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3 août 2019 6 03 /08 /août /2019 09:24
Critiques d'écrivains, poètes et journalistes sur quelques-uns de mes ouvrages

 

 

" Je dirai l'écho proprement musical qu'a laissé en moi la lecture de ces grands versets où me semble se déployer la genèse de l'homme tout autant que celle du poème. Je vois en MALABATA l'incarnation du Poète au sens grec, celui qui re-crée le monde en le célébrant ".


                                                           PierreSEGHERS
 


« J'ai cru relire le Cantique des Cantiques que j'ai tant admiré, aimé. Avec des accents neufs, plus intimes encore. »
 

                                                           JeanGUITTON


" L'auteur n'hésite pas à créer et animer un mythe, comme le fit autrefois Patrice de la Tour du Pin, pour mettre en scène une ascension spirituelle. Elle réussit à gagner ce difficile pari en évitant les écueils de l'emphase et de la sentimentalité. Armelle Hauteloire utilise une langue très musicale d'inspiration classique, sur un ton lyrique et chaleureux". 


                                                              GeorgesSEDIR

" L'auteur perpétue un lyrisme, un souffle, une anima qui tendent assurément à se perdre dans notre temps d'hyper-intellectualité. Mais j'ajouterai ceci : la qualité pour moi de ce texte n'est pas seulement dans son déroulement harmonieux, mais dans cette sorte de paradoxe que l'élévation de la pensée et du sentiment se garde de déboucher sur un langage trop philosophique et s'accompagne au contraire d'une expression limpide, simple, transparente. Le poète réussit l'équilibre entre la pulsion et l'ordre, la passion et la raison, l'écologie du coeur et l'économie du langage". 


                                                               Guy CHAMBELLAND

 

"Voici construit comme un office religieux avec Prologue, Graduel, Antienne, Stances, Final, le livre sacramentel de l'amour humain, transcendé, magnifié par le chant lyrique du don mutuel, prolongé bien au-delà du temps où il s'accomplit. Car il ne s'agit pas ici d'un recueil présentant des poèmes réunis pour constituer un ensemble, mais d'un ouvrage bâti dans sa totalité sur une ligne de pensée bien établie, sur des données terrestres et métaphysiques qui en constituent, de la première à la dernière page, la trame, l'armature, l'ossature... Ouvrant la porte à une vision plus vaste de l'amour, qui englobe à la fois le vouloir humain et le dessein divin, en une fresque lyrique où " les mots de la tribu " ont pris cette fois encore, leur sens le plus pur et le plus exaltant. "

 

                                                            Jehan DESPERT  ( Les nouvelles de Versailles )


" Il y a dans cette sorte de saga de l'âme quelque chose du souffle qui anime le Lamartine de " La chute d'un ange " mais aussi de la méditation du Vigny de " La maison du berger ", le tout baignant dans un lyrisme proche de St John Perse. Parfois, l'auteur a des accents de ferveur dignes du " Cantique des Cantiques " et il faut la louer à une époque où l'érotisme le plus vulgaire envahit tout, d'avoir su évoquer la rencontre de Malabata et de la Femme avec une admirable pudeur. C'est elle qui donne la vision d'un amour nouveau, en invitant l'homme et la femme à dépasser ensemble " leurs visions éphémères ". Et cela donne naissance à cette magnifique recréation de la salutation angélique que je tiens pour ma part pour un des points culminants du livre. Oui, ce poème révèle une grande élévation de pensée, une spiritualité profondément inspirée, servies par une sensibilité qui se traduit, à la fois, par la musique des vers et par le foisonnement des images, nouvelles et belles. "

 

                                                             Raoul BECOUSSE ( poète, écrivain et critique )



"Nous sommes très loin ici d'un divertissement léger ou précieux. LE CHANT DE MALABATA est parole inspirée, haute incandescence, rumeur de ciel entrouvert. Par quelle intuition profonde, éblouissante, Armelle Hauteloire a-t-elle pu exhumer ce chant d'amour somptueux qui ressemble à une épopée de l'âme humaine ? La grâce est au rendez-vous de sa poésie. Sa langue rejoint celle du Cantique des Cantiques et du Château de l'âme de Thérèse d'Avila. Lisez ce grand texte à haute voix. Tendez l'oreille. Sa musique vient de très loin." 

 

                                                           Jean-Yves BOULIC  ( journaliste à Ouest-France et écrivain )

 

 

"En main vos ouvrages. Restez personnelle si cela fait partie de votre inspiration. Surtout si cela doit donner d'aussi beaux fruits que LE CHANT DE MALABATA et CANTATE POUR UN MONDE DEFUNT. Ils sont parfaitement contenus par la mesure et l'élévation du ton, avec ces accents contemplatifs, ce mouvement inflexible - qui empruntent par moment à l'épique - les purifient du rauque accent personnel. Au demeurant, la poésie peut être élégiaque ou rester au bord de l'élégie, avec plus ou moins de saisons et d'oiseaux migrateurs. C'est un genre à part entière de grande mémoire. Nos joies et nos peines méritent d'être exhaussées. Par le rythme réglé sur le sentiment qui nous apprend à être triste. L'esprit dominant toujours comme un bon navire sur la vague. Par l'espérance aussi qui nous prépare à être des enfants de la Promesse. La poésie peut être prise de nostalgie pour reconstituer le mythe primitif, en deçà de la diaspora des formes culturelles. Affaire d'équilibre. Les dangers (dont vous êtes heureusement indemne)  : sans doute la confusion, la capture". 


