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29 septembre 2014 1 29 /09 /septembre /2014 08:36

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Un joli texte où la poésie et la nostalgie des temps oniriques percutent la triste réalité ambiante dans le monde arabe actuel. Un texte qui fait partie de ces œuvres qui passent un peu inaperçue et qui pourtant méritent tout notre intérêt.


 

                                                 Tirza

                                  Ali Abassi (1955 - ….)

 

 

 

Je suis entré assez difficilement dans ce récit mais progressivement ma lecture s’est épanouie  pour finalement éclore en une jolie inflorescence littéraire. Ce texte fluide, souple, poétique, enrichi par des mots rares et précieux, s’enroule en une rapsodie orientale atemporelle où les personnages naviguent dans le temps comme les héros dans « La chanson des gueux » de Naguib Mahfouz. Mais cette déambulation littéraire, évoquant la littérature arabe médiévale, heurte de plein fouet la violente réalité du monde maghrébin et peut-être du monde en général.

 

Un jeune Tunisien, après une expérience malheureuse à l’étranger, rentre au pays, à Tirza, petite bourgade aux confins du désert peu à peu rongée par les sables. Il y rencontre une jolie fille déjà engagée dont il tombe amoureux et une femme évanescente qui semble sortir tout droit des sables alentours comme un mirage, deux êtres symbolisant le monde actuel pragmatique et barbare qui avilit les femmes et le monde onirique des contes ancestraux et de l’amour chevaleresque. Il reste en suspension entre ces deux mondes avec son ami qui erre entre ces espaces temporels jusqu’à s’y perdre. « Nous sommes tous des enfants de la nuit, même ceux qui n’ont pas connu les ténèbres ».

 

Un conte de l’amour et de la mort tout droit sorti des « Mille et une nuits » sur fond de la réalité quotidienne ambiante à la fin du XXe siècle dans le Maghreb, un composé d’onirisme et de cruelle réalité, d’élucubrations fantastiques et de violences triviales, un récit où le poète n’arrive pas à se fondre dans l’employé, le cadre, l’ingénieur, le citoyen lambda, tant il voudrait rester prisonnier de ses rêves.

 

 «  Je sourirai aux palmiers et aux sycomores ; je ferai des brins de causettes avec les fourmis et les cloportes, je compterai les étoiles du soir… »

« Quel bonheur vivrions-nous si nous n’avions plus que l’amour ? »

 

Denis BILLAMBOZ

 

Pour consulter les listes de mes précédents articles, cliquer sur le lien ci-dessous :
 

Liste des articles "Les coups de coeur de Denis "


Liste des articles : LES VOYAGES LITTERAIRES DE DENIS

 


 

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Published by Armelle BARGUILLET - dans LES COUPS de COEUR de DENIS
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commentaires

denis billamboz 07/10/2014 00:18

Merci pour ton conseil de lecture, je note, mais je te rassure c'est bien une impression que tu as,j'ai lu un peu d'un certain nombre d'auteurs, une infime partie de tout ce qui est publié chaque
année.

Amitiés et à bientôt !

Pascal 02/10/2014 13:23

Salut Denis,

Toujours sur le fil de la culture. On a l'impression que tu as tout lu. A propos, je viens de terminer 'Le royaume' de'Emmanuel Carrère. Je te le recommande. Un livre profond et très honnête.

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Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.

LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

 Soëren Kierkegaard

 

Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche.

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