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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 08:42

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Sur terre, nous vivons dans la même communauté, soumis aux lois identiques de la pesanteur, à des conditions physiques semblables, quelles que soient nos dispositions personnelles. Après la mort, on peut envisager que chacun rejoindra le niveau correspondant à ce qu'il est. Les physiciens nous assurent, depuis les récentes découvertes de la mécanique quantique, que nous sommes tissés d'ondes. L'univers en serait tout palpitant. En effet, l'une des découvertes de cette physique est que le néant n'existe pas et que l'espace contient toujours quelque chose. ( On appelle ce vide, l'anti-matière ou la matière invisible et il constitue plus de 90% de l'univers ) Ainsi ce vide est-il empli d'énergie, de champs (comme le champ électro-magnétique) et même de particules à l'état virtuel et, s'il est partout, puisque même l'atome en contient 99,99%, aussi étrange que cela puisse paraître, ce vide est relatif. Lors d'une fluctuation, par exemple une fluctuation autour de l'état minimal qui consiste en l'apparition de paires particule-antiparticule, il prête l'énergie nécessaire à la création de ces particules pendant un bref instant, puis celles-ci retournent au néant, restituant l'énergie empruntée. C'est la raison pour laquelle, dans l'univers, la création est permanente et que rien jamais ne se perd. Tout se transforme ou se combine différemment.

 

Les interrogations métaphysiques se justifient d'autant plus que le virtuel semble faire jeu égal avec le réel. Si le vide quantique a donné naissance à l'univers - qui serait né d'une minuscule fluctuation du vide primordial - qui a bien pu engendrer le vide quantique ? La réponse n'appartient pas à la Science, parce qu'elle ne dispose pas des moyens théoriques, mathématiques et encore moins expérimentaux, pour savoir ce qui s'est passé avant le 10.43 secondes selon ce qu'il convient d'appeler " le temps de Planck" et qui précède le fameux Big-Bang. Au-delà de cette barrière de Planck, l'univers est à la fois si petit, si dense et si plein d'énergie que les domaines quantique et gravitationnel se rejoignent exceptionnellement, bien qu'ils restent absolument indescriptibles. Les théories, qui peuvent en découler, ne relèvent plus que de la spéculation. Nous sommes toujours face au mystère des origines et réduit au pari de Pascal. Le vide, dans lequel nous baignons, peut être perçu comme une mer de particules virtuelles, porteuse de toutes les potentialités et aimantée par les quatre forces fondamentales : la force électro-magnétique, les forces nucléaires forte et faible et la force gravitationnelle.

 

C'est donc un vide plein ou, plus exactement, un faux vide qui a enfanté la matière. Thème que l'on retrouve dans de nombreuses mythologies comme le TAO-TÊ-CHING, texte essentiel de la religion taoïste : " Le plein provient du vide, et le vide continue à agir dans le plein " - ce qui m'autorise à souligner au passage que l'intuition de l'homme a souvent devancé sa raison et que les prophètes ont plus d'une fois précédé les scientifiques sur le chemin des découvertes.

 

LA PUISSANCE de la PENSEE

 

Si les ondes se mêlent sans qu'il y ait interférence, des mondes différents peuvent très bien s'interpénétrer sans se rencontrer, moins encore fusionner ; ainsi des ondes émises par des vivants et par des morts pourraient coïncider entre elles, ce qui expliquerait certains phénomènes paranormaux que l'on ne peut plus nier, ni ignorer. Chacun peut, effectivement, constater par lui-même l'évidence du pouvoir créateur de la pensée. Ce qui nous empêche de le mesurer pendant cette vie présente où les forces gravitationnelles de notre corps nous inclinent vers la terre, c'est que ce pouvoir s'exerce collectivement. C'est notre conscience qui produit l'état de ce monde, selon le niveau spirituel qu'elle a atteint. Après la mort, il n'est pas interdit d'envisager que les ondes électro-magnétiques, grâce auxquelles notre esprit s'active, se libèrent, s'évacuent de la matière pour se fondre dans d'autres énergies, à des degrés divers. Nous retrouverions alors l'origine créatrice de la Pensée, en remontant par étapes jusqu'à son origine, c'est-à-dire jusqu'au noyau pré-existentiel.

