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19 septembre 2011 1 19 /09 /septembre /2011 09:57

1276453687_197813_iz65o43vf74ct2lzkq4rhpccmyrf7u_05_h132803.jpg         Juin 2009

 

              Photos Y. BARGUILLET

 

Je reviens d'un pays étonnant, ne serait-ce que parce qu'il collectionne les qualités et les avantages là où d'autres laissent proliférer les désagréments et les tracas.  Pensez donc, en vous promenant au hasard des rues de ses villes et villages, vous ne rencontrerez ni policier ( s'il y en a ils sont d'une discrétion exemplaire ) ni pickpocket, votre regard ne sera agressé ni par des graffitis, ni par des panneaux publicitaires ; à aucun moment vous ne risquerez de glisser sur une crotte de chien ou un papier gras et si vous louez une voiture vous n'aurez pas à vous embarrasser de monnaie, les parkings sont gratuits. Cela est suffisamment rare pour que je le souligne dès le début de mon article avant même de vous parler des charmes et attraits de cette île méditerranéenne qui, par sa situation géographique a, depuis les temps les plus reculés, suscité la convoitise des hommes. A cela s'ajoute l'amabilité des habitants, les fêtes fréquentes, la couleur de l'eau d'un bleu profond, le climat ensoleillé, l'abondance des jardins qui regorgent de fleurs et surtout - car ce que l'on vient chercher ici ce ne sont pas les paysages -  la magnificence d'un patrimoine architectural exceptionnel, oeuvre des chevaliers de Saint Jean qui firent d'une île de 14, 5 km de largeur et de 27 km de longueur un véritable joyau. Enfin, cerise sur le gâteau, voilà un lieu qui, depuis le néolithique, n'a cessé de sublimer la femme au point que l'exercice des cultes était plus volontiers confié à des prêtresses qu'à des prêtres, pour la simple raison que leur dieu était une déesse : celle de la fécondité. Enfin, si Malte connut les invasions et les pillages, l'adversité ne l'a jamais privée de son originalité, elle n'a jamais adjuré sa foi profonde qui remonte à son évangélisation par l'apôtre saint Paul, qui y fit naufrage en l'an 60, et, ce, malgré la longue occupation arabe dont les stigmates demeurent par contre importants dans la syntaxe de la langue maltaise. Une île exemplaire, à coup sûr, et qui mérite que l'on y fit escale,  mieux encore que l'on s'y attarde, tant elle a de petites merveilles à révéler - pas moins de 300 églises et autant de palais, sans compter l'une des rades les plus belles du monde et un parfum de jadis ou d'autrefois qui ne peut manquer de séduire le touriste le plus exigeant.


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    La Valette - Guérite hexagonale de Senglea

 

La Valette, Mosta, Mdina, autant de trésors semés sur ce caillou aride ou, sans la main de l'homme, l'héritage serait pauvre. Son intérêt fut de tout temps stratégique parce, comme le disait Homère, elle est le nombril de la Méditerranée. Destination culturelle, Malte offre en prime ses lagons azurés où baignades et plongée sous-marine sont le quotidien des vacanciers, ses côtes découpées, ses chemins creux et ses herbes odorantes. Les forêts néolithiques ont disparu depuis belle lurette, victimes de la sécheresse et de l'érosion. Seuls les jardins de San Anton et de Buskett, où nous nous promenons un matin, suffisamment tôt pour qu'il n'y ait pas trop de visiteurs, conservent des chênes centenaires et s'ombragent de caroubiers, de jacarandas et d'eucalyptus. La capitale se prête à merveille à la découverte pédestre, car les distances sont toujours raisonnables : d'une extrémité de la cité à l'autre, il y a moins de 1 km. Cela permet de mieux apprécier les monuments de la ville, l'auberge de Castille, par exemple, le plus bel édifice érigé par l'Ordre avec son élégante envolée de marches et sa riche façade baroque. Elle accueillait jadis les Espagnols et les Portugais sous son haut porche flanqué de canons. Au hasard de la promenade, on surprend la population dans ses activités coutumières, le maçon qui taille le calcaire, les vieilles femmes qui discutent entre elles et on goûte, de manière olfactive du moins, aux différentes saveurs de la cuisine maltaise : celles de la soupe aux légumes, du lapin en cocotte ou des gâteaux frits aux dattes qui s'échappent des fenêtres. Signalons également que Malte figure parmi les points de chute les plus hospitaliers de la planète, Ordre des chevaliers oblige, car ils sont toujours là.

