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20 janvier 2016 3 20 /01 /janvier /2016 08:16
La société des abeilles - fable

Une abeille, d’avoir trop volé,
Loin de sa ruche, loin de son aire,
Perçut les bruits les plus divers,
Entre autres celui-ci
Qui lui tourneboula l’esprit.
Pensez qu’il lui revint aux oreilles
Que dans la société des humains,
On travaillait de moins en moins.
Ainsi, sur la planète Terre,
Quelques-uns s’arrogeaient le droit
De vivre sans rien faire ?
L’abeille en fut désappointée,
D’autant que dans sa société,
Les loisirs, en quelque sorte,
Etaient restés lettre morte.
Pas d’autre adage, Mesdames,
Que d’œuvrer davantage.
Quel fichu pays, se dit-elle,
Qui laisse coexister des régimes si contraires !
C’est l’humeur altérée,
Qu’elle alla, de son vol altier,
Prévenir sa voisine.
Pourquoi ce tapage, s’enquit celle-ci,
Et à quelle fin cette colère ?
A mon avis, cette affaire
Ne mérite pas de commentaire.
Croyez-en mon expérience,
Autant d’inconséquence ne mène qu’à l’échec.
Soyez rassérénée, ma chère,
Renchérit la demoiselle,
Les hommes n’ont-ils pas fait de l’abeille
Un emblème sans pareil ?

Fi de ces propos flatteurs !  - s’esclaffa sa consoeur,
Je ne saurais tolérer que mon travail, ici- bas,
Ne serve à engraisser qu’une bande d’ingrats.
Comme vous y allez !  - s’étonna la plus âgée.
Soyez plus accommodante,
D’être montrée en exemple
Devrait vous rendre tolérante.
Vous n’y songez pas ! - s’emportait la rebelle,
Qui s’enflammait de plus belle,
Comment accepter que des fainéants
Fassent leur miel tranquillement
A nos dépens ?
Si nous nous fâchions vraiment ?
Plus de miel, mes bons enfants !
La ruche, qui applique vos recettes,
S’accorde quelques jours de fête.
Ainsi pourrions-nous batifoler,
En butinant à leur santé
Fleurs d’aubépines et d’églantiers.

Pour clore cette altercation
Et dans le seul souci, en somme,
De ne déplaire à personne,
La prudente voisine proposa cette maxime :
Vous n’avez certes pas tort
Et pas raison davantage.
Car, en prenant le temps
De réfléchir posément,
Qui nous dit que les hommes
Tireront le meilleur avantage
D’une pareille leçon ?
Ce, d’autant que la rumeur propage,
Qu’ils font rarement bon usage
Des enseignements les plus sages.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE  ( Extraits  de « La ronde des fabliaux » )

 

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18 janvier 2016 1 18 /01 /janvier /2016 09:00
Petits plats de résistance de Pascale Pujol

Ce texte totalement décalé n’est pas qu’un livre drôle et hilarant, la verve humoristique de l’auteur ne cache pas le regard sardonique et très critique que l’auteur porte sur notre administration. Une balade sur la Butte qui ne manque ni de sel ni de piment.

 

 

                                                   Petits plats de résistance

                                                      Pascale Pujol 

 

 

Un livre drôle et amusant qui raconte les tribulations picaresques et truculentes d’une bande de chômeurs chevronnés qui sévit sur les pentes de la plus célèbre butte parisienne, terrorisés par une employée cynique et zélée de l’agence "Pôle emploi" du quartier, bien décidée à les remettre au boulot ou à les radier des listes des allocataires. Champions de la débrouille et de l’embrouille, ces chômeurs inventent les pires  carambouilles pour améliorer leur quotidien ou simplement survivre, sans succomber aux manœuvres de leur tortionnaire, la belle Sandrine, l’employée exemplaire de "Pôle emploi".

 

La féroce fonctionnaire se laisse cependant attendrir par son plus fidèle chômeur, elle ne le radie pas, elle l’oblige à apprendre le métier de cuisinier, elle a une idée derrière la tête : elle n’envisage pas de torturer du chômeur toute sa vie, elle veut ouvrir un restaurant, elle est passionnée de cuisine, elle a besoin d’un chef. Cette faiblesse passagère va lui faire rencontrer le reste de la bande : un géant noir conseiller spécial des chômeurs égarés, un géant alsacien directeur d’un foyer d’hébergement en cours de cession, un Tamoul génie de la cuisine, une chroniqueuse en sexologie et quelques autres, ainsi constituent-ils son quotidien, auquel s'ajoute sa propre famille haute en couleur, son mari magouilleur, sa belle-mère dévergondée, sa fille surdouée et parfaitement amorale, son fils bellâtre efféminé, oui, à eux tous une micro société où la débrouillardise fait loi tout comme l’absence de scrupule tient lieu de morale.