 

Dès ce monde-ci, il est donc loisible à notre intelligence, à notre imagination, de façonner, d'élaborer notre propre éternité, en lui offrant un tremplin qui, après la traversée de la mort, lui permettrait de rebondir. Pourquoi accepterions-nous de croire que les ondes produites par notre cerveau seraient davantage menacées de disparition que les autres, d'autant que les particules ne meurent jamais. Elles disparaissent pour réapparaître ensuite. La pensée disposerait donc du moyen de construire, de produire, à partir d'un champ de force dans lequel elle puiserait et que les psychanalystes ont déjà baptisé "l'inconscient collectif". La pensée, cette chose invisible, indéfinissable, aurait suffisamment de force pour animer la matière et lui donner sens. Et il est vrai que notre intelligence est en mesure de penser l'univers alors que l'univers ne nous pense pas...

 

Que la pensée soit action, c'est ce que la science moderne se plaît à découvrir. Déjà, dans ce monde, des courants d'ondes, des flux  poursuivent sans doute leur course indéfiniment, comme les ondes radio émises dans l'espace. Nombreux sont les physiciens qui croient que certaines formes de conscience et de liberté pré-existent au niveau le plus infime de la matière. Il résulte de ceci que nos pensées vivent et propagent la vie et que des émanations du mental humain peuvent former des condensations telles qu'elles seraient à l'origine des forces nuisibles ou bienfaisantes qui nous atteignent. Le mal, ou celui que l'on appelle plus familièrement Satan, ne serait autre qu'une entité spirituelle, fruit des énergies négatives que le mental collectif engendre. Cette concentration de bien ou de mal gonflerait comme un nuage dont nous aurions à subir les retombées.

 

A la quasi-conscience de la particule correspondrait toutes les autres consciences englobantes, telles que celles des organes, des groupes et même des villes qui s'organiseraient en concepts, capables d'avoir des répercussions sur notre comportement moral. C'est ainsi que se dégagerait un style ou une façon d'être propre à une ville, une région, un pays, observation si logique qu'on peut la vérifier constamment.

 

Désormais, bon nombre de scientifiques conçoivent que les phénomènes physiques et psychiques s'activent à partir d'un champ de force indifférenciée qui se propage ensuite en une inter-action continue de formes et de conscience. Notre conscience personnelle pourrait ainsi façonner son espace-temps selon ses angoisses, ses désirs, ses aspirations. C'est pourquoi, celui qui évolue dans une énergie d'amour, source de toutes les énergies positives, crée autour de lui un climat propice à l'harmonie, contrairement à celui qui fomente des tensions et des passions négatives et devient la proie de ses propres cauchemars, de son néant intérieur.

 

LA REINCARNATION

 

La réincarnation semble avoir lentement pénétré en Occident et sous des formes populaires et marginales. Et il est vrai qu'aucun texte de l'église ne la condamne formellement. Mais comme beaucoup de constructions intellectuelles, elle parait ne pas toujours résister à une analyse en profondeur. Car cette logique implacable, qui veut que les malheureux d'aujourd'hui aient été les grands pêcheurs d'hier, puisque leur position présente n'a d'autre but que de leur faire expier le mal commis dans leurs existences antérieures, débouche vite sur une forme d'incohérence et d'injustice plus grande encore. Dans un tel système, la pitié et la compassion n'ont plus lieu d'être et les dégâts risquent d'être terribles. Quand on observe ce qui se passe dans un pays comme les Indes, on comprend que cette philosophie - où demeurent encore des Intouchables - puisse déboucher sur de graves problèmes. Puisqu'un karma a vocation d'en corriger un autre, dans quelle mesure avons-nous le droit d'intervenir pour aider notre prochain à échapper au poids de son destin ? C'est le versant opposé de la communion des saints, clé de voûte du Christianisme qui allie, dans un souci d'unité, la faute et son rachat.

 

Le phénomène des souvenirs involontaires, qui a contribué à étayer la thèse de la réincarnation, peut s'expliquer de tout autre façon, par des rémanences d'ondes que nous capterions et qui viendraient se télescoper avec nos pensées personnelles, grâce à la télépathie. Si la théorie de la réincarnation en ce monde-ci me semble personnellement peu convaincante, des réincarnations dans le monde de l'outre-mort semblent plus séduisantes, car il s'agirait alors, non pas de peines à purger mais de seuils à franchir, d'étapes à dépasser, de tensions à vaincre pour parvenir à l'harmonie parfaite. Une sorte de retour progressif à l'énergie primordiale, là où il n'y a plus ni bien, ni mal, mais une union sans confusion.

