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31 octobre 2014 5 31 /10 /octobre /2014 09:30

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Nantes est mon troisième lieu de mémoire après Ancenis et Bouloires dans la Sarthe. Bien que je n’aie jamais habité dans cette belle ville, elle est celle de mes aïeux depuis le XVIIIe siècle. C’est ainsi qu’un certain Charles Caillé et sa femme quittent un jour de l’année 1710 St-Florent-le-Vieil pour gagner la grande ville et s’y installent comme horticulteurs. La lignée des Charles Caillé commence et ne s’éteindra qu’avec la disparition de mon grand-père en 1946. La ville de Nantes doit le parc Procé à un cousin de mon grand-père Gustave Caillé qui en fera don à la ville pour une somme symbolique, alors que mon grand-père, architecte paysagiste, fera beaucoup pour améliorer la beauté du fameux Jardin des Plantes. Les pépinières de la Rivière, près du Pont du Cens, étaient réputées dans toute la région et mon aïeul expédiait déjà ses plantes dans le monde entier. Il a d’ailleurs sa rue à Nantes. Mais ayant deux filles, dont ma mère, il n’a pu léguer à un fils, qu’il aurait appelé Charles selon la tradition, ce magnifique patrimoine. Il est mort d’ailleurs assez jeune, je suppose de chagrin, d’avoir dû vendre cette affaire de famille, qui était sa fierté, à un promoteur qui fera de ses 30 hectares de jardins un lotissement.

 

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Nantes rayonnera au-delà des mers et sera un lien privilégié entre la langue d’Oc et les parlers gaéliques, entre l’Europe des marchands et la Touraine des rois de France, entre les îsles d’Amérique et la lointaine Afrique. Alors que Rennes, ville administrative, se confond avec l’appareil froid de l’Etat, Nantes se pare de l’attrait lumineux de la Loire et l’ample respir de l’océan. Capitale des ducs, elle se suffit à elle-même et préfère que l’on dise « Nantes en Bretagne » que Nantes ville bretonne. Evincée par Rennes au XVIe siècle en tant que capitale, elle trouve ses consolations dans le commerce maritime et le négoce que renforce encore, sur le fleuve, la navigation des gabarres et des coches d’eau. Son grand siècle fut le  XVIIIe. Armateurs, banquiers, propriétaires à St Domingue et à l’île Bourbon, importateurs de canne à sucre et trafiquants de bois d’ébène y constitueront alors une bourgeoisie opulente dont les hôtels de l’île Feydeau attestent de la richesse et de l’orgueilleux éclat. F. Lefeuvre écrit à ce sujet : "Dans ce milieu très fermé, les armateurs formaient une élite, ne se mêlant jamais, que lorsque les affaires l’exigeaient, au commun des mortels. Leur raffinement étonnait : certains allaient jusqu’à envoyer une fois l’an leur linge sale à St Domingue, dont l’eau des sources était réputée pour son pouvoir exceptionnellement blanchissant. Bourgeois ou anoblis, ils portaient tous la grande toilette de ville et étaient coiffés, poudrés, en habit de soie de couleur sombre ou tendre, suivant la saison, en bas blancs et souliers à larges boucles d’or ou d’argent. " C’est l’époque ou le maire Gérard Mellier, l’homme d’affaires Graslin, les architectes Ceinerey et Crucy donnent à la ville son aspect monumental. De 1761 à 1780, Nantes se structure : l’enceinte est abattue, les douves comblées, l’Erdre canalysé. Jean-Jacques Graslin, qui prend en mains l’urbanisme à la suite de Mellier, est un véritable mécène. Afin de réaliser ses ambitions, il n’hésite pas à puiser dans sa cassette personnelle. C’est à lui que la ville doit quelques-uns de ses plus beaux hôtels, ses promenades, la place qui porte son nom. Son rêve se réalise lorsque le 23 mars 1788 est inauguré le théâtre construit en une année sur l’un de ses terrains. ( Il sera presque entièrement détruit par un incendie 8 ans plus tard et reconstruit ).

