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25 mai 2012 5 25 /05 /mai /2012 08:34
La fraternité est-elle une utopie ?

 

Fraternité, un mot qui orne les frontons de nos édifices publics, l'un des plus beaux de notre vocabulaire, mais, à dire vrai, que recouvre-t-il, qu'en est-il de la fraternité de nos jours ? Est-elle véritablement pratiquée de par le monde et l'a-t-elle jamais été, parvient-elle à fédérer les peuples, à polir les moeurs, à unir les hommes, où n'est-elle, hélas ! qu'une belle utopie ? Poser la question, c'est déjà tenter d'y répondre, aussi je compte sur mon groupe fidèle de visiteurs pour reprendre la balle au bond et élargir le propos que je vais essayer d'initier de mon mieux.

 

 

Au commencement l'idée de fraternité était conjointe à l'idée de filiation. Nous étions frères parce que nous étions fils, les fils de Dieu. Pour la raison que nous étions les enfants d'une grande famille, une famille qui se déployait sur la terre, unie par un semblable destin, nous nous devions naturellement aide et secours. Le Père, qui avait donné la vie, était le ciment de cette fraternité universelle. Les hommes bénéficiaient tous du même don à l'origine : leur nature humaine et sa dimension spirituelle. De là, la force particulière que prenait dans la pensée chrétienne les notions de dignité humaine et d'égalité entre les hommes. Non qu'on ne puisse nier les inégalités circonstancielles, mais ce qui unissait alors les sociétés était la recherche d'un bien commun, ce qui signifiait qu'une cité, qu'un pays se composait d'organisations unifiées par une finalité identique, à la fois celle de chacun et celle de tous. " La cité est une communauté de semblables, et qui a pour fin la vie la meilleure possible " - écrivait déjà Aristote dans Politique ( VIII, 7 ).

 

 

Le Nouveau Testament n'allait faire qu'amplifier le sentiment de respect et de sollicitude qu'il nous était recommandé de vouer à autrui, cet être qui ne devait pas être considéré comme autre mais comme proche, un prochain que l'on avait le devoir d'aimer comme soi-même. La notion de fraternité n'était donc pas limitée à la fratrie familiale mais à la fratrie humaine dans son ensemble, c'est-à-dire à tous les autres, eu égard à leur ressemblance avec nous-mêmes. Nous n'étions plus seulement des semblables mais des proches. Ainsi la communauté humaine était-elle envisagée comme une communauté d'amour qui s'adressait, non plus à des individus, mais à des personnes.

 

 

Puis, les temps ont changé et, du communautaire, nous sommes passés, après la Révolution française, au collectif. Dieu était mort ou moribond, et les fils, n'ayant plus de Père, n'avaient plus de frères, mais des contemporains, des égaux, des semblables. La société des hommes était relayée par la société des citoyens. Cependant, contre toute attente, le mot de fraternité fut conservé, bien que celui de solidarité eût mieux convenu et semblait mieux adapté à cette idée neuve de communautarisme, ce qui laissait sous-entendre que la vie de la personne devait progressivement s'effacer derrière le collectif. Au lieu d'être tournées les unes vers les autres, les sociétés portaient leur regard vers l'oeuvre commune, au point que la communauté d'amour devenait une communauté d'intérêt qui s'adressait à des individus et était, par la force des choses, plus sélective. Nous verrons d'ailleurs apparaître et fructifier les associations, les cercles, les groupes, les corporations, les confréries.

 

 

Néanmoins, l'idée de fraternité ne disparaitra jamais pour trois raisons : d'abord parce qu'elle est en soi une aspiration profonde de chacun vers cet autre qui peut être, tout autant, le semblable que le différent, l'inconnu que le familier, le proche que le lointain ; ensuite, parce qu'elle est le lien qui relie ce que la vie tente de séparer et, enfin, parce que ce qui fonde la fraternité n'est, ni plus, ni moins, ce que l'on partage : la famille, la patrie, les souvenirs, le passé. Nous savons tous qu'un peuple disparaît lorsqu'il n'a plus de mémoire, qu'un être meurt quand il n'a plus de souvenir. Davantage que sur un avenir possible, la fraternité s'établit, se construit, s'érige sur un passé commun. C'est la traversée du temps qui noue les liens et les renforce. Cette fraternité-là existera quoiqu'il arrive dans le temps et hors du temps. Elle sera, tour à tour, une fraternité de douleur ou une fraternité d'espérance, ni tout à fait utopique, ni tout à fait réelle.
 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES QUESTIONS QUE L'ON SE POSE
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commentaires