 

Au moment de la mort, ou aussitôt après, peut-être aurons-nous la faculté de refuser cet itinéraire et de désirer le néant, l'abolition de toutes les énergies créatrices, afin de retourner dans un absolu sans Dieu ou sans Principe inaugural. Ce serait notre ultime acte de liberté, la dernière preuve accordée à l'homme, afin qu'il sache que personne ne s'est permis d'intervenir contre sa volonté ou  sans sa volonté. Saint Grégoire de Nysse, au IVe siècle, écrivait déjà : " Et nous irons de commencement en commencement par des commencements qui n'auront pas de fin."
Tout est grâce disait Bernanos, tout est énergie assurent les scientifiques. A chacun son interprétation de la grave question de l'éternité.

 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

 

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Le vide - Qu'entend-on par vide ? Que disent les physiciens et les autres ?
Pythagore

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 08:42
Dans quel monde vivons-nous ?

Il y a quelque temps de cela je posais déjà la question : dans quel monde vivons-nous ? Il est vrai que le monde change à une vitesse vertigineuse, au point que la plupart de nos références sont bousculées et que l’on sent dans la société une crispation et une inquiétude dues à la conjonction de l’emprise idéologique et du matérialisme. Notre société occidentale a valorisé à un point tel la matière au détriment de l’esprit, le superficiel au détriment du profond, la théorie plutôt que la réalité, que nous avançons dans un univers qui semble n’avoir d’autre horizon que celui du profit. Or, lorsque l’enrichissement devient l’unique souci de la plupart d’entre nous, lorsque les aspirations spirituelles sont moquées et couvertes de dérision, alors il n’est pas rare que le mensonge et la tricherie fassent une entrée en force. Et c’est bien le cas aujourd’hui.

 

Chaque jour nous dévoile son lot de fraudeurs tant il est vrai que le matérialisme est le levain d’une immense tricherie généralisée. Ne faut-il pas dissimuler et travestir la vérité pour faire oublier que le but auquel on aspire est tout simplement illusoire et irréalisable ? L’idéologie est une immense machine à tricoter du rêve et son discours destiné à être appliqué par les autres : les naïfs, les dupes, les pauvres gens trompés auxquels ont fait miroiter un avenir factice.  Oui, le paraître semble avoir pris le pas sur l’être, l’individu sur la personne que l'on robotise à force de la priver de sa liberté d’expression et de l’accabler sous les diktats d'une pensée unique. Jusqu’où cela ira-t-il ? « Dans ce genre de société – écrit la philosophe  Chantal Delsol – tout est si superficiel que bien souvent les gouvernants font semblant de gouverner, les journalistes font semblant d’informer, les banques font semblant de prêter, et tout est à l’avenant ». Le temps est venu de s’en inquiéter et de démasquer les vendeurs d’illusions, les tricheurs, les fossoyeurs d’une société qui avait ses faiblesses mais aussi ses grandeurs et ne se complaisait pas dans la posture et l'imposture. 

 

Néanmoins, les réponses aux questions que l'on se pose, c'est à chacun de les trouver en soi. Elles ne doivent nullement s'imposer au terme d'une démonstration péremptoire. Dans l'ordre de l'absolu et de la valeur, la vérité se montre mais ne se démontre pas. L'intervention de la liberté est indispensable à tout jugement. C'est la raison pour laquelle nous devons la défendre comme notre bien le plus précieux. Nous sentons d'ailleurs la nécessité de rassembler les hommes sur quelques principes de sagesse et sur quelques valeurs fondamentales. La sagesse correspond d'ailleurs à un immense besoin de nos jours. Bergson faisait observer qu'à tout progrès matériel devrait correspondre "un supplément d'âme". Car les savants ne sont pas forcément les...sages. De même que les psychiatres, les sociologues, les économistes, les hommes politiques. Cette élite n'est pas toujours éclairée, hélas ! Aussi chacun a-t-il la responsabilité totale du degré de clarté de sa propre pensée. 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 09:08
Avec le catastrophisme climatique, avons-nous basculé dans l'antiscience ?