Nantes, à la fin du XVIIIe, est devenu l’une des villes les plus attrayantes de France. Les réceptions fastueuses s’y succèdent dans les hôtels de ces Messieurs du commerce, les spectacles de théâtre ( on en compte quatre à la fin de l’ancien régime ) sont renommés dans la France entière, comme l’est l’hôtel Henri IV, ouvert en 1788 sur la place Graslin et qui compte 60 chambres. Arthur Young dut y faire un séjour inoubliable, car cet anglais fait de cette auberge une description enthousiaste dans Voyage en France. «  Je ne sais si l’hôtel Henri IV n’est pas la plus belle auberge de France. »

 

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                                         Le passage Pommeraye

 

 

Les guerres civiles de la Révolution vont hélas faire de la région nantaise une terre exsangue ; les échanges avec St Domingue, que la France a perdu, cessent ; la traite des Noirs est abolie ; et surtout l’augmentation du tirant d’eau des navires ne leur permet plus de remonter le fleuve jusqu’à la ville, si bien que la concurrence de St Nazaire précipite son déclin portuaire. Un voyageur de l’Empire en trace un tableau sans complaisance : «  Elle est passablement infatuée de son importance et se donne des airs de capitale ; elle a des promenades sans promeneurs, une bibliothèque sans lecteurs, des théâtres sans spectateurs, un musée sans peintres, un cabinet d’Histoire Naturelle où l’on montre pour toute curiosité une peau d’homme tannée. Elle a aussi une Société des Beaux-Arts où l’on est admis moyennant cotisation et où l’on joue fort bien au billard. »


A partir de 1885, Nantes amorce son redressement. Raccordée à la haute mer par les travaux du canal de la Martinière et surtout par les dragages entrepris sur la Loire, la ville reprend vie avec l’essor d’industries nouvelles ou traditionnelles soutenues par le port et l’arrière-pays. C’est ainsi que les initiales L.V., désignant les biscuiteries Lefèvre-Utile, deviennent le sigle de la ville. Elle retrouve ainsi un peu de sa prestance et de son autorité de capitale régionale mais, jamais plus, elle ne jouira de l’aura et de l’influence qui l’avaient fait connaître par delà les mers. C’est également à la Belle Epoque que commencent à prospérer les stations des bains de mer lancées sur la côte d’Armor et que s'édifient les premières villas de La Baule. En 1900, c’est la plage fréquentée par le Tout-Nantes, dont l’exemple sera suivi par les stations voisines du Pouliguen et de Pornichet.

 


Par une sorte de miracle, le patrimoine architectural de Nantes a résisté aux bombardements de la guerre de 39-45. Toujours debout la cathédrale gothique au-dessus de sa crypte romane, l’imposant château des ducs de Bretagne, le quartier médiéval avec la place du Change, la rue de la Juiverie, la rue Ste Croix, l’élégante place royale et un peu partout les hôtels d’armateurs aux ferronneries savantes édifiés à l’époque où l’or roulait dans les coffres, grâce au commerce triangulaire Afrique-Amérique-Europe. Toujours au centre de la vie active, la rue Crébillon et le passage Pommeraye avec sa verrière, son escalier monumental, son panthéon d’hommes illustres ; toujours appréciés des rêveurs les parcs et le jardin des Plantes dont les camélias et les magnolias ont fait la réputation, sans compter les 200 espèces de son jardin botanique. Et si au bord de la Loire, le quai de la Fosse, autrefois grouillant de marins, est quelque peu encalminé, les rives de l’Erdre, si bien décrites par Julien Gracq, voient encore passer les flâneurs du dimanche le long de ses rives ombragées d’arbres centenaires.

