Partager l'article ! Faisons un rêve...: J'ai fait un rêve un matin en voya ...
J'ai fait un rêve un matin en voyant se lever le soleil sur la mer, un soleil beau comme le visage du bonheur ou de l'amour, le rêve d'une France enfin revenue de ses
trop longs hivers, délivrée de ses tabous et de ses peurs, France chantée par ses poètes, pleurée par ses exilés, convoitée, célébrée, saluée aujourd'hui par les femmes et hommes politiques comme
un pays où il fait bon vivre. Fini "l'hexagone", cette appellation froide et impersonnelle dans laquelle aucun Français ne se reconnaît et qui sollicite si peu l'imaginaire et
l'allégresse, mais Vive la France, petit pays par sa superficie mais grande Nation par ses valeurs, ses combats, ses actions. Certes au cours de sa longue histoire, elle a tour à
tour inspiré les plus grandes espérances et causé les plus amères désillusions. Sans doute, parce que malgré ses mérites, elle souffre d'une faiblesse : sa propension à se
diviser, à s'auto - critiquer, à ne point trop s'aimer.
Alors ce matin, faisons un rêve, le rêve d'une France réconciliée avec elle-même, ayant, sous un ciel sans partage, remisé ses discordes, chassé ses démons, repris goût à son passé ;
faisons le rêve d'une France animée par un projet, gagnée par un idéal, soulevée par une ferveur, emportée par une espérance.
La France si belle et diverse, c'est tout à la fois ses villages, ses paysages, sa cuisine, ses vins, le labeur de ses hommes, le savoir-faire de ses petites gens, le génie de ses
artistes, de ses architectes, de ses maîtres d'oeuvre, l'audace de ses chefs et de ses héros. Si elle s'estompe parfois dans le coeur des princes qui la gouvernent, dans les moeurs, les cultes,
les idées et les amours, il n'est pas question pour nous de l'embaumer et de la conduire au cimetière des beautés disparues. Mais de la faire renaître de sa froidure et de ses ombres comme le
printemps de l'hiver, l'aube de la nuit, la flamme de la cendre incandescente.
Nous ne pouvons ignorer qu'une salutaire pérennité est accordée aux nations dont les fils souhaitent la survie... Et nombre d'entre nous, laboureurs et bâtisseurs, cadres et
ouvriers, célèbres et inconnus, le voulons et le pouvons. Alors faisons ce rêve d'une société réconciliée, d'une conscience d'appartenance partagée et vécue comme une valeur suprême. Pour avoir
traversé tant de crépuscules, la France sait ce que signifie le renouveau, ce qu'est le lieu choisi pour faire halte et se reconnaître, car que serait une société universelle qui n'aurait point
de pays particulier ? Oui, ce matin, faisons un rêve...
Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
Pour consulter la liste des articles de la rubrique CULTURE, cliquer sur le lien ci-dessous :
Liste des articles de la rubrique CULTURE
Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.
LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur
hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les
concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.
Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.
La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.
Soëren Kierkegaard
Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche.
Montaigne
Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pours recevoir.
Goethe
ET SI VOUS PREFEREZ LES IMAGES, RENDEZ-VOUS SUR MON AUTRE BLOG :
et comme j'ai envie d'être à la mer lorsque je lis cela :)