Voilà une question pertinente posée par des professeurs d’université et des personnalités du monde scientifique qui s’inquiètent de voir jusqu’où  risque de nous mener l’hystérie écologiste. Il est urgent de remettre de la nuance et de la raison face à un discours qui se fait de plus en plus autoritaire et simpliste et de donner la parole à quelques scientifiques éclairés, climatologues, physiciens, mathématiciens qui parlent du climat de manière précise et dépassionnée. Il est probable que le soleil soit plus responsable que les hommes des variations climatiques et que le dioxyde de carbone ne mérite pas un tel opprobre. Au final, cédons-nous à la peur et risquons-nous de basculer dans une pensée manichéenne ?
 


Le catastrophisme est sans fondement nous dit le climatologue Richard Lindzen qui s’élève contre la responsabilité que l’on fait peser sur l’homme depuis une cinquantaine d’années. N’y-a-t-il pas eu une période de réchauffement entre 1919 et 1940 et de nombreuses durant les siècles précédents ?  Mike Hulme, fondateur du Tyndall Centre de l’Université d’East Anglia, a, par exemple, souligné que « déclarer que le changement climatique sera catastrophique cache une cascade d’hypothèses à charge qui ne sont pas issues de la science empirique ou théorique. » Mais à partir de quand le discours sur le changement climatique s’est-il à ce point dramatisé ? On peut dire que le récit l'a été dès lors que la question s’est infiltrée dans le débat public. Elle est devenue alors incohérente par un amalgame volontaire entre des résultats élémentaires sans aucune implication avec le catastrophisme lui-même et un certain nombre d’intérêts particuliers. On peut citer pêle-mêle les économistes de gauche pour qui le réchauffement climatique représente un exemple suprême des défaillances des marchés et l’occasion de proposer des mesures correctives ; les membres de ONU pour qui le réchauffement climatique est la voie vers une gouvernance mondiale ; les dictateurs du tiers-monde qui voient en cela un moyen pratique de réclamer des aides et un transfert des richesses ; les militants écologistes pour qui tout enjeu de société est bon à prendre dès qu’il incite les naïfs à allouer d’importantes contributions à leurs nombreuses ONG ; enfin les politiciens qui profitent du réchauffement climatique pour agir en démagogues sans craindre d’être contredits par la réalité ou de subir les plaintes des prétendus bénéficiaires de leurs actions. A cela s’ajoutent les militants, les experts, les conseillers etc.  …  souligne  Richard Lindzen.


 

Pour lui, le danger est que la science est en train de perdre sa raison d’être, raison qui faisait d’elle l’outil humain le plus efficace pour l’évaluation objective et assurait ainsi la confiance et le soutien du public. Quant au mathématicien Benoît Rittaud, il conseille de ne pas avoir peur du temps qu’il fait et appelle les scientifiques à se défier des pensées binaires ou prophétiques. Hormis quelques variations ponctuelles, la température globale n’augmente plus, ou si peu. Les cyclones peuvent être plus destructeurs mais pour des causes externes : évolutions démographiques, urbanisation sauvage, mauvaise préparation. Le niveau marin augmente toujours à peu près au même rythme et les rendements agricoles n’ont jamais été aussi élevés. Même le Giec reconnaît des incertitudes considérables. Et il ne faut pas mettre de côté la mauvaise gestion des terrains et les funestes engrais chimiques.


 

S’il y a une urgence, c’est bien celle de retrouver l’esprit critique face à ces présages tragiques et de tempérer l’anxiété propagée auprès de la jeune génération en éloignant le spectre des famines car il arrive que les scientifiques eux-mêmes puissent se tromper. Les modèles utilisés au sujet des données climatiques ne surestiment-ils pas grandement le réchauffement en cours affirme pour sa part John Christy, directeur du Earth System Science Center de l’Université d’Alabama, tandis que le géophysicien Vincent Courtillot appelle la communauté scientifique à ne pas oublier les vertus du débat et à ne pas préférer les modèles numériques au terrain. La terre n'a jamais été un jardin d'Eden, raison pour laquelle le paradis climatique est un mythe. Il n'y a pas de dérèglement climatique pour la simple raison qu'il n'y a pas de règlement climatique. Aussi, sachons garder raison en dépassionnant le sujet afin que la liberté de penser ne soit pas gravement compromise, d’autant que peu de scientifiques adhèrent à l’idée que la planète est en danger.



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La zoologiste de l'Université de Victoria Susan Crockford, spécialiste des ours polaires, nous rassure et conteste le scénario d'une espèce mise en danger par la fonte de la banquise.

La zoologiste de l'Université de Victoria Susan Crockford, spécialiste des ours polaires, nous rassure et conteste le scénario d'une espèce mise en danger par la fonte de la banquise.

