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28 mars 2012 3 28 /03 /mars /2012 07:43

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Voici trois témoignages publiés par un journal, il y a de cela deux ou trois ans, et qui sont toujours d’actualité en 2013, car tous  trois empreints de sagesse, ce dont nous manquons trop souvent en notre doulce France. Car, si nous y réfléchissons bien, tout ne va pas si mal dans notre pays. Pas de guerre, pas de famine, pas d'épidémie, un régime de santé qui fonctionne plutôt bien, la souffrance physique de plus en plus soulagée, une vie sexuelle libre pour tous, une presse tout aussi libre où le popuvoir en place est toujours le plus malmené par les médias, une classe politique qui fait ce qu'elle peut et n'exerce pas de dictature, une attention portée aux plus fragiles, des écoles, des garderies qui fonctionnent, un climat tempéré qui nous met à l'abri les 3/4 du temps des grosses canicules et des grands froids, une terre riche et qui ne demande qu'à l'être davantage, des fleuves qui n'attendent qu'à être utilisés pour le transport fluvial, des mers de tous côtés qui nous ouvrent sur le monde, des routes et autoroutes superbes, un réseau ferrovière qui ne cesse de se moderniser, un tourisme qui nous place en tête des pays les plus visités, une richesse culturelle qui a toutes les raisons de susciter notre fierté, de même que notre savoir-faire dans la technologie de pointe ; à tout prendre ce pays ne va pas si mal, mieux que bien d'autres, sinon que nous ne sommes probablement pas assez conscients de la chance que nous avons. Alors réfléchissons-y et gardons le moral. Le printemps est à nos portes. Sortons pour en surprendre les premiers frémissements : les oiseaux  chantent, j'ai entendu l'autre soir les modulations encore timides de la grive musicienne, les jonquilles et les narcisses déploient leurs corolles, les jours allongent et les nuits s'écourtent ; oui, que le monde est beau !



« Dans la pensée chinoise, le mot crise s’écrit à l’aide de deux hexagrammes, l’un signifiant “chaos”, l’autre “chance”. Car la crise, douloureuse, est aussi l’occasion d’une transformation sur le plan individuel, d’aller au fond de soi, au contact de son désir, de l’élan vital qui nous porte. La difficulté est qu’en période troublée on a plutôt tendance à se sentir prisonnier des événements extérieurs. Tournons-nous vers la force intérieure qui nous habite, ce “quelque chose qui est en nous, qui brûle du feu de la vie, qui exulte et qui cherche à s’échapper”, selon la très belle formule de la psychanalyste Lou Andreas-Salomé. Cette ressource intérieure peut être l’amitié, le rapport à la nature, le recours à la musique ou à une phrase, une pensée, un sentiment qui guide notre vie et lui donne du sens. La morosité peut ainsi être féconde, si l’on accepte qu’elle puisse nous remettre en question. »

Marie de Hennezel


Rien n’est définitivement programmé. Éduquer, c’est espérer en l’élève, c’est aimer son avenir. De même, en sortant du champ de l’enseignement, restons ouverts à l’inattendu, attentifs à la personne. En ces temps de crise, on parle beaucoup de chômeurs. Or, ces personnes ne se définissent pas uniquement par leur manque d’emploi. Comme le disait Emmanuel Mounier, quels que soient nos comportements, nos lacunes, nos défauts, nous sommes autre chose que leur somme. Et même s’il est délicat de s’exprimer ainsi quand on est à l’abri du besoin, la crise actuelle, qui se traduit pour beaucoup par une baisse du train de vie, est peut-être l’occasion de s’éloigner des valeurs matérialistes pour aller à la rencontre de l’autre, de la personne".

Paul Malartre


 "Même s’il est difficile de lutter contre la morosité lorsqu’on a peur de perdre son emploi ou que l’on n’arrive pas à boucler ses fins de mois, cela reste possible : en redécouvrant les mérites du système D, du changement d’habitude, du consommer autrement qui permettent bien souvent d’aboutir à du mieux. En retrouvant aussi le chemin de l’entraide collective et les possibilités qu’elle offre en termes d’échanges de connaissances, de partage et de convivialité. En développant le tiers secteur social et solidaire, en créant sa propre entreprise, en se rendant mutuellement des services, en recourant au microcrédit par exemple. Enfin en imaginant son avenir à la fois individuel et collectif. S’investir dans le futur, travailler pour ses enfants est le meilleur moyen de garder espoir. Acceptons de changer de lunettes pour regarder le monde. Je reste confiante dans notre capacité collective à rebondir".

Corinne Lepage

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES QUESTIONS QUE L'ON SE POSE
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commentaires

lizagrèce 13/04/2012 22:25

C'est vrai le monde est beau, mais pas pour tout le monde . Je parle des exclus de plus en plus nombreux quand même dans nos sociétés occidentales où les inégalités ne cessent de croître.
Ceci étant je pense qu'une crise est l'indicateur d'un monde finissant. Après, il y aura un renouveau, un éternel printemps. En tous cas j'y crois. Et comme aurait dit ma grand-mère : "il n'y a que
la foi qui sauve"

palilia 28/03/2012 19:55

J'ai désherbé mon devant de maison et préparé les jardinières pour les capucines : le plaisir de voir tout propre après cela. Il fait presque un temps estival mais ça m'a changée du bureau en
rentrant. Bon, c'est vrai que je me contente de très petites choses : ayant connu bien moins (financièrement) quand j'étais petite, j'arrive encore à m'émerveiller de choses du quotidien. Quand je
dis bien moins c'était vraiment peu : alors je ne me plains pas. La seule chose à laquelle on ne peut rien, hélas, c'est la santé : alors je souhaite à tous ceux qui en ont besoin d'aller très très
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Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.

LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

 Soëren Kierkegaard

 

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