 

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                                            Le parc de Procé

 

Nantes est née de l’eau et des brumes comme ces villes mirages qui surgissent de l’imaginaire des marins perdus. L’Erdre et la Loire la traversent et l’océan n’est qu’à 50 km. Sur ce site exceptionnel, au point de rencontre de la Loire fluviale et de la Loire maritime, les Namnètes fondèrent un port qui fut ensuite consolidé par les Romains. Ce port fit la prospérité de la ville avec le commerce de la pacotille, la traite des Noirs, les chantiers navals et le trafic colonial. Grâce à lui, la ville rivalisa avec la capitale par ses richesses et les produits qu’elle recevait : les cafés, les épices, les soies, les cotonnades, les bois précieux, d’autant que l’arrière-pays assurait les denrées essentielles fournies à profusion par les terres fertiles : primeurs, fruits, fleurs, bétail, vins et que le fleuve et l’océan y ajoutaient leur tribut de poissons et de crustacés.


Comme l’Angevin, le Nantais est gai et comment ne le serait-il pas dans un tel pays ! Mais il l’est différemment, avec moins de retenue et plus d’audace. C’est quelqu’un qui aime le jeu et la rivalité et qui met autant de panache à perdre qu’à gagner. Car il a souvent perdu, mais avec tellement de fierté que l’on pourrait se méprendre. Ainsi la ville fut-elle à plusieurs reprises ravagée par les incendies mais, à chaque fois, les habitants eurent à cœur de la reconstruire plus belle et plus imposante. Leurs sang, comme leur argent, les Nantais le répandirent sans en être avare. C’est d’abord le meurtre fondateur des enfants martyrs Donatien et Rogatien à l’aube du IVe siècle. Ce sont ensuite les incursions des Normands en 843 et l’évêque Gohard égorgé au pied de son autel. Au XVe siècle, ce sont les crimes de Gilles de Rais et son châtiment, puis les guerres de Religion ; en 1626, l’exécution d’Henri de Talleyrand ; en 1720 celles de Pontcallec, de Couëdic, de Montlouis et de Talhouët qui furent condamnés à mort sans jugement pour avoir participé à une conspiration qui visait à renverser le Régent pervers et dissolu au profit de Philippe V, roi d’Espagne, petit-fils de Louis XIV, pieux et austère. Pendant la Révolution, le sang, ce sera la guillotine sur la place Bouffay et les exécutions que Carrier mène pendant quatre mois avec une férocité telle que son nom est entré dans l’histoire. Jean-Baptiste Carrier, né dans le Cantal, avait été affecté à Nantes pour y punir la Vendée. Dès son arrivée, il proclama qu’il fallait "tout égorger".  Les Vendéens seront passés par les armes et les Nantais par la guillotine. Mais, bientôt, il trouve les formalités trop longues et la place trop réduite pour enterrer les cadavres. La Loire, qui traverse Nantes, lui inspire une idée macabre : celle de se débarrasser des prisonniers en les plongeant dans le fleuve. Sa première noyade en masse, Carrier l’effectue sur 90 prêtres attachés deux par deux et embarqués sur des chalands que l’on coulait au large de la ville. Ce sont par la suite des groupes de 100 et 200 détenus que l’on ne prend même pas la peine de faire comparaître et que l’on enferme dans les calles des embarcations dont toutes les issues ont été condamnées et que l’on ouvre à coup de hache au milieu du fleuve. Ainsi périrent 4 à 5OOO personnes. Enfin, le sang, ce furent les bombardements de la dernière guerre. Nantes eut à souffrir de son engagement dans la résistance à l’ennemi et, avec Saint-Nazaire, de sa position stratégique. Aussitôt ralliés au général de Gaulle et tournés vers l’Angleterre, les pays de l’Ouest subiront une occupation rendue encore plus difficile par le Mur de l’Atlantique. De l’embouchure du Couesnon à celle de la Loire, la côte bretonne se hérisse d’obstacles antichars, de champs de mines, de barbelés que surveillent des chapelets de blockhaus. L’Allemagne, qui utilise la péninsule bretonne comme base privilégiée pour menacer l’Angleterre, y installe sa kriegsmarine, tandis que les Français créent en octobre 1941 le Bureau central de renseignement et d’action militaire qui travaille en liaison avec l’Intelligence service et est rattaché à l’état-major particulier du général de Gaulle. Le sang, ce sont enfin les cinquante otages exécutés en représailles de l’attentat mortel perpétré contre le Feld-Kommandant.