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 10:30
Quand le bien commun est l'otage du profit et de la violence

La violence est dans la nature, hélas ! Les éléments se déchaînent, les espèces s’entredévorent, les hommes eux aussi sont violents et altèrent l’équilibre de leur milieu de vie de mille et une façons. La violence cesse quand l’esprit paraît, quand la raison s’impose et que s’introduit dans les projets et réalisations l’ordre, la méthode, la négociation, la règle. Il peut néanmoins y avoir des violences d’état, des situations qui oppriment nombre de citoyens. Si ceux-ci se révoltent, est-ce condamnable ? La violence d’action est-elle plus immorale que la violence d’état ? La question mérite d’être posée.

 

Il serait absurde d’avoir recours à la violence lorsque le pouvoir est exercé par des hommes sages et vertueux. Mais s’il s’agit d’un régime totalitaire, les choses sont différentes et une certaine force de l’esprit peut aider à résister aux pressions et aux intimidations. C’est ce que firent sept jeunes gens qui, en août 1968, se rendirent à Moscou sur la Place Rouge, en arborant des banderoles sur lesquelles était écrit :  "Vive la Tchécoslovaquie libre !"  « Pendant toute ma vie, disait l’un d’eux à son procès, j’ai voulu être un citoyen, c’est-à-dire un individu exprimant calmement et fièrement ses pensées. J’ai réussi à l’être pendant dix minutes. »

 

La violence, parce qu’elle est extrême est toujours contradictoire. « Elle détruit ce qu’elle voudrait défendre : la dignité de la vie, la liberté des êtres humains. Elle est un crime contre l’humanité parce qu’elle détruit jusqu’aux liens constitutifs de la société » - soulignait Jean-Paul II. Ce qui est le plus redoutable dans le recours à la violence est la spirale qu’elle engendre. Elle incite aux représailles, à rendre coup pour coup. Elle nourrit la haine et suscite la vengeance. Lénine croyait pouvoir être à la fois contre la violence entre les nations, contre la violence entre les gens et pour la violence révolutionnaire. L’histoire montre à quel point cette distinction est vaine. Une révolution s’accompagne généralement d’un bain de sang. Si celle de 1789 en France a commencé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et l’abolition des privilèges, elle a abouti à la Terreur et au transfert des privilèges à d’autres.

 

Condamner la violence n’est-ce pas condamner la guerre ? Peut-on, aujourd’hui, avec les moyens dont nous disposons, parler d’une guerre juste ? Le simple citoyen s’interroge. Doit-il, en cas de conflit, refuser toute obéissance et se joindre aux objecteurs de conscience dans l’espoir d’empêcher un conflit ? Doit-il, au contraire, obéir sans réserve à tout ce qu’on lui demandera ? Peut-il signer un manifeste contre la guerre atomique ou en faveur de telle minorité nationale ? Dans sa bonne volonté, il aspire à faire œuvre utile, mais ne voit pas toujours distinctement où est son devoir. Inutile de se dissimuler le parti que des ennemis déterminés s’empresseront de tirer de telles perplexités.

 

Dans un monde qui n’est pas bon, qui est instable et où l’injustice règne trop souvent, l’idéal de non-violence suscite plus que jamais l’interrogation. Je puis renoncer à me défendre mais si mon voisin, mon ami, mon pays ont besoin d’être défendus, puis-je me dérober sans lâcheté ? Ce sont des vues pessimistes sur l’homme qui ont inspiré Machiavel : « Un prince doit s’efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de pitié, de fidélité à ses engagements et de justice. Il doit aussi avoir toutes ces bonnes qualités, mais rester assez maître de soi pour en déployer de contraires lorsque cela est expédient. » (Le Prince) La non-violence peut manquer de réalisme et devenir une idéologie. Mais on opposera toujours à Machiavel qu’une fin morale ne peut pas justifier des moyens immoraux. Gandhi, lui-même, disait : « Lorsqu’on a le choix uniquement entre la lâcheté et la violence, je crois que je conseillerais la violence ». L’Evangile est non-violent. Cependant il recommande au soldat, non point de déposer les armes, mais de ne pas agir injustement.