 

Cette petite troupe développe sa petite affaire tout en s’érigeant en défenseur de la morale et des plus démunis face aux investisseurs peu scrupuleux et très avides d’acquisitions immobilières dans ces rues qui s’embourgeoisent les unes après les autres. Une façon de défendre l’identité de ce quartier populaire où le bourgeois s’encanaillait, en préservant des mœurs ancestrales et une certaine idée de la résistance aux dictats de l’administration.

 

Ce livre m’a amusé, j’ai bien ri, le style alerte, vif, enjoué de l’auteure valorise les images inventives et colorées, les raccourcis fulgurants, les formules lapidaires  qu’elle distribue à longueur de pages. Mais toute cette gouaille sert aussi à montrer l’émergence d’une nouvelle société, fille de la crise, une société qui a appris à se débrouiller sans tendre la main, en allant chercher ce dont elle a besoin là où il est. Dans ce texte, la société trop réglementée semble avoir enfanté une nouvelle forme d’être et d’avoir.

 

Denis BILLAMBOZ

 

 

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13 janvier 2016 3 13 /01 /janvier /2016 08:29
Le peintre d'éventail de Hubert Haddad

 

 

Hubert Haddad, que j’ai connu à Trouville dans les années 1993 – 1994, est un de ces rares auteurs qui m’assurent que la littérature est toujours bien vivante, que la beauté du style, la splendeur des phrases peuvent jaillir et s’épandre comme des sources inaltérées et que des grands auteurs, discrets mais initiés à l’un des arts les plus difficiles qui soit, sont là encore pour nous émerveiller. C’est le cas de ce livre époustouflant de beauté, écrit d’une plume aérienne qui raconte une histoire dure comme la roche mais profonde comme le puits le plus profond dont chaque mot se dessine comme un haïku.

 

Matabei  Reien est un homme qui a fui Tokyo, après un accident de voiture où il a causé la mort d’une jeune fille. Il s’est alors retiré dans un endroit perdu entre  montagnes et océan Pacifique. Il est accueilli dans une pension de la vallée d’Atôra, tenue par une ancienne courtisane, Dame Hison, qui héberge des personnes souvent étranges  et un jardinier qui peint des éventails à ses heures perdues. Il se nomme  Osaki Tanako et devant la beauté de ses « éventails de papier et de soie aux trois couleurs d’encre », Matabei, subjugué, lui demande de devenir son disciple.

«  Chaque éventail ouvert était tout à la fois une page du secret et un coup de vent dans les bonheurs du jardin. »

 

 Lorsque meurt le maître, Reien hérite de son atelier, des éventails achevés  et des inachevés qu’il va s’appliquer de terminer en essayant  de poursuivre et de comprendre le travail de l’artiste.

«  Créer des paysages, poursuivit Matabei, c’est assimiler la loi d’asymétrie et le juste équilibre comme un art de vivre. Les chemins de rosée, les sentiers sous les arbres et les passes de gué avec tous ces riens échelonnés, cette pierre, l’eau vive d’une rigole, cette branche basse, voilà le parcours intérieur. (… ) L’imperfection ouvre à la perfection. »

 

Les éventails peints et montés d’Osaki proposaient chacun tel ou tel point de vue forcément incomplet du jardin qu’il avait créé autour de la pension de Dame Hison avec un soin minutieux et une connaissance de chaque plante, et qu’il reproduisait sur les éventails avec tel détail de composition ou aperçu d’ensemble, au gré des saisons.  Il devait s’agir pour le vieux sage d’une  « création simultanée et indissociable ». Les lavis et l’arrangement paysager allaient de pair, comme l’esprit va à l’esprit, les uns préservant les secrets de l’autre, en double moitié d’un rêve d’excellence dont il aurait été le concepteur initié.

