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9 mai 2016 1 09 /05 /mai /2016 07:34
Confidences et solitudes de plus en plus courtes de Thierry Radière

J’aurais pu vous parler du poète Thierry Radière mais j’ai préféré vous présenter ce recueil de nouvelles où toute sa sensibilité s’exprime avec beaucoup d’intensité et de subtilité. Je reviendrai prochainement avec cet auteur pour vous présenter une autre face de son talent :

 

 

 

                       Confidences et solitudes de plus en plus courtes

                                         Thierry Radière (1963 - ….)

 

 

 

Il y a quelques jours, dans « Juste envie de souligner », j’ai découvert Thierry Radière poète ; aujourd’hui, j’ai fait connaissance avec le nouvelliste à travers les huit nouvelles qui composent le recueil « Confidences et solitudes de plus en courtes ». Ces textes sont effectivement présentés par ordre décroissant, le plus long en premier et le plus court pour finir. Ces nouvelles, même si elles racontent des histoires qui se passent dans des milieux différents et si le narrateur change pour chacune d’elles, sont reliées par certains fils rouges. Elles décrivent toutes un certain mal être, de l’inquiétude, de l’incompréhension qui peuvent évoluer jusqu’à l’angoisse devant la vie qui se déroule inéluctablement pour aboutir fatalement à la mort. Cette trajectoire identique pour tous et incontournable perturbe l’auteur qui comprend mal la raison d’exister. La vie lui semble un espace  déconcertant, peuplé d’ennuis, de désagréments, de choses futiles ou incohérentes, vie qui s’étend de l’enfance à la mort.

 

Dans ces textes d’une écriture sobre et dépouillée, Thierry Radière décrit avec sensibilité, ses états d’âmes, ses doutes, ses appréhensions, ses angoisses, les petites et grandes choses qui altèrent l’écoulement du temps qui lui est accordé. Son espace matériel et temporel semble s’étaler entre l’enfant qu’il a été, ou qu’il est, et la mort qu’il attend pour lui ou pour un autre. L’enfant apparait dans son univers comme un élément stabilisateur, rassurant, mais parfois, au contraire, perturbateur. La mort, celle du narrateur ou celle des personnages, est envisagée avec une certaine inquiétude qui peut même  en accélérer l’échéance.

 

Pour relier l’enfant et la mort, soit l’espace d’une vie, il y a les mots qui permettent de mieux signifier les choses, les idées, les sensations… mais peuvent eux aussi trahir, s’évader, laisser le narrateur sans voix et l’auteur stérile devant sa feuille.

 

J’ai retrouvé dans ces textes la sensibilité de l’auteur mais également une certaine forme de fragilité qu’il cherche à conforter dans le creuset rassurant de sa famille, surtout auprès de ses enfants et dans le doux nid de ses textes, ses meilleurs compagnons.

 

Denis BILLAMBOZ

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES COUPS de COEUR de DENIS
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commentaires

Loic 11/05/2016 11:36

Je prends note. Une critique convaincante. Surtout pour les nouvelles.

billamboz denis 12/05/2016 19:54

Thierry fait partie des auteurs que je suis un peu et que je présenterai sous un autre jour prochainement, dans un autre genre.
Merci Loïc !

Laure Hadrien 09/05/2016 10:58

Très belle critique qui donne envie de lire ces nouvelles.

billamboz denis 10/05/2016 23:16

Thierry est un très fin lettré, un vrai poète, qui mérite notre attention. Merci Laure !

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