 

En présence des très grands problèmes moraux que posent la guerre et la paix, c’est encore l’idée de justice qui s’impose comme guide. S’il y a pour les Etats une juste défense, il y a pour les citoyens une juste obéissance. La question essentielle est celle des biens qui méritent absolument d’être défendus. Car, est-il juste de punir ? Ne nous dissimulons pas qu’en présence d’un malheur, la recherche d’un coupable est une réaction collective, bien qu’un bouc-émissaire puisse être désigné injustement. Et pourquoi, la société punit-elle ? Pour rétablir l’équité et l’ordre, bien sûr. Pour imposer l’exemple et engendrer la dissuasion. La sanction a toujours une valeur morale dans la mesure où elle vise à amender. On sait aussi que l’esprit de guerre se développe quand les droits universels de l’homme ont été violés, que la terreur s’installe. C’est à ce moment que toutes les dérives semblent possibles. Une guerre produit toujours de telles destructions que les belligérants vaincus ou vainqueurs en sortent diminués, voire ruinés et parfois anéantis. Ainsi les différentes nations ont-elles convenu, pour quelques-unes, de s’organiser en constituant une union ayant pour but de prévenir les guerres. Ce fut le cas de l’Europe. Mais l’intensité des échanges internationaux est toujours fonction de l’existence de biens à échanger – et il ne faudrait pas réduire ces biens aux seules productions matérielles, ni les relations aux seuls contrats économiques. Les biens spirituels sont beaucoup plus importants, encore faut-il qu’ils existent et que l’on ait autant à donner qu’à recevoir. Une patrie, comme une famille, ne doit pas  être une prison, un refuge clos. Ce qui la constitue n’est pas un agrégat d’individus juxtaposés, une foule indéfinie et complexe, c’est un tissu de relations ordonnées, d’échanges organisés, de valeurs communes et d’aspirations semblables. Car la personne humaine s’accomplit en s’ordonnant au Bien commun dont l’idéal  a été défini dans  « La cité des fins » de Kant et « La société ouverte » de Bergson. Il n’est pas interdit de rêver à un « meilleur des mondes » qui ne soit nullement celui d’Aldous Huxley.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:35
Le goût des lendemains

 

Hier, comme aujourd'hui, nous naviguons au gré des flots sur une mer houleuse, au milieu d'innombrables écueils. Mais les citoyens que nous sommes en ont vu d'autres. Et ils sont toujours arrivés à se sortir des mauvais pas de l'histoire si, malheureusement, ils n'ont pas toujours su en tirer les leçons qui s'imposaient. Car l'histoire est un éternel recommencement, les épreuves d'hier aidant rarement à se prémunir des erreurs de demain. Si bien que les hommes, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, s'adaptent. A tout : aux  pandémies, aux conditions météorologiques, aux menaces de guerre, aux krachs financiers, aux famines, au terrorisme, aux révolutions. Ils enterrent leurs morts, relèvent leurs ruines, comblent leurs déficits et repartent.

 

Le courage, certes, les abandonne rarement. Besogneux, résistants, fatalistes, ils avancent contre vents et marées. Ce qui leur manque le plus est probablement la sagesse et le discernement, ces deux vertus qui permettent de voir mieux et plus loin. Car, ils ont toujours eu le tort d'avancer le nez sur le guidon. C'est le Général de Gaulle qui disait : "Visez les hauteurs, il n'y a pas d'encombrement".

 

Il faut admettre aussi que nos leaders ont rarement été des éclaireurs. A l'exception d'un Churchill qui avait eu le courage de promettre aux Anglais, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, " du sang, du labeur, de la sueur et des larmes", les autres ont largement contribué à nous endormir et à taire les dangers, afin de mieux assurer leur propre survie. Mais à force de jouer avec le feu et de faire l'autruche, à force de n'aspirer qu'au gain immédiat et à la seule satisfaction matérielle, le dieu profit se retourne contre nous. Oui, le veau d'or au pied d'argile, que depuis la nuit des temps l'homme a toujours été enclin à vénérer pour la bonne raison qu'il est sensé satisfaire ses désirs immédiats, s'effondre sur lui-même. Mais, en tombant, il ne manque jamais d'écraser quelques innocentes victimes.

