnât des réponses quand tout ce qu’il peut faire est de nous donner des désirs. » Et plus loin, il souligne encore : « Tant que la lecture est pour nous l’initiatrice dont les clefs magiques nous ouvrent au fond de nous-mêmes la porte des demeures où nous n’aurions pas su pénétrer, son rôle dans notre vie est salutaire. Il devient dangereux quand, au lieu de nous éveiller à la vie personnelle de l’esprit, la lecture tend à se substituer à elle, quand la vérité ne nous apparaît plus comme un idéal que nous ne pouvons réaliser que par le progrès intime de notre pensée et par l’effort de notre cœur, mais comme une chose matérielle déposée entre les feuillets des livres comme un miel préparé par les autres et que nous n’avons qu’à prendre la peine d’atteindre sur les rayons des bibliothèque et de déguster ensuite passivement dans un parfait repos de corps et d’esprit. »

 

Adolescent, Alexandre Dumas sera également l’un de ses auteurs de prédilection, enfin la lecture des « Mille et une nuits », qu’il lût dans une traduction de Galland, l’impressionnera à un point tel qu’il lui réservera une place importante dans « La Recherche », tout en veillant à bien signifier sa différence.

« Moi, c’est autre chose que j’avais à écrire, de plus long et pour plus d’une personne. Long à écrire. Le jour, tout au plus, pourrais-je essayer de dormir. Si je travaillais, ce ne serait que la nuit. Mais il me faudrait beaucoup de nuits, peut-être cent, peut-être mille. Je vivrais dans l’anxiété de ne savoir si le Maître de ma destinée, moins indulgent que le sultan Shériar, le matin quand j’interromprais mon récit, voudrait surseoir à mon arrêt de mort et me permettrait de reprendre la suite le prochain soir. Non que je prétendisse refaire, en quoi que ce fût les Mille et une nuits (…), pas plus qu’aucun des livres que j’ai aimés, dans ma naïveté d’enfant, superstitieusement attaché à eux comme à mes amours, ne pouvant imaginer une œuvre qui serait différente d’eux. (…) Ce serait un livre aussi long que les Mille et une nuits peut-être, mais tout autre. Sans doute, quand on est amoureux d’une œuvre, on voudrait faire quelque chose de tout pareil, mais il faut sacrifier son amour du moment, ne pas penser à son goût mais à une vérité qui ne nous demande pas nos préférences et vous défend d’y songer. »

Le temps retrouvé

 

Proust fut toujours un oiseau de nuit. On sait l’importance qu’il accorde à la nuit, royaume de la transposition et du rêve où l’on envisage le monde autrement, en consacrant davantage de place à l’imagination. Très tôt aussi, il se plaira à parodier les auteurs qu’il aimait. Il avait un don pour l’imitation vocale mais également pour le pastiche littéraire. D’ailleurs, il s’en méfiera par la suite et, passé le temps des pastiches qu’il publie dans le Figaro, il trouvera sa voix car, disait-il, « chaque écrivain est obligé de faire sa langue, comme chaque violoniste est obligé de faire son son ». Il s’est d’ailleurs toujours attaché à analyser le style et la technique des écrivains mais, prudent, il fera en sorte de n’en extraire que ce qui pouvait le servir – chaque écrivain ayant ses sources – et Dieu sait que Proust eut les siennes avant de devenir source à son tour pour ses successeurs nombreux à venir s’y désaltérer - et n’en usera qu’avec intelligence et en donnant une vie comme revisitée, réinventée, aux techniques diverses de ses prédécesseurs. Il connaissait trop le danger d’annihiler ses propres facultés créatives au contact de ses auteurs favoris, faute menaçante et grave qu’il dénoncera à plusieurs reprises : - «  la capacité de lecture profitable, si l’on peut ainsi dire, est beaucoup plus grande chez les penseurs que chez les écrivains d’imagination. Shopenhauer, par exemple, nous offre l’image d’un esprit dont la vitalité porte légèrement la plus énorme lecture, chaque connaissance nouvelle étant immédiatement réduite à la part de réalité, à la portion vivante qu’elle contient ». Et encore : «  Un esprit original sait subordonner la lecture à son activité personnelle ».

 

Etudiant en propédeutique, il se passionnera pour les traductions d’Homère par Leconte de Lisle qui fondent le mythe du premier écrivain. Il interprètera d’ailleurs la cécité d’Homère comme une cécité métaphysique, le regard se fermant au monde extérieur pour mieux s’ouvrir à l’essentiel : monde intérieur, délivrant un message selon lequel le véritable artiste doit fermer ses yeux au monde pour entrer en résonance avec lui-même. Dans « Essais et Articles », on lit d’ailleurs ceci à propos d’Homère représenté dans une toile de Rembrandt, toile qui sert ainsi à illustrer la métaphore du regard visionnaire : Voilà  - ce regard qui a compris et doux, du Christ devant la femme adultère,  ce regard du poète qui se redit les vers avec tout leur sens, de l’Homère, ce  regard qui voit toutes les misères, du Christ des pèlerins d’Emmaüs et qui, Christ près des femmes adultères, Homère, Christ des Pèlerins d’Emmaüs, ont le corps étriqué, le geste détendu, dont tout le corps est attentif à leur pensée, et dont les yeux non pas droits et fiers, mais fixes, remplis d’une pensée que c’est notre pensée qui recueille et reconnaît dans leurs orbites respectueuses de ce qu’ils contiennent, et tendus à ne pas la laisser échapper, et le dos voûté volontiers et l’air humble, comme si toute grande pensée, d’Homère ou du Christ, était plus grande qu’eux-mêmes, comme si penser grandement, profondément, c’était justement penser avec un tel respect qu’on ne laisse rien échapper de la pensée.