«  D’où vient-il que cette ville qui n’est pas immense, constituée au trois-quarts d’immeubles de sous-préfecture (…) donne si fortement le sentiment d’une « grande ville » ? – interroge Julien Gracq dans La Forme d’une ville. « Peut-être de ce qu’elle est, plus impérieusement qu’une autre, centrée sur elle-même, moins dépendante de ses racines terriennes et fluviales…) » – répond-t-il. Et c’est vrai que l’on ne comprend pas Nantes si on ne la regarde pas comme une cité étrangère à sa propre région, comme une ville farouche et frondeuse, ouverte davantage sur les pays du Nouveau monde que sur les banlieues rurales trop occupées à coudre à petits points la vie quotidienne. Il faut à Nantes l’aventure, les terres lointaines, les grands souffles, les lendemains qui chantent et déchantent mais s’irriguent d’une énergie insatiable. Ville de défis et de modernité, elle toujours souhaité être différente et s’est nourrie de cet orgueil. Nantes, à la veille de la Révolution, est avec ses 90.000 habitants la plus grande ville bretonne, également la plus remuante, la plus ambitieuse, en quelque sorte la plus extrême, tant et si bien que nos rois ont toujours eu à cœur de l’amadouer. C’est ce que fit Charles VIII qui vint y déclarer sa flamme à la duchesse Anne âgée de 15 ans et, par la même occasion, annexer la Bretagne à la couronne de France. Puis, ce fut le tour de Louis XII qu’elle épousa en seconde noces et qui la fit reine une seconde fois pour dix années, jusqu’à sa mort survenue à l’âge de 38 ans en 1514. Ce sera ensuite la venue de François Ier qui n’hésita pas, dans son souci de plaire aux Bretons, de parcourir la péninsule entière, alors que ses successeurs se contenteront de faire dans Nantes des entrées fastueuses que les gazettes de l’époque relateront dans les moindres détails. Après les guerres de religion, qui virent se perpétrer de véritables jacqueries paysannes, sans compter les exécutions auxquelles des villes comme Nantes servirent de décor funeste, la visite du bon roi Henri IV, accueilli le 13 avril 1598 à la porte St Pierre, allait mettre un terme pacificateur à ces luttes fratricides. Dès le soir de son arrivée, l’habile prince de Navarre signait le traité qui porte le nom de la ville ( édit de Nantes ) et concrétisait, dans un souci humain d’équité, la liberté de conscience et de culte. Enfin, deux rois Bourbon honoreront la ville de leur présence : Louis XIII y présida en août 1614 les Etats de Bretagne, tandis que Louis XIV y vint tout jeune encourager la prospérité maritime. Dans un souci analogue, Louis XV, par ordonnance, abolissait en 1713 le privilège des compagnies privatives, si bien que Nantes, Bordeaux et St Malo reçurent l’autorisation du trafic africain à la condition de verser au trésor 20 livres «  par nègre débarqué aux îsles » .