 

Il est à remarquer également que depuis quelques décennies, les valeurs sûres sont en berne. A l'instar  de l'ange qui fait la bête, " le meilleur des mondes" s'avère le pire des mondes. Dans leur ouvrage précis et tonitruant - en référence au livre d'Aldous Huxley - "Résistance au meilleur des mondes", Eric Letty et Guillaume de Prémare soulignent un curieux paradoxe : l'utopie progressiste fait des ravages dans notre univers à mesure qu'elle signe son échec :

 

"Nous vivons une époque paradoxale, tandis que la révolution technologique ouvre à l'homme des horizons de progrès qu'il ressent comme illimités, nous assistons à la fin de l'idéologie du progrès, qui veut que le monde avance continûment du bien vers le mieux. Démentie par les faits, cette forme de matérialisme historique est un échec. L'homme occidental a cru qu'il était inscrit dans l'histoire que chaque génération vivrait mieux que la précédente ; il a cru que la civilisation du loisir et de la consommation ouvrait une ère nouvelle d'accomplissement de soi, d'épanouissement individuel, en un mot de bonheur. Or, les promesses de la modernité ne sont pas tenues, ni celle du progrès matériel continu, ni celle du bonheur croissant."

 

Et les auteurs d'énumérer quelques-uns des stigmates du progrès en cours : effacement des nations et des corps intermédiaires dans la perspective d'une gouvernance mondiale, ébranlement des fondations de la famille, négation de l'identité des individus, production artificielle de l'être humain, transhumanisme, contrôle mondial des naissances et eugénisme. Il en résulte bien que le citoyen du meilleur des mondes est avant tout un consommateur atomisé en voie de robotisation.

 

Pour traverser une crise, quelle qu'elle soit, la priorité serait de revenir à la vérité, au courage et à l'action. Le temps n'est plus aux discours lénifiants, aux mensonges et aux dissimulations qui ont sapé la confiance des peuples. L'honneur de la politique n'est-il pas d'apporter la preuve qu'il y a encore des moyens d'agir et la force des Nations de s'unir pour mieux résister ?  Le ferons-nous ou continuerons-nous à danser sur des volcans ? Probablement ! Et c'est ce qui fait qu'en permanence nous naviguons entre illusion et désenchantement. 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 08:29

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" Le sacré est ce qui donne vie et ce qui la ravit " ( Roger Caillois) 

  

L'Occident a-t-il évacué le sacré de ses préoccupations ? Certaines orientations pourraient nous le laisser craindre.  Il semblerait, en effet, que le  questionnement existentiel, qui incitait l'homme à s'interroger avec perplexité sur ses origines et sa finalité, ne soit plus d'actualité, puisque l'opinion en vogue tente d'accréditer avec force argumentation l'idée que l'univers est vide de toute pensée et que nou roulons vers le néant, nous condamnant, si nous n'y prenons garde, à n'être plus que des citoyens consommateurs qu'il serait aisé d'asservir comme une masse humaine aussi homogène que possible, astreinte à un prêt-à-penser égalitaire. Voilà ce qui risque de se produire, à plus ou moins brève échéance, si l'homme s'éloigne de ce qui, jusqu'alors, en avait fait une créature à part sur notre planète, pour la raison qu'elle peut, tout à la fois, se penser et penser l'univers, se tourner vers le passé aussi bien que se projeter dans l'avenir, et s'imaginer un destin qui outrepasse les frontières fixées par la matière. Un être qui unit chair et esprit.

 


Surprenant que de nos jours, certains jugent superflu l'enseignement de l'histoire qui, de tout temps, a répondu à la problématique d'une époque et d'un lieu donné ; d'autant que dans un monde qui tend à devenir unique et où les problèmes sont globaux, il est capital de se rappeler les parcours différenciés, ce qui singularise et distingue les nations et les peuples les uns des autres, dans le respect de ce qui, dissemblable de nous, nous reste néanmoins proche. N'oublions jamais que l'uniformisation peut devenir un totalitarisme, dont l'objectif serait de métisser les populations afin de les dissoudre et de les standardiser. Si la conquête de la liberté, sans laquelle l'homme ne peut être une personne, comporte des risques et doit être soumise au doute méthodique, elle ne peut pas être écartée davantage que le sacré de la conceptuelle humaine. Il semble impossible qu'un quelconque avenir - respectueux de l'être - s'envisage sans qu'y soient étroitement associées ces deux notions. N'est-ce pas grâce à l'esprit de liberté que l'on pourra susciter des comportements et des modes de participation basés sur le respect d'autrui et n'est-ce pas grâce à la contribution de chacun que l'on trouvera des solutions aux problèmes qui nous sont communs ? Si je comprends mon prochain en ce qui le distingue de moi et s'il me comprend de la même façon, nous pouvons dialoguer, collaborer, nous mettre d'accord sans perdre une identité à laquelle nous ne saurions renoncer, de façon à bâtir une maison planétaire habitable et supportable, en évitant les rivalités ethniques. Nous savons trop bien, désormais, que notre planète est une, elle est donc la maison commune de l'humanité que nous devons administrer, sans évacuer les valeurs qui ont fondé les grandes civilisations et sans refuser, à chaque peuple, de rester lui-même. Et ces valeurs reposent toutes sur les notions de liberté et de sacré. Sans sa relation au sacré, l'homme n'est qu'une enveloppe vide, sans l'exercice d'une liberté contrôlée, il serait rapidement la victime d'un système déshumanisé, bien incapable de gérer ce que l'on appelle communément le potentiel humain.