 

C'est en 1530 que l'empereur Charles-Quint leur fit don de l'archipel. L'Ordre fut bien accueilli par la population qui espérait être ainsi mieux protégée des fréquentes attaques ottomanes. Ce n'est donc pas sans raison que ces derniers firent en sorte que l'île se transforme en une forteresse inexpugnable, y ajoutant de surcroît un véritable patrimoine artistique. Ayant résisté aux Ottomans, l'Ordre va cependant céder sous les coups de butoir du jeune et fringant Bonaparte qui se chargera de le piller allégrement et de le disperser. C'est à Rome que les chevaliers iront se réfugier et regrouperont leurs forces. Mais les Maltais n'apprécièrent guère ces conquérants et leur domination et appelleront à leur secours les rois de Sicile et d'Angleterre. On sait ce qui s'en suivit : en 1814, l'archipel passera aux mains de l'empire britannique. Quant aux chevaliers, ils n'ont pas perdu pour autant leur véritable raison d'être : l'exercice de la charité. Aujourd'hui l'Ordre fournit une assistance médicale pendant les conflits internationaux, apporte aide et assistance lors des catastrophes naturelles et lutte en permanence, dans une centaine de pays, contre la faim, la maladie et le dénuement. Etat souverain, il est toujours présent à Malte et, chaque 8 septembre, les chevaliers entendent la messe à la co-cathédrale Saint-Jean lors d'une cérémonie grandiose.


Mais pour bénéficier d'horizons plus luxuriants, il faut se rendre à Gozo qui se tient à quelques encablures. L'île verte de la nymphe Calypso, qui sut retenir  Ulysse prisonnier de ses charmes durant 7 années, est considérée comme le grenier de l'archipel maltais avec ses cultures en terrasses et ses nombreuses fermes agricoles. Nous nous y rendons en bateau pour la journée, séduits, dès l'abord, par ses souples coteaux, ses eaux cristallines, ses villages nichés sur les hauteurs, ses églises baroques et l'ensemble mégalithique de Ggantija admirablement conservé malgré ses 5500 d'âge. Les Maltais l'ont baptisé " la tour des géants ", alors que l'on sait aujourd'hui que les bâtisseurs étaient de petite taille. En cette aube de l'humanité, fallait-il qu'ils soient courageux pour dresser des roches pesant jusqu'à 18 tonnes afin de composer un temple qui, par sa structure, était chargé d'évoquer la déesse de la fécondité. Autre curiosité de Gozo, ses baies et criques que l'on visite en barques, barques colorées et typiquement maltaises, seules en mesure de se faufiler dans ce labyrinthe de grottes jusqu'à la fenêtre bleue formée d'une arche géante et de pierres coralliennes continûment drossées par le ressac.

 

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       La fenêtre bleue à GOZO                                                       


De retour à Malte, ville où les oranges mûrissent en décembre et où les horloges indiquent une mauvaise heure pour tromper le diable, nous entrons dans un musée à ciel ouvert que les chevaliers de Saint-Jean, succédant aux Siciliens, aux Phéniciens, aux Romains, aux Arabes et aux Normands, conçurent méthodiquement, si bien que quatre siècles plus tard nous restons sans voix devant le prodige représenté par tant de richesses artistiques et architecturales accumulées sur ce caillou petit et stérile. Exercice familier pour des chevaliers qui ne reconnaissent qu'un maître : celui de l'Ordre. Des jardins de Baracca, baignés de soleil, nous découvrons une vue sur l'ensemble des 3 cités, le fort Saint Ange, les chantiers navals, jouissant d'un panorama et d'un raccourci historique à couper le souffle. Quant à la co-cathédrale Saint Jean, c'est à l'évidence un pur chef-d'oeuvre de l'art baroque. Il faut avouer que sa nef flamboyante pavée de 400 pierres tombales ( celles des chevaliers ) en marbre polychrome à de quoi vous saisir, car malgré ce ruissellement d'or, l'harmonie et l'élégance l'emportent largement sur l'insolente richesse de la décoration. Au musée adjacent, d'autres merveilles nous attendent : deux toiles du Caravage qui séjourna dans l'île de 1607 à 1610 " La décollation de Saint Jean Baptiste " où le drame de la lumière et de l'ombre s'orchestre de façon tragique et un Saint-Jérôme dont l'expression touche le coeur par son intensité.