Tania 06/02/2015 10:41

Magnifique manifestation française de fraternité ce 11 janvier 2015 !
On s'est parfois moqué de la "sororité" mise en avant par les féministes dans les années septante, mais ce terme me revient à l'esprit en vous lisant parce qu'il me paraît souvent mieux incarné dans la vie que la fameuse "fraternité" dont vous retracez l'évolution, de l'amour du prochain à la solidarité, bel idéal universel.
Fraternise-t-on en raison d'un passé commun ? Pas forcément, sauf à dire que le temps partagé, les activités communes peuvent conduire à fraterniser. Peut-être ai-je tendance à trop rapprocher la fraternité de l'amitié. "C'est la traversée du temps qui noue les liens et les renforce" : tout à fait d'accord. Bonne journée, Armelle.

niki 04/12/2013 19:18

un article intéressant et interpelant - personnellement, je pense que toutes les religions ont oublié la notion de fraternité et tolérance

Thérèse 25/05/2012 13:02

Plein de sagesse et de vérité dans un monde qui n'a plus grand chose de fraternel.

Philippe LASSIRE 31/08/2011 09:37


LA FRATERNITÉ EST-ELLE UNE UTOPIE?Lorsque nous parlons de valeurs morales et spirituelles, notamment de «fraternité », il semble approprié de dire que ce terme devrait universellement réunir les
hommes dans l'application et la compréhension des qualités afférentes à ce terme. Cependant, jusqu'où va cette fraternité de l'humanité ? Biologiquement nous les hommes sommes de la famille des
hominidés, c'est-à-dire des primates bipèdes, auquel l'homme se rattache. Pourtant, il est tout à fait évident que cette fraternité physique n'embrasse pas toute la nature de l'homme pour une
universalité de personnalité, de mentalité et d'état émotionnel. Quant à la fraternité de disposition spirituelle chez l'homme, cette conception relève de l'interprétation que donnent les religions
de leurs traditions et dogmes. La plupart de celles qui exposent la doctrine de l'âme humaine, n'attribuent pas à cette âme l'égalité chez tous les hommes, c'est-à-dire l'égalité en contenu
spirituel ou en état d'évolution.
Dans la vie de tous les jours, ce sont les différentes fins que l'homme attribue à sa vie, c'est-à-dire ce qu'il en attend, ou ce qu'il pense qu'elle devrait être qui explique le grand manque de
fraternité qui existe entre les objectifs des hommes. Il y a deux facteurs principaux qui contribuent à la séparation des hommes ; ce sont la religion et la politique. L'égoïsme, la conscience
objective et la pensée matérialiste sont pour l'homme les principaux obstacles à la réalisation d'une vraie fraternité. Plus qu'un ensemble d'activités psychologiques, l'amour fraternel est
l'expression d'un contact intérieur avec tous les êtres, c'est l'expression d'une richesse intérieure du coeur, un état profond vers les autres.
Il faut comprendre que nous dépendons les uns des autres, que nous le sachions ou non, que nous le voulions ou non. Pour mieux comprendre, ce fait, établissons l'analogie entre l'humanité et le
corps humain, puisque comme l'a cité Hermès Trismégiste « Ce qui est en bas est comme ce qui est haut ». Le corps est formé de cellules individuelles ayant un rôle bien particulier à remplir, tout
en restant dépendant de l'ensemble. Les cellules semblables se groupent pour former des tissus, des organes et leur travail s'harmonise pour manifester une nouvelle unité : le corps. Elles sont
toutes solidaires les unes des autres et quand l'une d'elles ou un groupe de cellule est affecté, tout l'organisme s'en ressent. Il en va de même pour l'humanité dont l'équilibre dépend aussi bien
du fonctionnement harmonieux de l'ensemble que de la vitalité de chaque élément. Ce qui différencie les êtres, au fil des siècles, c'est leur degré d'évolution physique, intellectuelle, spirituelle
