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29 août 2017 2 29 /08 /août /2017 08:16
Comment ma femme s'est mariée de Park Hyun-Wook

Le mariage, cette grande question de notre société, préoccupe aussi fortement les Coréens et notamment Park Hyun-Wook qui a imaginé ce ménage à trois avec un enfant pour complexifier la chose. Un vrai match de foot entre les deux grands ténors espagnols du ballon rond.

 

 

Comment ma femme s’est mariée

Park Hyun-Wook (1967 - ….)

 

 

Elle supportait le Barça, il supportait le Réal, il travaillait comme commercial dans une entreprise à Séoul, elle venait de terminer un chantier informatique dans cette même compagnie. Elle n’était pas vraiment jolie, elle était désirable, il n’avait pas encore tenté sa chance, c’était le dernier jour, la dernière nuit, celle on l’on boit jusqu’au petit matin pour fêter la fin de la mission. Il lui avait proposé un dernier verre, ils parlèrent football, elle lui proposa un café chez elle, ils firent l’amour et, progressivement, s’installèrent ensemble. Follement amoureux, il voulait absolument l’épouser, elle ne voulait pas, elle lui avoua : « En fait, je n’ai aucune intention de te garder  rien que pour moi. Je ne suis pas capable de n’aimer qu’une seule et unique personne pour le restant de mes jours. Et je pense que c’est pareil pour tout le monde…. Je veux vivre sans entraves, à l’écoute des désirs de mon cœur et de mon corps ». Il accepta ses conditions. Souvent elle disparaissait le soir pour ne rentrer qu’au petit matin, sortait pour boire et plus, si affinité. Néanmoins,  il ne pouvait pas se passer d’elle, même quand elle accepta une mission dans une petite ville à une centaine de kilomètres de la capitale. Ce qui devait arriver arriva, elle tomba amoureuse d’un autre garçon mais elle ne voulait pas abandonner son mari, elle souhaitait garder les deux hommes. A force de manipulations, de jérémiades, de chantage, elle finit par faire accepter la situation à son mari : la semaine chez son amant, le week-end chez son mari.

 

La situation aurait pu perdurer longtemps mais elle se retrouva vite enceinte de l’un de ses deux hommes. Bien qu'elle ne sache pas lequel et ne désira pas le savoir, elle voulait fonder une famille unie sous un même toit avec ses deux hommes et son enfant. La solution comblait l’amant qu’elle avait fini par épouser malgré la réticence désespérée de son mari qui, lui, n’acceptait pas pareille situation. Et pourtant, elle luttait, manipulait, argumentait, le faisait culpabiliser, invoquait des exemples dans des civilisations anciennes et jusque dans le règne animal ….

 

Park Hyun-wook se penche à son tour sur le problème du mariage qui semble avoir beaucoup préoccupé les écrivains extrême-orientaux. Récemment, Hiromi Kawakami dans « Soudain, j’ai entendu le bruit de l’eau » a évoqué l’amour entre un frère et une sœur, tandis que Ito Ogawa a traité la famille homosexuelle et le regard des enfants sur ce couple féminin dans « Le jardin arc-en-ciel ». L’objectif de Park ne tend pas à démontrer qu’on peut vivre en un trio harmonieux et que le « polyamour » est possible mais davantage d’exposer comment une femme libre cherche avec ténacité et volonté à mettre sous le même toit deux hommes qu’elle a tous les deux épousés et qui lui ont donné un enfant qu’ils pourraient aimer et élever tous les trois. Une façon de prouver qu’une femme libre peut obtenir beaucoup de choses.

 

Rien n’est simple en amour, les sentiments ne se guident pas, alors pourquoi les contraindre ? Les trois héros essaient de répondre à cette question bien complexe, chacun avec ses arguments et pour seule passion commune le football, principalement le Barça et le Réal et la rivalité qui les oppose. L’auteur l’avoue, le parallèle entre son histoire et le football est assez fortuite, lui-même n’est pas passionné par ce sport mais y a découvert matière à dresser des comparaisons pour illustrer les frictions et les rivalités qui agitent ce trio. Le foot est aussi un bon vecteur pour mettre en exergue la place que peut prendre la femme dans la société coréenne en imposant certaines conditions comme  la séparation de l’amour et des relations sexuelles ou la séparation de la fidélité familiale de la satisfaction des plaisirs de la chair.

 

Et quand la situation dérape et que tout semble partir à vau l’eau, comme disait le grand footballeur argentin Batistuta : « Même si tout s’écroule, il restera toujours le football » et même si tous les politiciens, hommes d’affaires plus ou moins véreux, mafieux en tout genre, essaient de l’accaparer et de le corrompre : « Ils ne peuvent pas monopoliser le bonheur contenu dans le ballon, ni le vendre, ni le voler ».
 

Denis BILLAMBOZ

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES COUPS de COEUR de DENIS
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Edmée De Xhavée 29/08/2017 10:33

De plus en plus le "pour toujours" est ouvertement déclaré ... effrayant. A chacun son truc pour en sortir aimant. Et aimé :)

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