 

La capitale a été composée de façon telle que toutes les rues s'ouvrent sur la mer pour signifier, si besoin est, qu'ici l'essentiel c'est elle. Ville animée avec ses nombreuses boutiques, ses marchés, ses maisons pittoresques, ses artères piétonnes où il faut bon flâner ou s'attarder à la terrasse d'un café pour boire la délicieuse boisson locale : le kinnie. La population a ce quelque chose de joyeux, de serein qui reflète l'atmosphère de l'île qui, bien que rattachée depuis peu à l'union européenne, semble totalement étrangère aux convulsions qui secouent en permanence les autres Nations.

 

La visite en bateau des 3 cités compte également parmi les temps forts de notre séjour. Face à la menace ottomane, le grand maître Nicolas Cotoner avait fortifié les hauteurs des 3 villes et dépensé, pour ce faire, une fortune. Impressionnante et toute de pierre blonde ( celle locale de Malte ressemble beaucoup à la pierre du Périgord ), la ligne de défense assurait à La Valette une vaste zone de sécurité et d'approvisionnement. Elle fut consolidée et améliorée par les Britanniques qui avaient fait de Malte une base maritime stratégique après que Nelson ait délogé Bonaparte et conquis ce rocher si convoité. Les Anglais occupèrent l'archipel maltais de 1814 à 1979 et surent le quitter avec panache, salués par les milliers de mouchoirs blancs que les autochtones agitaient du haut des remparts.
Un siècle trois-quart de présence britannique a fatalement laissé des traces et pas seulement par la présence de quelques façades plus victoriennes que nature. L'anglais demeure la seconde langue officielle, le polo bénéficie de tous les respects, la presse est bilingue, les cabines téléphoniques sont rouges, le tea five o'clock a force de loi, les écoliers portent volontiers le blazer et la cravate rayée, enfin la conduite automobile se pratique à gauche...so british.

 

Mais le moment le plus inoubliable de notre séjour reste incontestablement la visite de nuit de Mdina, ancienne capitale de l'île qui cache, à l'ombre de ses fortifications, une sérénité confinant au recueillement. Ce n'est pas sans raison qu'on l'appelle " la cité du silence ". La parcourir, presque seuls, c'est entrer, comme dans un rêve, au coeur même du XVIIe siècle. Imaginez cette cité enveloppée dans ses murailles avec les façades de ses palais aux fenêtres ouvragées, sa cathédrale Saint-Paul, ses artères étroites, ses escaliers sans fin, où la vie se devine plus qu'elle ne se perçoit. Belle au bois dormant que l'on n'ose éveiller et qui nous fait marcher comme des pénitents, pénétrés par la solennité du décor et  la profondeur du mystère de tout ce passé enseveli dans sa gravité muette. En levée de rideau, la porte principale se coiffe de l'orgueilleux blason du grand maître Vilhena et introduit dans ce lieu déserté, ou mieux, suspendu dans le temps.

 

La ville de Rabat  (prononcer toutes les lettres ), dont le quartier aristocratique de Mdina n'est séparé que par une esplanade, est profondément liée à l'introduction du christianisme dans l'île, à la suite du naufrage de l'apôtre Paul qui l'évangélisera en trois mois, avant d'être conduit à Rome où il sera décapité. Rabat est aussi animée que Mdina est silencieuse, avec ses bars, ses boutiques bigarrées qui proposent à profusion l'artisanat du pays, soit la verrerie, presque aussi élaborée que celle de Murano, la dentelle et le travail filigrané de l'or et de l'argent. Catholiques pratiquants à 85%, ce qui mérite d'être souligné à notre époque, les Maltais témoignent d'une ferveur peu commune. Chaque village, chaque quartier possède son saint patron auquel est réservé des festi nombreuses et toujours hautes en couleur. Nous avons assisté à la Fête-Dieu à Rabat et le spectacle ne manquait ni de cette ferveur populaire, ni de cette joie païenne qui fait suite à l'office et à la procession. D'ailleurs le drapeau de l'île n'est-il par dominé par la croix ? Mais l'origine exacte de cette croix reste mystérieuse. Pour quelques-uns, elle aurait une signification guerrière, pour d'autres, elle symbolise soit les huit béatitudes du Christ, soit les huit langues de l'Ordre. Dans tous les cas de figure, elle apparaît indissociable de la saga des chevaliers de Sain-Jean.