« Les trois pinceaux de bambou, par exemple, nous en ferons usage des années encore en espérant savoir peindre un jour les jeux du vent dans la forêt de bambous… »

 

Un art qui attire bientôt un nouveau jeune : Xu Hi-han,  embauché à la pension comme… gratte-sauce par Dame Hison. Il se lie alors d’amitié avec Reien mais quittera bientôt  la pension pour l’université où il fera de brillantes études, parce que – dit-il à Matabei – « ici les femmes sont trop belles. »  La femme trop belle n’est autre que Enjo dont les deux  hommes sont  épris et que Matabei appelle sa « princesse de la lune ». Quelque temps plus tard, alors qu’Osaki est mort, le séisme de Kobe le 17 janvier 1995 met la région dans un état de grande difficulté et dépendance.

«  Au moment où il se rétablit sur sa longue canne après un début de vertige, la terre se mit à trembler. D’abord imperceptiblement, comme il arrive bien des fois, puis de manière ascendante. Le poisson monstrueux des légendes passait et repassait sous ses pieds en battant des flancs et de la queue. Sinistre, caverneux, un grondement monta de toutes parts. Associé aux secousses continues, aux à-coups qui ébranlaient la montagne, on eût dit l’effondrement d’une ville souterraine ou quelque avalanche cyclonique par tous les gouffres de la terre. »

 

Seize années plus tard, le 13 avril  2011, le Japon est de nouveau éprouvé par le tsunami qui détruira l’auberge et  les alentours, tuant les habitants de la pension que Matabei se chargera d’enterrer, à l’exception de la belle Enjo qu’il ne retrouve nulle part dans les décombres. «  A quelle fin les signes du monde coïncidaient-ils ? »

«  C’était d’identiques tourments chaque nuit. Et toujours, à l’heure du hibou, il allait errer dans la ténèbre hantée des forêts, titubant, pour échapper à cette folie. Les grands arbres frissonnants apaisaient un moment sa fièvre. »

 

Je laisse au lecteur le soin de découvrir la fin de ce récit, rédigé en une paisible ordonnance, riche en métaphores malgré la dureté des événements et écrit par touches successives, celles d’un poète qui assemble les mots avec une grâce évanescente et une transparence de cristal, séduit et enchante malgré la mélancolie de ce récit initiatique qui fait de la douleur une sorte de songe onirique, une étape vers la quintessence de toute chose ; de la mémoire, un tremplin pour sauver la pensée ; du dessin, « la ramure mouvante d’un saule » ; du texte,  « un chemin de rosée, un rêve de jardin » qui ne cesse de renaître grâce à la ferveur de la terre, aux pluies du ciel et à l'inaltérable imagination des hommes.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 


Hubert Haddad est un écrivain de langue française né en mars 1947, poète, romancier, historien d’art et essayiste français d'origine tunisienne.
Il a passé son enfance à Paris. Après des études de lettres, il publie dès vingt ans son premier recueil de poèmes. Il fonde ensuite "Le point d'être", revue littéraire, et par ce biais publie des inédits d'Antonin Artaud.
Depuis "Un rêve de glace", son premier roman, jusqu'aux interventions borgésiennes de l'"Univers", étonnant roman-dictionnaire, ou "Palestine", fiction hantée par le conflit du Proche Orient (Prix des cinq continents de la Francophonie 2008), Hubert Haddad nous implique magnifiquement dans son engagement intellectuel, de poète et d'écrivain.
Prix Renaudot Poche 2009 pour "Palestine".
Sous le pseudonyme de Hugo Horst, il anime depuis 1983 la collection de poésie "Double Hache" aux éditions Bernard Dumerchez. Il publie aussi des romans noirs, avec un personnage récurrent, l'inspecteur Luce Schlomo (Tango chinois).
Hubert Haddad fait partie du Groupe « Quando » et de la Nouvelle fiction.




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11 janvier 2016 1 11 /01 /janvier /2016 08:51
Figurante de Dominique Pascaud

Un petit roman bien écrit, empathique, qui m’a rappelé « L’échappée » de Valentine Goby. Les deux récits évoquent chacun le destin d’une soubrette qui veut échapper à sa condition de bonniche en profitant d’une rencontre particulière.

 

 

 

                                                      Figurante

                                Dominique Pascaud (1976 - ….)

