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2 mars 2012 5 02 /03 /mars /2012 10:01
La cité du bonheur existe-t-elle ?

 

La cité du bonheur existe-t-elle, c'est peu probable, sinon cela se saurait, bien que l'homme ait toujours rêvé de l'édifier selon ses désirs, de la construire à la mesure de ses aspirations, de la parer de tous les parangons, de façon à y vivre dans une sorte de béatitude matérielle et morale. L'idée d'un paradis le hante depuis le commencement des temps. Mais à ses souhaits, il semble bien que des phénomènes naturels, tels tempêtes, incendies, tremblements de terre, déluges, tsunamis n'ont cessé de s'opposer. Sans compter les guerres auxquelles il s'est livré et qui sont, de sa part, une façon irraisonnée de tourner la tête au bonheur. Alors que les antiques avaient cru l'apercevoir sur l'Olympe, que les Chrétiens ne l'envisageaient que dans l'autre-monde, l'homme moderne, plus pragmatique, a décidé de construire cette citadelle idéale de ses propres mains. Et il a en parti réussi. Comparé à l'existence de nos aïeux, avouons que nous bénéficions d'avantages non négligeables : une médecine qui nous soulage de bien des maux, même s'il en existe encore un grand nombre à guérir ; des énergies qui nous éclairent, nous chauffent, nous transportent ;  des ondes colonisées qui nous mettent en relation avec le reste de la planète ; des machines qui lavent, repassent, calculent à notre place ; l'ingéniosité de l'homme est sans égale.

 

Pour nos arrière grands-parents, cela aurait relevé ni plus, ni moins, de la magie et, certes oui, l'homme a du magicien autant que du prophète. Il est apte à exploiter les ressources de la nature, à défaut des éléments, car les éléments ont cela de singulier : ils ne se laissent pas domestiquer. Il arrive donc que le ciel nous tombe sur la tête et, ce, malgré nos prévisions et nos paratonnerres ; que les pluies, les vents, les ouragans sèment la terreur et la désolation presque autant qu'une offensive, dans un monde qui dit aspirer au bonheur sans trop savoir lequel. En vérité, il y a toutes sortes de bonheur, tant il est vrai que le bonheur a peu à voir avec le plaisir. Le plaisir est instantané, fugitif, paroxysmique ; le bonheur a cela d'étrange que pour le goûter il faut s'y installer dans la durée, le savourer, le méditer, après avoir su le conquérir ou l'inspirer. Il est souvent plus intérieur qu'extérieur, plus personnel que collectif, et disparaît si subitement qu'alors le malheur lui devient proche comme un frère.

 

Les semaines, les mois, les années qui défilent caricaturent davantage le bonheur que le malheur. Ce sont guerres, conflits, séditions, fléaux divers qui ne cessent de faire les unes de nos journaux, rarement un grand événement qui nous prouverait enfin que l'homme a su tirer parti du temps et se coucher avec raison dans le lit de la sagesse. Mais tel est son destin et sa malédiction de rester au fil des siècles, et malgré sa quête permanente de bonheur, un oiseau sur la branche. 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES QUESTIONS QUE L'ON SE POSE
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Thérèse 04/03/2012 12:29

Il n'était pas impossible aux hommes de se créer un monde meilleur.Mais non, il faut croire qu'ils préfèrent transformer le monde en enfer. Car il y a des lieux qui le sont totalement. En Syrie par
exemple. Hier en Lybie. Ou encore en Iran.En France, on se plaint toujours mais ce n'est pas le pire.

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Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

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