                                                                            Francis JACQUES

                                                        (Professeur émérite à la Sorbonne - Philosophe )


 

" La nuit, les peurs enfantines, le vent, l'éclair, le foyer clos, la luxuriance des sèves, les parfums entêtants inspirent Armelle Hauteloire. Elle est le poète des sensations, des mouvements, des chuchotements à  " quelque oreille si réellement cosmique et attentive". De Terre Promise (1959) à Incandescence (1983) et Le Chant de Malabata (1986) un sens éveillé de l'accueil des choses dans un lyrisme envoûtant".  

 
                                                                           Robert SABATIER

                                          (  Histoire de la Poésie française - XXe siècle - Tome III )

 

 

 

" Lire la poésie d'Armelle Barguillet Hauteloire, c'est d'abord se surprendre à remuer les lèvres jusqu'à déclamer à haute voix des séquences de mots et de phrases. Impossible de se contenter de susurrer des textes d'une telle richesse de sonorité et d'images. Dans " Le Chant de Malabata", la grâce est au rendez-vous, la langue retrouve l'inspiration musicale du Cantique des Cantiques :

"Ma fiancée, mon amante, / plus douce à mes lèvres que pulpe de mangue, / plus belle à mes yeux que feuille d'acanthe, / à ma langue plus suave que grain de coriandre... "

Au-delà de" la parole incandescente" de cette musique océane, qui fait de chaque stance une aquarelle de la pensée-émotion, l'auteure nous livre sa vérité sur l'état de ce monde :

Il y avait eu une fête / et les hommes n'avaient laissé / que des débris de regards et de voix... / ... Ne comptez pas sur moi / pour rire de l'infâme drôlerie des choses /  avec déploiements de gorge / gloussements et borborygmes. / N'y comptez pas, l'heure est trop grave".

Imprégné d'une profonde spiritualité, le poète a senti et compris là où le philosophe ânonne et le théologien tâtonne :

Voilà que le fleuve Espérance s'est tari. / Nos âmes sont sèches et l'eau de l'esprit vient à manquer".

Mais Armelle Hauteloire n'est jamais plus émouvante que lorsqu'elle célèbre l'amour :

Deviner ton pas quand tu viens, / quand tu pars, le supporter qui s'éloigne, / à chaque instant te découvrir, / te rejoindre en chaque pensée, / dans l'aube qui se défroisse, / ô songeuse espérance, / ne point laisser place à l'angoisse."

Comme elle l'écrit elle-même à propos du poète en général, qui ne cherche pas à " décrire le réel, mais à le faire apparaître autrement", ainsi sa parole "creuse et oscille à la lisière mouvante du visible et de l'invisible". Cela s'appelle la grâce poétique.

 

     Jean-Yves BOULIC    ( Ecrivain, journaliste ) Ouest-France du lundi 13 mars 2006

                                             


" Le démon ( dans le sens socratique du terme ) de l'écriture a tôt saisi Armelle Barguillet Hauteloire. Son premier recueil de poèmes " Terre Promise" date de ses vingt ans. Dans la suite, des spicilèges poétiques remarqués par la critique et couronnés de plusieurs prix : IncandescenceLe Chant de MalabataJe t'écris d'Atlantique et Cantate pour un monde défunt. Sans compter, aux éditions Clovis des ouvrages pour la jeunesse et un essai sur Proust, un second ouvrage « Proust et le miroir des eaux » - joli titre ! - est annoncé aux éditions de Paris).

Le présent recueil, sous-titré Un itinéraire en poésie, rassemble les textes les plus significatifs écrits entre 1956 et 2004. Il permet de mesurer l'élévation de la pensée et la profondeur de la quête, quête de soi, de l'autre (des autres), de Dieu enfin qui lui donne son sens. Tout du long, un souffle, une vibration. Un rythme parfois haletant que permet l'usage du vers libre et qui rappelle parfois le verset claudélien. Une ferveur qui faisait écrire à Jean Guitton : " J'ai cru relire le Cantique des Cantiques que j'ai tant admiré, aimé. Avec des accents neufs, plus intimes encore."

Si la poésie contemporaine hésite entre pédantisme abscons et mièvrerie, si elle est, pour cela même, réduite à la portion congrue dans les catalogues d'éditeurs et boudée par le public, Armelle Barguillet Hauteloire a l'immense mérite de lui redonner une âme. Elle renoue avec la création au sens le plus noble, consciente que l'expérience poétique et l'expérience mystique entretiennent entre elles des liens de parenté. Car, dit-elle, "on crée moins pour faire une oeuvre que pour être dans la Création". Voilà pourquoi Profil de la nuit vaut d'être savouré et médité. "

 

        P.L. MOUDENC  -   Rivarol du vendredi 28 avril 2006

 

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Critiques d'écrivains, poètes et journalistes sur quelques-uns de mes ouvrages
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commentaires

Loic 25/01/2020 21:09

Bravo et comme ces compliments sont bien ecrits et pertinents.

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