 

 

Dans un hôtel minable d’une petite ville anonyme, elle fait les chambres, le ménage, la vaisselle, elle sert à table, elle est mal payée mais elle  est contente d’avoir un travail dans sa ville natale où elle habite avec son copain garagiste. Elle n’a pas d’ambition, elle veut seulement épouser son compagnon, avoir des enfants, ouvrir des chambres d’hôtes et mener une vie tranquille de mère de famille. Mais, un jour, un vieil homme loge à l’hôtel, il est aimable et agréable avec elle, elle voudrait qu’il soit son père car elle ne s’entend pas bien avec le sien ; ce dernier ne l’aime pas beaucoup et l’ignore quand elle le visite. Le vieil homme est un réalisateur de cinéma, il voudrait tourner son dernier film dans cette petite ville et il est convaincu qu’elle est son héroïne. Il a allumé une flamme dans son esprit, elle pourrait avoir une autre vie, devenir quelqu’un de connu, quelqu’un qu’on considère, qu’on respecte, elle qui n’a jamais été considérée par son père  et peu respectée par ses employeurs. Elle se met à rêver, en vain, la productrice à une autre candidate dans sa manche. Elle est blessée, elle se sent trahie et, quand son père décède, sans lui dire le nom de la mère qu’elle n’a pas connue, elle décide de changer de vie et de tenter l’aventure…

 

 

Ce texte dense, attachant, désignant et décrivant les plus petits gestes de l’héroïne et les plus menus objets constituant son environnement, emporte immédiatement le lecteur dans l’univers de cette gamine. Construit de phrases courtes, précises, il m’a immédiatement séduit et entraîné au cœur de cette histoire qui rappelle un roman de Valentine Goby, « L’échappée », non seulement par son sujet  et son côté intimiste mais aussi par son écriture.

 

 

Une histoire qui pourrait être banale, toutes les gamines ont rêvé d’être des stars, mais celle-ci ne sombre pas dans la tragédie pathétique ou dans la béate comédie scintillante de paillettes, elle reste à dimension humaine. C’est une belle leçon d’humilité et de sagesse – il faut savoir accepter son destin et bien vivre avec - en même temps qu’un bel exercice d’écriture.

 

Denis BILLAMBOZ

 

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 09:18
Réchauffement climatique : si la responsabilité humaine s'avérait fausse ?

 

 

 

C’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat ! – assure le bernois Werner Munter. Spécialiste reconnu des avalanches, ce Suisse  planche  nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique.

Et, pour lui, l’homme n’y est pour rien !


Il y a une semaine, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pointait une nouvelle fois d’un doigt accusateur l’homme et le CO2 qu’il produit comme principaux coupables du réchauffement climatique.

Werner Munter, spécialiste mondialement reconnu des avalanches, qui se penche compulsivement sur le phénomène s’insurge : « ces gens sont des imbéciles qui répètent en boucle des bêtises, le savent et sont payés pour ! »

Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel. Il l’explique clairement. 
  
Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ? 
  

Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appartement en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons. 
 
Quelles sont ces raisons ? 


La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.


 Votre second argument ?  

 

La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison –dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire.


Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus ?

Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles ! 


Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an !

 

C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion.

 

Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes ! (cinq Millions de Milliards de tonnes!)

 

Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique.   C’est-à-dire ? 


Celle de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la terre fait 15° de température en moyenne.

L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude.

Qu’elle réchauffe la Terre qui est bien plus chaude qu’elle est une aberration.

La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce que correspond à notre expérience quotidienne. 


Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement ?


 Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !


Et si le réchauffement climatique n'était que le prétexte à la création de nouvelles taxes ?

 
 Et si le fait que la Sibérie devienne cultivable n'était pas une catastrophe ?


 Et si ceux-là même qui sont incapables de prévoir la météo à plus de 5 jours et qui prétendent savoir le temps qu'il fera dans 50 ans, nous prenaient pour des cons ?


Et si la sagesse consistait à dire qu'on n'en sait rien ...


Et si on commençait à raisonner par nous-mêmes au lieu de gober tout ce qu'on veut nous imposer ? (dans "imposer", il y a "impôt"

 

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6 janvier 2016 3 06 /01 /janvier /2016 09:28
La coccinelle et l'éléphant - fable pour se dérider en ce début d'année
La coccinelle et l'éléphant - fable pour se dérider en ce début d'année

Une coccinelle gémissait
Contre le sort fatidique
Qui l’avait faite trop petite.
Que ma vie est donc cruelle !
Se plaignait-elle.
Un éléphant en faisait autant
Contre un sort désobligeant
Qui l’avait voulu trop grand.
La coccinelle disait :
Pourquoi ai-je une robe écarlate,
Parsemée de jolis pois noirs,
Puisque dans ce monde distrait,
Et plus cruel qu’il n’y parait,
Personne ne semble me voir ?
Si la coccinelle se désolait
Que l’on fasse si peu de cas
De ses appas,
De sa grâce juvénile
et de sa belle mise,
Pour sa part, l’éléphant s’affligeait
Que sa noble prestance n’attise
Que de sombres convoitises.
Contrairement à sa consoeur,
Mais avec le même cœur,
Il trompetait
Qu’il lui aurait davantage plu
De passer inaperçu.
Pour s’emparer de mon ivoire,
Et malgré mes cris d’alarme,
C’est sans état d’âme, croyez-moi,
Que l’on me sacrifie
Sur l’autel du profit,
Contait-il à ses amis,
Les fidèles hippopotames,
Qui s’apitoyaient au récit
De ses déboires et de ses drames.
Si bien que ce qui fit ma fierté
Ne sert à promouvoir
Que la malhonnêteté
De quelques financiers.