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE


Pour consulter la liste des articles de la rubrique ESPRIT DES LIEUX, cliquer sur le lien ci-dessous :


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Published by Armelle BARGUILLET - dans ESPRIT des LIEUX
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commentaires

Chère ArmelleAlain 31/03/2014 13:47

Quel plaisir de pouvoir relire de mieux en mieux et de redécouvrir vos articles."Une mauvaise heure pour tromper le diable" il n'y a que vous pour trouver ces belles expressions. Si seulement
j'avais la chance de pouvoir m'évader, voilà bien une île que j'aimerais découvrir. Ne serait-ce que pour la quiétude qui se dégage de votre description. Bonne journée Armelle.

Denis.Billamboz 23/09/2011 08:54


Malte voilà une destination qu'il faudrait bien que je prenne et l'article d'Armelle me met encore un peu plus l'eau à la bouche. un lieu chargé d'histoire comme je les aime, moi qui ai usé mes
culottes sur les bancs de la faculté à étudier l'histoire pendant au moins cinq années. J'aimerais marché sur les traces de ces chevaliers qui ont parcouru les rives de la Méditerranée tout au long
du Moyen-Age qui était mon époque de prédilection.

Un petit coucou pour Pascal (et tous ceux qui lisaient et me lisent encore), je voudrais lui dire que je suis très touché de l'intérêt qu'il attache à mes écrits et que je souhaite reprendre très
prochainement ma collaboration avec Armelle. Je pense qu'après plus de deux ans de publication, je pourrais reprendre le voyage à ses débuts en augmentant le rythme des parutions mais ça est à voir
avec le rédacteur en chef avant de décider quoi que ce soit.


Armelle 21/09/2011 19:11


Bonsoir Pascal,

Contente que vous ayez découvert mon nouveau blog consacré à l'évasion sous toutes ses formes. Oui, Denis ne saurait tarder à revenir mais il devait faire faire d'importants travaux chez lui et il
ne doit pas être équipé momentanément pour poursuivre ses publications. D'autre part avec le transfert de "La plume et l'image" sur cette nouvelle plateforme, j'ai perdu ses 71 articles. La raison
en est qu'étant des copier/coller, ils ont très mal supporté le déménagement et les remettre en état était un travail au-dessus de mes forces, étant donné que j'avais déjà plus de 400 articles à
reconstruire en partie. Et je n'ai pas encore fini ce long et fastidieux travail sur mon blog 7e Art. Nous allons donc reprendre à zéro cette très sympathique rubrique " des voyages littéraires de
Débézed " dès qu'il sera en mesure de l'assurer dans les meilleures conditions et sur INTERLIGNE, car je n'envisage pas un instant de me séparer de sa sympathique collaboration. Il sait d'ailleurs
que je l'attends, comme vous cher Pascal, et certainement d'autres fidèles visiteurs.
Oui, contente que vous n'ayez perdu ni le fil, ni le lien, et découvert ainsi le miroir à deux faces avec ces deux blogs bien différenciés. Vous serez toujours le bienvenu. Bonne soirée. Et mon
meilleur souvenir à Agnès.


niki 20/09/2011 14:00


je découvre avec plaisir votre nouveau blog, armelle ;)
je m'empresse de l'ajouter à mes liens amis


Pascal 20/09/2011 12:46


Chère Armelle,
je n'ai pas perdu le fil, ni le lien, mais la rentrée a été très agitée avec un travail monstre et j'émerge à peine. Je vois que vous avez partagé la poire en deux et mis d'un côté le cinéma et de
l'autre la littérature et les voyages. Je trouve cela très bien et d'une approche plus simple. Mais je ne vois pas parmi vos très intéressants articles notre ami Denis. A-t-il renoncé, trop de
travail car il semble avoir de nombreuses activités. Mais j'espère bien que nous relirons bientôt ses articles qui nous font voyager par la pensée. Quant à ce bel article sur Malte, il fait rêver
comme d'habitude à cette île parée de beaucoup d'histoire et d'attrait. Pour moi et ma famille, les vacances ont été calmes et reposantes. Mais le rythme intensif a repris dès le retour et ne me
laisse que bien peu le temps de lire, hélas! A + et bravo pour ce riche interligne.


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Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

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