De 1713 à 1780, le nombre des navires double et les armateurs ont tôt fait de se constituer des fortunes colossales grâce au commerce circuiteux avec l’Afrique et les îsles d’Amérique. Emplis de pacotille, c’es-à-dire de cotonnade, d’eau-de-vie, de poudre à feu, de vivres, d’animaux vivants, de viandes salées etc., ceux-ci appareillaient en direction du Sénégal et de la Guinée. Commençaient alors les tractations avec les chefs noirs qui, en échange des denrées proposées, n’hésitaient pas à livrer aux trafiquants de la chair noire, de préférence jeune et en bonne santé. Les navires négriers repartaient vers les Antilles et principalement Saint Domingue où les noirs étaient troqués contre le sucre, le rhum, le coton, le café, le tabac, avant que le bateau ne remette les voiles en direction de Nantes. Ainsi s’effectuait ce que l’on a appelé le « commerce triangulaire » de sinistre mémoire. Une famille comme les Mautaudoin fut, avec ses 40 navires, maîtresse de la moitié de l’armement négrier de l’époque. Fortune faite, les membres de cette lignée se recyclèrent dans la magistrature et la juridiction comme beaucoup d’autres afin, qu’après avoir obtenu les bienfaits de la fortune, ils puissent aspirer au mérite de l'honorabilité.


 

Principal port de commerce avec les Amérique et ville phare de la mode, il n’est pas surprenant que Nantes fut l’une des premières à défendre la liberté des colons d’Amérique en rébellion contre l’Angleterre, comme elle défendra vigoureusement, quelques années plus tard, les idées de la Révolution, allant jusqu’à prendre les armes contre sa campagne à laquelle elle n’a cessé de tourner le dos. Quel contraste entre cette ville qui, sans frémir, pratique l’esclavage et s’enflamme pour les idées libérales et cette campagne priante, recluse dans sa foi et ses traditions ! Contrairement à tant de régions qui se regroupent autour de leur grande ville comme autour d’un donjon, les pays de Loire ont vécu sans vraies relations avec leur capitale. Ils l’admirent de loin comme quelque chose d’inaccessible et de vaguement sulfureux. On s’y rend comme pour une initiation, sachant qu’on en reviendra à jamais différent. Le brassage de tels courants ne peut pas ne pas avoir marqué la physionomie profonde d’une population quelle qu’elle soit…Aujourd’hui où les villes s’étendent jusque dans les campagnes, où les usines s’implantent jusque dans les champs, où les publicité s’affichent jusque sur les murs des étables et des granges, tout se nivelle de même façon. L’espace perd de son importance, il se noie dans un flou où les idées elles-mêmes ne se reconnaissent pas. On ne sait plus où commencent et finissent les choses et à qui elles appartiennent. Mais il y a seulement de cela cent ans, l’existence s’écoulait à la mesure du pas de l’homme. Elle avait encore cette lenteur majestueuse qui confère aux gestes leur signification. C’est ainsi que mes ancêtres sont restés, bien que vivants à Nantes, des gens de Loire, de foi et de conviction. La petite ville  de St Laurent-le Vieil, dont ils étaient originaires, s’irriguait d’une longue tradition qui lui venait, en amont, de son fleuve, de ses rois de France. Plus que le commerce, c’est la culture et un certain art de vivre, raffiné et sans tapage, qui les a caractérisés et ont fait d’eux, pendant plus de 200 ans, des amoureux des fleurs et des jardins.

 

Pour prendre connaissance de l'article précédent sur les lieux familiaux, cliquer sur son titre :


 

Pays de Loire et Sarthe : mes lieux de mémoire



Et pour consulter la liste des articles de la rubrique ESPRIT DES LIEUX, cliquer sur le lien ci-dessous :

 

Liste des articles de la rubrique ESPRIT des LIEUX 


 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans ESPRIT des LIEUX
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commentaires

armelle 09/12/2014 17:32

Merci de ta visite Mymp. Oui, Nantes est une ville pleine de charme. Elle est ouverte sur la mer, dynamique, belle, avec ses eaux fluviales et ses riches monuments. D'ailleurs les Nantais sont
réputés pour leur gaieté.

mymp 09/12/2014 13:23

Découverte récemment, Nantes a été une incroyable surprise. Le passage Pommeraye bien sûr, son vieux centre sympathique (et sans voitures !), ses berges parfaitement réaménagées, sa tranquillité,
sa tour de Bretagne, son château... Me voilà presque rêvant de quitter Paname et ses infernales incivilités !

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