et sociétale, avec toutes les variantes qui en résultent en termes de race, de sexe, de nationalité, etc. Je reste convaincu que toute l'humanité forme une seule et même famille d'âmes.
Malheureusement, nous ne sommes pas suffisamment nombreux à le subodorer, l'analyser et le vivre, ce qui explique, non seulement les conflits et les guerres qui ravagent le monde, mais également le
fait que la plupart des hommes ont tendance à rejeter ceux qui ne font pas partie de leur « famille de sang », de leur groupe, de leur communauté, de leur pays, voire de leur club de golf ou
autres, etc.
Cependant, depuis l'aube des temps, l'homme a senti le besoin de vivre en communauté avec ses semblables pour se protéger des éléments naturels et mieux se défendre contre les animaux sauvages. On
peut donc considérer la famille comme la première cellule de la société, car c'est déjà un noyau au sein duquel les enfants apprennent à vivre ensemble et à se connaître. Devenus adultes, ils
auront à prendre soin, à aider ceux qui ont dirigé leurs premiers pas dans cette vie. Le processus d'évolution a ensuite poussé les familles à se réunir pour former des clans, des tribus ou déjà
les germes de la civilisation sont perceptibles. Nous pouvons considérer ceci comme l'une des bases naturelles de la fraternité, car très tôt, l'homme s'est rendu compte qu'il lui fallait
s'associer pour survivre. Les tâches furent peu à peu assignées à des groupes ou des individus différents, compte tenu de leurs aptitudes et de leur inclination.
Mais, depuis la genèse de la civilisation à nos jours, la compétition, les désaccords et parfois des luttes fratricides existent et des clans s'affrontent pour la suprématie, toutefois et
heureusement il arrive de temps à autres que les hommes dépassent leurs conflits personnels pour défendre les intérêts de l'humanité. Que la majorité des hommes actuels n'appréhende que peu la
véritable solidarité humaine, cela ne fait pas de doute. Cette carence découle de l'égoïsme forcené, du matérialisme desséchant et des intérêts personnels. Chacun ne pense qu'à soi, piétine les
droits les plus élémentaires des autres et cherche à exploiter plus qu'à aider, à prendre pour lui seul plus qu'à donner. Ainsi s'est dressé un monde tumultueux, en proie à des convulsions, à des
bouleversements incessants, perpétuant le déséquilibre que connaît l'espèce humaine depuis ses origines. Ici c'est la guerre avec son cortège infernal de crimes et de dévastation. Plus loin, c'est
la haine (ethnique, sociale, religieuse), l'intolérance, le matérialisme, la recherche du pouvoir et de l'argent. Et ceci, quoique des Sages, tout au long des ères humaines, aient tenté de faire
comprendre les avantages que les hommes pouvaient retirer de la compréhension, de l'entente et de l'entre-aide. Cette paix et cet amour qu'ils ont toujours enseignés par l'exemple de leur propre
vie n'ont cependant pas été bien assimilés par une grande partie de l'humanité. Dans l'Antique Égypte, le Maître Essénien Moria, dans l'une de ses lettres, écrivait « Le monde a voilé la lumière de
la vraie connaissance et l'égoïsme ne permettra pas sa résurrection, car il est exclu et ne veut pas reconnaître la complète solidarité de tous ceux qui sont nés sous la même loi naturelle immuable
».
La fraternité, avec l'amour qu'elle contient, est un travail de longue haleine et très difficile. Chacun d'entre nous doit s'efforcer d'établir en lui les vertus nécessaires et de répandre l'Amour
autour de lui afin de changer progressivement le destin de l'humanité. La fraternité reste encore aujourd'hui du domaine d'une certaine utopie, mais demain, qui sait, sera-t-elle réalité accomplie
?