Tandis que la coccinelle déplorait
Que ses mérites et ses vertus
Restassent, en somme, trop méconnus,
L’humeur de notre éléphant s’altérait
Au point que sa bonhommie
Virait ni plus, ni moins, à la mélancolie.
Mélancolie ! Neurasthénie !
Allons, allons, mes amis,
Reprenez vos esprits,
La vie, qu’on se le dise,
N’est pas si difficile !
Petite coccinelle, sache que l’on t’admire.
On t’a prise pour emblème
Et, que tu le veuilles ou non,
Tu ornes plus d’un livre,
Anime plus d’un récit.
Et toi, noble éléphant,
Sais-tu que des savants,
Venus du monde entier,
Guettent des heures durant,
Sous l’auvent d’un banian,
Ta marche impériale,
Sans céder, pour autant,
A des pensées vénales !
Puis, au bord de l’étang
D’où s’envolent les flamants,
Ils te regardent boire.

Ne soyez pas tristes, mes amis,
On vous aime,
On vous traque, on vous filme,
On vous prend pour modèles,
La renommée le veut ainsi …
Alors, pardonnez-nous et soyez rassurés :
Notre curiosité ne nous est dictée
Que par l’amitié.

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE  ( extrait de « La ronde des fabliaux » )

 

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4 janvier 2016 1 04 /01 /janvier /2016 08:21
Mijn vater is groot de Dominique Watrin

Avec ce pamphlet, je vous propose un petit détour dans le domaine des humoristes, en cette période où nous en avons tous bien besoin, pamphlet rédigé par un humoriste belge qui stigmatise la querelle linguistique qui gangrène son pays depuis sa création.

 

 

                                               Mijn vater is groot

                               Dominique Watrin (1968 - ….)

 

 

« A l’heure où j’écris ces lignes (le dépôt légal de ce livre date de novembre 2011), la Belgique tremble sur ses bases. Pour la énième fois ! La Belgique tangue. La Belgique se fissure. Pire, la Belgique s’effrite… » Un rien provocateur, l’auteur Dominique Watrin a éprouvé le besoin d’écrire un livre sur le bilinguisme qui affecte la Belgique depuis sa création artificielle et raconte comment, dans la communauté wallonne, on tente, sans grande conviction, d’enseigner le néerlandais à des gamins peu concernés qui n’ont comme seule motivation : de pouvoir au moins ramasser les poubelles à Bruxelles car, leur dit-on, si tu ne connais pas les deux langues tu ne pourras même pas ramasser les poubelles dans la capitale. Un argument pas plus convaincant que stimulant, si bien que les gamins finissent, pour la plupart, comme l’explique le titre : « voilà  comment je suis devenu un con qui ne parle pas le néerlandais ». Un livre qui voudrait déculpabiliser ceux que l'on blâme de ne pas parler l’autre langue de la Belgique.

 

 

L’auteur raconte avec sa verve satirique l’apprentissage linguistique qu’il a subi pendant sa scolarité primaire et secondaire et même, à très petite dose, pendant ses études supérieures. Moi-même, j’ai passé, hélas, moins de temps que lui à apprendre les langues mais j’ai reconnu certaines méthodes usitées par ses enseignants qui ressemblaient un peu aux miens. La galère de l’apprentissage des langues ne concerne pas que les Belges, mais pour eux c’est une obligation plus contraignante qu’en France. Les petits français ont la réputation d’être nuls en langues étrangères et les Belges, selon Watrin, celle d’être nuls en néerlandais au point d’en nourrir un complexe. Et pour qu’ils ne souffrent pas trop de ce complexe linguistique, il nous explique que « Ce livre, je l’ai écrit pour que les francophones unilingues retrouvent une dignité dans leur sentiment de culpabilité ».