 

Un peu plus âgé, encouragé en cela par sa grand-mère, il se plonge dans l’œuvre  de Balzac qui ne lui plaît que modérément car son obsession pour la fortune l’agaçait, de même que certaines négligences de style, mais il admirait la puissance de son imagination et le trait de génie du retour de certains des personnages comme Vautrin et Eugène de Rastignac dans plusieurs de ses livres, ainsi que d’avoir parlé de l’homosexualité sans proférer de jugements moraux à cet égard. D’ailleurs les rapprochements entre Charlus et Vautrin sont très significatifs et prouvent l’influence que l’auteur de la « Comédie humaine » eut sur celui de « La Recherche du temps perdu ». Néanmoins, à son sujet, il avoue lors d’une visite à Bernard Fay : « Croyez-vous que ces interminables descriptions, placées au début de la plupart de ses romans, soient distrayantes ou faciles à lire ? Pourtant le lecteur averti discerne que là réside le nœud de l’intrigue, la solution de tous les problèmes qui seront posés au cours du récit ». Cela, avant de s’enthousiasmer pour Baudelaire, Leconte de Lisle, dont il appréciait la précision de langage et la richesse des références classiques, puis pour Tolstoï, Dickens et George Eliot. Enfin ce seront Racine et Saint-Simon qui l’encouragèrent à ne point se plier aux règles habituelles de la grammaire afin d’obtenir plus de force dans l’expression. Mais si Proust considère qu’un écrivain n’a pas à se soumettre aveuglément aux règles de grammaire, il entend respecter scrupuleusement le sens exact des mots, les mots communs devant être utilisés avec la plus grande précision. Toutefois, si le style le préoccupait, la mémoire, et plus particulièrement le phénomène de la mémoire involontaire et son rôle dans la création artistique, l’obsédait littéralement. Trois écrivains, qu’il appréciait, Chateaubriand, Nerval et Baudelaire y attachaient eux aussi une semblable importance. Ces prédécesseurs lui donnèrent ainsi le sentiment qu’il était sur la bonne voie et qu’il devait s’y engager et en analyser les ressources immenses. Le passage de la madeleine n’est pas sans rappeler le chant de la grive dans les bois de Combourg dont usa le vicomte. Proust ne manqua pas de reconnaître, à sa façon, sa dette envers son aîné : « N’est-ce pas à une sensation du genre de la madeleine qu’est suspendue la plus belle partie des Mémoires d’Outre-Tombe ? » - écrira-t-il avec une certaine mauvaise foi, car c’est le contraire qu’il aurait dû dire : «  N’est-ce pas à une sensation du genre du chant de la grive qu’est suspendue la plus belle partie de « A la Recherche du Temps perdu » ?


Chez Baudelaire, qu’il ne cessait de lire et relire, Proust s’étonnait de la juxtaposition de cruauté apparente et de tendresse invisible et l’originalité frappante, et même parfois choquante, de ses images. Et il s’indignait de l’aveuglement des critiques qui n’avaient pas décelé l’immense sensibilité du poète dans ses évocations précises et impitoyables de la pauvreté, de la vieillesse, de la maladie et de la mort. «  Peut-être cette subordination de la sensibilité à la vérité est-elle au fond une marque du génie, de la force de l’art supérieure à la pitié individuelle. » - écrira-t-il dans « Contre Sainte-Beuve ».

 

Parlant des « Fleurs du mal », Proust écrit : « Ce livre sublime mais grimaçant, où la pitié ricane, où la débauche fait le signe de la croix, où le soin d’enseigner la plus profonde théologie est confié à Satan », l’interpelle à coup sûr. Tout au long de sa vie et de ses écrits, Proust cite Baudelaire et le considère comme le plus grand poète du XIXe siècle. Selon lui, le poète jouit du verbe  « le plus puissant qui ait éclaté des lèvres humaines », un verbe cent fois plus fort, selon lui, que celui de Victor Hugo et une poésie qui a le mérite de n’avoir d’autre but qu’elle-même. Il souligne que « ressentir toutes les douleurs mais être assez maître de soi pour ne pas se déplaire à les regarder » - éclaire la conception esthétique et morale du poète qui, par ailleurs, est presqu’aussi hanté par le mal que Dostoïevski. Comme Proust, Baudelaire avait la nostalgie du paradis perdu de l’enfance et souffrait de son manque de détermination ; comme lui il aimait passionnément sa mère et s’adonnait aux narcotiques. Ces écrivains étaient sa véritable parentèle. Il s’inscrivait déjà dans leur lignée prestigieuse.

 

Depuis sa plus tendre enfance, Marcel Proust a été sensible à la poésie et lui-même écrivit quelques poèmes qui ne sont pas mémorables, du moins la poésie aura-t-elle inspiré sa prose et, le lire à voix haute, est l’assurance qu’il fût à sa façon, et en prosateur, un grand poète et que ses filiations sont nombreuses. Oui, la poésie a agi à la manière d’une irradiation. Que ce soit Baudelaire, Vigny, Nerval, Sully Prudhomme, ces poètes lus avec passion et attention auront laissé leur empreinte dans la sensibilité proustienne et tissé des réseaux thématiques importants, ne serait-ce que dans les fondations et soubassements de son grand-œuvre : La Recherche

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans DOSSIER MARCEL PROUST
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