Yves B. 21/08/2011 14:29


Etymologiquement, fraternité vient du latin" frater" qui signifie frère. Depuis des siècles, la fraternité est définie comme le lien de parenté entre les enfants issus d'une même famille, donc un
lien affectif entre frères et soeurs. Dans son sens premier, il ne s'agit nullement d'une utopie puisque la filiation implique une notion logique de transmission, donc de partage. Elle nous
démontre une continuité dans l'histoire et dans le temps, elle devient ainsi une mémoire historique qui fonde et explique la véracité de son existence. Or, en effet, perdre sa mémoire expose à
perdre sa propre existence. La raison d' être de la fraternité ne se justifie que dans le partage. En voulant supprimer la mémoire des peuples par la rupture avec le passé, l'on fait entrer la
fraternité dans une autre logique : il ne s'agit plus de partage entre les personnes mais d'élaborer un concept dans lequel les utopies l'ont dénaturée. Comme beaucoup d'idées issues de la
révolution française, nombre d'entre elles, contrairement aux apparences, ont créé la confusion des genres, en insufflant un doute dans les esprits, en remplaçant les idées simples par des
idéologies, en excitant des passions propres à exacerber l'opinion populaire, elle l'ont détournée de son sens premier. La fraternité devient ainsi, dès cette époque, une victime des nouvelle
élucubrations des Lumières. Ne fallait-il pas, selon ces derniers philosophes, penseurs autorisés aux prétentions réformatrices, imposer des modèles nouveaux afin de rompre définitivement avec les
traditions séculaires ? De ce fait, les idéologues du XVIIIe siècle finissant en donneront une définition tout autre, en y ajoutant le sentiment de solidarité ( tant prisé de nos jours ). La
solidarité détrône l'aspect filial qui est relégué au second plan. Ce qui importe désormais, c'est la dimension universaliste de l'homme, le fameux progrès n'est que le refus de regarder le passé
en face. Du lien affectif entre les enfants d'une même famille , l'on bascule dans un sentimentalisme de solidarité, d'amitié qui ne s'instaure plus au sein d'une communauté familiale mais se
targue d'être une union d'hommes étendue aux membres d'une association civile anonyme, d'une confrérie aux multiples tentacules, voire à une nation. Cette déformation du sens génère un prisme
déformant : fraterniser collectivement devient presque une obsession - embrassons-nous mes frères ! L'on ne peut nier que ce sont dans les prémisses de la révolution française, qu'en 1773 sont
adoptés les statuts de l'ordre royal de la franc-maçonnerie, officialisant la reconnaissance du Grand Orient de France. Ce n'est pas un pur hasard si les francs-maçons se font appeler "frères".
Défenseurs acharnés des idées républicaines et laïques, de la philosophie positiviste, abolitionnistes convaincus de la royauté et de la monarchie, combattants pugnaces de la chétienté, c'est dans
ces laboratoires des idées nouvelles défendues âprement dans les Loges que naîtra la formule qui ornera les frontons républicains de nos municipalités et de nos communes : Liberté- Egalité-
Fraternité.
Il n'est pas anodin de rappeler qu'en 1789 émanera de ces obédiences la chartre des droits de l'homme et du citoyen. C'est dans ce siècle de l'éloquence et des bons sentiments, au sortir de la
Terreur, que jaillissent et déferlent les formules enthousiasmantes : " l'arbre, la fête de la fraternité, les grands principes, la fraternité des armes, la fraternité de la mort, la fraternité
humaine, universelle, un idéal, un rêve de fraternité " etc. Un artifice de formules magiques aptes à subjuguer un peuple qui ne demande qu'à être émerveillé par les promesses du bonheur terrestre
qu'on lui fait miroiter. Plus besoin de foi, la république est là.
Si au sens figuré, nous acceptons encore aujourd'hui que l'intelligence puisse conduire à l'entente, à l'harmonie entre plusieurs personnes, nous ne nous écartons guère du sens premier qui reliait
les frères et soeurs d'une même famille : c'est la famille de pensée. Mais, de nos jours, l'utilisation galvaudée et abondante du mot fraternité en affadit le sens, en affaiblit la force, un peu
comme si nous mettions de l'eau dans un grand cru. Cette dispersion provoque les amalgames et détourne l'attention du véritable sens, voilà bien un défaut de notre époque qui nous conduit à oublier
trop souvent ce que les mots veulent dire et à nous complaire dans le flou. Que penserez notre cher François Villon : la balade des pendus n'est-elle pas devenu la balade des cocus - "frères
humains n'ayez les coeurs contre nous endurcis" - vous ne serez pourtant jamais mes frères, mais je consens à ce que nous soyons fraternellement attentifs pour rester ni plus ni moins que des
hommes de bonne volonté, sensibles au respect que nous devons à notre prochain, afin de tenter de rendre moins insupportable notre communauté humaine bien imparfaite. L'espérance ne guide-t-elle
pas notre chemin ? Y.B


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