 

 

Ce livre est avant tout un texte drôle, ironique, satirique, j’ai bien ri en le lisant, mais il soulève un vrai problème qui perturbe depuis toujours les rapports entre les deux principales communautés qui peuplent la Belgique. Pour sûr, Watrin a mis les rieurs de son côté, son message est sûrement passé mais le problème reste toujours posé.

 

Denis BILLAMBOZ

 

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2 janvier 2016 6 02 /01 /janvier /2016 09:40
La galette des rois - son histoire

Il n'est pas de tradition plus en vogue en France que celle de la galette des Rois et le petit objet noyé dans la pâte, la fève, son inséparable compagne. On tire désormais les rois pendant quinze jours, parfois davantage, avec les raffinements régionaux conformes à notre gastronomie qui n'est pas la même du nord au sud. Dans le Nord, au XVe siècle, on préparait un dessert à base de pâte sablée et de crème d'amandes, pâtisserie qui, au fil du temps, devint une pâte levée à la levure de bière. Dans le Sud, en revanche, on préparait "le gâteau des Rois", une brioche aux fruits confits en forme de couronne, parfumée à la fleur d'oranger. Aujourd'hui, un peu partout dans notre pays, on se régale de galettes en pâte feuilletée accompagnées de confiture, frangipane ou compote de pommes, dont le but, en dehors de satisfaire nos papilles, est d'obtenir la fameuse fève, objet à l'histoire originale s'il en est.

 

Celle-ci, je parle de la fève, existe depuis la nuit des temps. Grosse graine comestible, elle fut souvent identifiée à l'embryon humain comme symbole de vie et de fécondité. Attestée au Pérou sept mille ans avant notre ère, elle fut bien connue des Egyptiens et des Grecs qui l'offraient lors des mariages. Pour les Romains, elle servait, aux calendes de janvier, à élire un roi lors des saturnales, cette fête d'inversion qui avait pour mission de déjouer les jours néfastes de Saturne. La fève du gâteau était alors utilisée comme bulletin de vote pour élire le prince de ces réjouissances du désordre. Durant une journée, celui-ci pouvait exaucer tous ses désirs avant de retourner à son existence habituelle.

 

Ces festivités persistèrent chez nous au Moyen-Age, sous la forme de la fête des Fous, jusqu'au jour où l'église la fit coïncider avec "L'épiphanie", au mois de janvier, associant la fève à l'enfant Jésus, annonciateur d'une "nouvelle vie" pour les hommes. Plus tard, la galette et sa fève symbolisèrent l'offrande des Rois mages qui, douze jours après la Nativité, vinrent déposer leurs présents d'or, d'encens et de myrrhe au pied du Nouveau Né, d'où le mot épiphanie dont la racine grecque epiphanës signifie "illustre" ou "éclatant". De nos jours, ces offrandes sont symbolisées par la galette qui remplace ainsi la myrrhe, l'or et l'encens.

 

Les premières fèves en ivoire, en os, en argent ou en porcelaine apparaissent au XIXe siècle, au grand regret de certains défenseurs de la tradition ou de la dentition..., Guy de Maupassant ayant manqué de se casser une dent sur un bébé jouflu en porcelaine. Chaque pâtissier entend bien avoir sa propre fève, ce qui donne lieu à une production annuelle de milliers de modèles. L'objet a d'ailleurs son musée à Blain, en Loire-Atlantique. Avec ses quelques 20 000 fèves, cette institution associative d'arts et de traditions populaires, fondée en 1975 par Jean Doucet, est la référence pour les collectionneurs, les "fabophiles", dont la plupart sont des femmes. Ils s'y retrouvent chaque année, en mars, lors de la Bourse aux fèves où les négociations peuvent atteindre plusieurs milliers d'euros.

 

Les Allemands, férus de bibelots, seront les premiers producteurs de fève, bientôt suivis par les fabricants limousins Ranque-Ducongé, Laplagne et Limoges Castel. De 1920 aux années 1970, quelques 500 modèles accompagnent la galette, soit à peine 10 nouveautés par an. Aux côtés des croix d'honneur, coqs gaulois ou cochons coiffés d'un casque allemand, paradent le pingouin Alfred, compagnon de Zig et Puce, et les clowns, tandis que les "cassez-moi", sorte de petits étuis, attendent qu'on les ouvre pour lire leur poème secret.

 

Longtemps limitée à un petit nombre de modèles classiques, la fève tient aujourd'hui une extravagante chronique de notre époque, suivant avec plus ou moins de goût l'actualité. De la Coupe du monde de football au dernier dessin animé, aucun événement ne lui échappe et il y a gros à parier que les fèves du mois de janvier 2017 s'inspireront des moments les plus festifs de l'année écoulée.

