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31 août 2020 1 31 /08 /août /2020 07:45
En avant la chronique de Philippe Chauché

Philippe Chauché est l’un des principaux rédacteurs et l’un des responsables de la revue littéraire numérique « La Cause littéraire ». Jean-Michel Martinez lui a confié une nouvelle collection dédiée à la chronique littéraire au sein de la maison d'édition Louise Bottu. Il en a écrit le premier opus.

 

 

En avant la chronique 

Philippe Chauché (1954 - .…)

 

 

Toujours partant pour une aventure littéraire ou une innovation éditoriale, Jean-Michel Martinez Esnaola lance une nouvelle collection chez Louise Bottu éditions, Alcahuete, destinée à l’édition d’ouvrages consacrés à la chronique littéraire. Pour inaugurer cette collection, il a sollicité un maître de la spécialité Philippe Chauché, l’un des piliers de la Cause littéraire et l’un des tout meilleurs sites littéraires de la Toile. Dans cet ouvrage inaugural, Philippe Chauché, après une introduction de l’éditeur consacrée à l’art de la critique, propose une trentaine de chroniques, critiques, commentaires ou recensions, difficile de choisir un terme : le titre évoque la chronique, la préface évoque la critique, la quatrième de couverture parle de recension mais « peu importe le flacon pourvu qu’on ait l’ivresse », littéraire bien sûr.

 

L’auteur a judicieusement choisi les ouvrages qu’il présente, évitant de tomber dans le piège de la surmédiatisation. Aussi a-t-il savamment multiplié les éditeurs concernés, mêlant les grandes maisons reconnues avec des maisons beaucoup moins célèbres  mais tout aussi talentueuses. De la même manière, il a choisi des auteurs reconnus, connus, peu connus ou connus surtout dans le milieu littéraire. Son choix semble avoir été guidé par le seul talent des auteurs qu’il a souhaité présenter. Les chroniques proposées ne sont pas systématiquement formatées, même si l’auteur introduit presque toujours son commentaire par un extrait du texte qu’il présente. Son propos consiste surtout à mettre en évidence ce qu’il a retenu de l’ouvrage, ce qui a guidé son choix, mais il ne s’arrête jamais à cette première impression. Il analyse, décortique le texte tout en le resituant dans son contexte littéraire, historique ou éventuellement philosophique. Il s’attarde aussi bien sur le fond que sur la forme, évaluant le style, l’écriture, dégageant d’éventuels liens intertextuels avec d’autres œuvres plus connues. Chaque chronique est comme un piège tendu au lecteur qui risque, au moment de fermer ce recueil, de se laisser prendre en se précipitant chez son libraire attitré pour acquérir une pile de livres choisis parmi ceux présentés par l’auteur tant celui-ci est convaincant.

 

Pour compléter l'ouvrage, lui donner encore plus de fond, l’éditeur a convoqué quatre contributeurs : Josyane Savigneau, écrivain, qui évoque le parcours de Philippe Chauché et surtout la justesse de son jugement et de son approche de la critique : «On analyse le livre, on veut donner envie de le lire, on a un désir de partage, on ne craint pas d’admirer »  ; Léon-Marc Lévy, directeur de la Cause littéraire, qui évoque Philippe Chauché, pilier de cette dernière, et dont j’ai retenu cette citation : « La pluralité des points de vue est la seule aune possible du regard littéraire » ; Frédéric Aribit, écrivain, qui analyse l’art de la critique pour conclure par ces quelques mots éloquents : « Critiquer ? … Oser livrer sa lecture à la lecture des autres ? » ; Carles Diaz, maître de conférences, éditeur, poète, qui explique l’importance de la critique pour toute œuvre artistique à condition qu’elle soit exercée avec sagacité, intelligence, curiosité…

 

Et comme j’ai eu l’audace de commenter les commentaires d’un maître de l’art de la critique, je voudrais juste ajouter quelques mots trouvés au cours de mes nombreuses lectures qui ont souvent guidé mon propos. Je me souviens de Marcos Malavia qui écrivait dans « Tragaluz » : « C’est alors que j’ai compris qu’à chaque lecteur que je serais susceptible de croiser surgirait une histoire différente… Il y aurait autant de variantes que de lecteurs » (C’est le manuscrit qui parle ainsi et j’ai accepté ce point de vue). Ce propos de Paul Valéry dans « La Renaissance de la liberté » a aussi inspiré ma réflexion : « Entre l’auteur tel qu’il est et l’auteur que l’œuvre a fait imaginer au lecteur, il y a généralement une différence qui ne manque pas de causer les plus grands étonnements… ». Et d’autres avis encore dont j’ai un peu perdu la trace, il me reste cependant cette injonction de Frédéric Jaccaud dans « Vagabondage » : « Il faut lire Vollmann pour toutes les raisons qui incitent à ne pas le lire ». Quelques mots qui peuvent interpeller les commentateurs …
 

Denis BILLAMBOZ


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Philippe  Chauché

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