 

Source : Valérie Collet

 

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Fèves

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31 décembre 2015 4 31 /12 /décembre /2015 08:38
Nos tables gourmandes - Histoire de nos réveillons
Nos tables gourmandes - Histoire de nos réveillons

Immersion au cœur de monuments de gourmandise, incontournables festivités, l’histoire de nos tables de réveillon remonte loin dans le temps et perpétue une tradition culinaire que la France a porté à un paroxysme d’excellence. Certains s’étonneront, mais le repas de fête de fin d’année, tel que nous le connaissons aujourd’hui, apparut dans les grandes villes il y a déjà deux siècles, voire davantage. Auparavant, comme le raconte Alphonse Chabot dans « La nuit de Noël dans tous les pays » on se régalait surtout, dans la plupart des régions de France, de cochonnailles issues d’un animal abattu pour l’occasion. Sa dégustation s’accompagnait de spécialités du cru et s’arrosait de vins d’origine locale. Survivance de ces festins généralement familiaux où l’on se délectait des produits de la ferme, l’oie rôtie tenait une place de choix sur la table festive. Peau croustillante, viande juteuse, si possible d’origine garantie du Sud-Ouest, elle sera, cette année encore, présente dans de nombreuses familles et dans les restaurants étoilés. Arrivée récemment d’Amérique, la dinde aux marrons – dans sa version farcie notamment – lui a volé néanmoins la vedette. Parmi les initiateurs de ce putsch culinaire, les gastronomes Grimod de la Reynière (1758 – 1837), qui en adorait les sot-l’y-laisse, ou Brillat-Savarin (1755–1826), qui se qualifiait de « dindonophile ».

 

 

Avec sa chair fine et moelleuse, le très aristocrate chapon s’est démocratisé depuis quelques années. Son histoire est d’ailleurs surprenante. Au IIe siècle avant notre ère, des Romains ont eu l’idée de châtrer un coq pour contourner une loi contre le luxe ostentatoire – il en existait déjà ! – qui interdisait de servir plus d’une poularde par banquet. Et ce détournement remporta quelque succès.

 

 

Le foie gras est l’autre grand produit de nos campagnes obtenu par le gavage cruel des oies et des canards. Comme le racontent Jean Vitaux et Benoît France dans leur « Dictionnaire du gastronome », c’est dans l’Egypte antique qu’il faut en chercher l’origine. Des bas-reliefs y attestent du gavage des oies en 2500 ans avant J.C. Dans sa version moderne, il s’est développé dès le XVIIIe siècle en Alsace et dans le Sud-Ouest et représente de nos jours 75% de la production nationale. Les précieux palmipèdes y sont gavés avec du maïs produit localement. Reste la question : foie gras d’oie ou de canard ? Bien que plus dense, plus ferme et plus fin que celui de canard, le foie gras d’oie ne constitue plus que 5% de la production et s’avère nettement plus difficile à trouver et plus onéreux. Par souci gustatif, on préférera un « foie gras entier » composé d’un ou de plusieurs lobes, et l’on se méfiera de la simple appellation « foie gras », correspondant à un produit composé de morceaux agglomérés ; enfin, on bannira le « bloc de foie gras », une émulsion reconstituée dans un moule. Personnellement, j’ai renoncé au foie gras car je n’aime pas manger ce qui a coûté beaucoup de souffrance à ces malheureux volatiles.

 

 

Derniers arrivés sur nos tables de fête, le saumon, les huîtres et autres fruits de mer doivent leur essor au développement des transports. Les Français sont actuellement les premiers consommateurs d’huîtres au monde ! Marenne-Oléron, Cancale, Bouzigues ou Arcachon sont autant de noms synonymes de vrai régal. C’est dans cette dernière ville que débuta, sous Napoléon III, l’ostréiculture moderne.

 

Enfin, point d’orgue du repas, la bûche  trouve son origine avant le Moyen-Age. Une tradition consistant à faire brûler dans la cheminée une énorme bûche qui devait se consumer pendant au moins trois jours, et, si possible de Noël à la Saint Sylvestre. Ces très grosses bûches étant difficiles à transporter jusqu’à Paris, Antoine Charadot, un pâtissier de la rue de Buci, a eu l’idée, en 1879, d’en faire un gâteau. Aujourd'hui, on peut la choisir pâtissière ou glacée.

 

 

Enfin un repas de fête ne peut s’envisager sans champagne. A l’époque romaine, la Champagne était déjà une terre viticole. Mais c’est à un certain dom Pérignon (1638-1715) – moine bénédictin de son état – que l’on doit, du moins en partie, l’invention du vin que nous connaissons aujourd’hui. Symbole universel de réjouissance, il ne peut être produit que dans une zone délimitée, selon des méthodes et avec des caractéristiques précises. Grâce à l'aide de 16 bureaux sur quatre continents, le redoutable "Comité interprofessionnel du vin de Champagne" surveille cette appellation sur l'ensemble du monde. Ce gardien intransigeant de nos traditions n’hésite pas à entamer des procédures à l’encontre des contrefacteurs et à faire corriger les inexactitudes qui pourraient être publiées dans la presse. Ainsi nos tables sont-elles bien garnies et véritablement fastueuses. Mais n’oublions pas la part du pauvre. Invitons l’ami esseulé, la femme sans ressource, l’enfant orphelin et pourquoi pas le chien errant. Et dans nos pensées, faisons place à nos chers absents. Joyeux réveillon !

 

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28 décembre 2015 1 28 /12 /décembre /2015 08:08
Les affligés de Chris Womersley

Même si la chute de ce livre ne me semble pas à la hauteur du récit, ça reste un texte très fort, poignant, émouvant, dur, sans concession devant la douleur et la mort. J’ai de la sympathie pour cet auteur qui m’a adressé un twitte lors de la publication d’un commentaire d’un précédent ouvrage.

 

 

                                                       Les affligés

                                    Chris Womersley (1968 - ….)

 

 

Je suis entré dans cette histoire pourtant morbide et sordide, pleine de souffrance et de deuils, avec beaucoup d’empathie pour les personnages paumés, aux marges de la société, à la limite du monde des animaux et de celui des humains. Elle est pleine d’humanité, de bassesse, de vices, de violence mais aussi de tendresse et d’amour comme l’était peut-être la société de nos ancêtres dans les cavernes.

 

 

Après avoir fait la guerre, celle qu’on appelle tristement la Grande, en France, Quinn Walker rentre au pays, un tout petit village de Nouvelle-Galles du Sud  infesté par la grippe espagnole. Il emprunte les chemins de traverse pour ne pas exhiber sa gueule cassée mais surtout pour ne pas rencontrer ceux qui le croient coupable de l’ignoble meurtre de sa sœur. Tout laisse penser qu’il est le meurtrier, tous le croyaient disparu puis mort à la guerre, tous voulaient le lyncher, à commencer par son père et son oncle. Les épreuves supportées pendant la guerre lui donnent le courage d’affronter sa famille, en commençant par sa mère mourante de la grippe, pour la convaincre qu’il n’est pas le meurtrier qu’ils ont désigné. A l’approche de son village, il rencontre son ange salvateur sous la forme d’une fillette qui ressemble étrangement à ce qu’était sa sœur quand elle a été assassinée. La petite le prend sous son aile protectrice, elle connait un peu la magie, sait tout, se faufile partout et voudrait que lui aussi la protège de ceux qui veulent la conduire dans un orphelinat.

 

 

L’auteur entraîne le lecteur dans les faubourgs de la mort à la rencontre de ceux fauchés par la guerre, de ceux agonisants, de ceux ayant survécu par miracle à la grande boucherie, de ceux revenus marqués à jamais dans leur corps ou dans leur esprit, de ceux et de celles emportés par la grippe espagnole, de ceux et de celles  attendant un être cher peut-être déjà mort, de ceux ayant perdu le goût de la vie et peut-être aussi de ceux étant déjà allé de l’autre côté de la barrière de la vie. Pour conduire cette exploration, l’auteur mélange habilement le récit d’une quête de rédemption avec les cauchemars qui peuplent les nuits d’images sordides de la guerre. Hélas le récit s’enlise peu à peu, l’intensité faiblit, des passages superflus ou trop longs surchargent le texte, altèrent l’ambiance, dégradent l’émotion que l’auteur ressent. J’ai eu l’impression que l’auteur avait connu certaine difficulté pour trouver une chute à la hauteur de son scénario.

 

 

Je suis sorti un peu frustré de cette lecture, cette expédition aux frontières de la vie et de la mort, posant clairement le problème de la fatalité, de la destinée impossible à contourner, qui aurait pu connaître un meilleur épilogue.

 

Denis BILLAMBOZ

 

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