 


On a connu cela dans un passé encore proche. En effet, le communisme et le nazisme, qui ont dénaturé le XXe siècle, sont les deux seules idéologies qui se sont refusées, l'une et l'autre, à respecter la liberté individuelle et à se référer à une quelconque relation avec la transcendance. Et on sait où elles ont mené les hommes...

 


Or le mondialisme (qu'il ne faut pas confondre avec la mondialisation, échanges commerciaux légitimes entre les pays) risque d'être une idéologie de nature assez proche, que gouvernerait une synarchie technocratique imposée par la haute finance internationale. C'est un autre danger que nous ne devons pas écarter, aussi avons-nous le devoir de rester vigilants. Comment ? En puisant dans notre passé, notre mémoire, notre histoire, les valeurs qui ont servi d'assises aux civilisations et, à la nôtre en particulier, en nous refusant à dilapider un héritage qui nous a fait héritiers. Le refus du conservatisme est une hérésie, car, privée des structures du passé, la modernité n'est qu'une bulle artificielle, illusoire et éphémère. Et comment ne pas se rappeler que l'on ne dure qu'en se prolongeant, et que celui qui ne voit pas loin dans ce qui est passé ne verra pas loin dans ce qui est à venir, se jetant à corps perdu dans une fuite en avant sans motivation et sans but. Parions que le passé, dont nous disons tant de mal, sans le bien évaluer ou le bien connaître, est la seule lumière en mesure d'éclairer l'actualité...de demain.

 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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28 mai 2016 6 28 /05 /mai /2016 08:39
Libre arbitre ou le moment du possible

Dans le déroulement d’une existence, l’exercice de la liberté ou du libre arbitre est un moment du possible où nous effectuons un acte qui ne dépend que de nous-même et de la seule force de notre volonté, en quelque sorte un moment où nous prenons notre propre mesure et agissons en fonction de notre détermination. Tant d’actes avortent par faiblesse de l’âme, nous faisant retomber dans le marécage des opinions en vogue, des entrainements naturels ou sociologiques,  le tourbillon des idées et des opinions dominantes. Si le temps permet tout, rien n’est définitivement assuré. En cet instant du possible où mon libre arbitre s’exerce pleinement, son efficacité ne peut résider que dans la réflexion. C’est en toute connaissance de cause que je me refuse à céder à l’humeur passagère ou à la pression de l’affectif et de l’émotionnel. "Dans l’existence, la raison ne se sépare pas de la liberté, elle est générosité" - assurait Descartes, tandis que Jacques de Bourbon-Busset la nommait « la raison ardente », l’ardeur étant l’élément de base indispensable dans tout acte de courage. Cette ardeur, qui nous transcende, s’oppose alors à la tentation de céder à la facilité, à l’abandon, au renoncement.

 

Le mythe d’Er – qui termine « La République » de Platon – a pour ambition d’exposer une vérité sur l’homme chez qui la raison ne semble pas en état d’opérer un ralliement. D'autant que ce que je veux n’est pas obligatoirement ce que … je peux. Il y a parfois une marge immense qui sépare le désir de ma volonté et la volonté de mon désir. Bien sûr, tout choix exige des renoncements et la personnalité de chacun est toujours plus complexe que les choix proposés. Par ailleurs, notre caractère fluctue avec le temps et les conditions environnantes. Il serait irréaliste de nier les données événementielles auxquelles nous avons à faire, et tout aussi irréaliste de nier la nature humaine. Cependant notre liberté autorise certains aménagements et il est évident que nous évoluons avec le temps et selon les circonstances qui s'offrent à nous. Mais la faiblesse ne sera jamais une excuse.

 

Ce n'est qu'en tant que personne, dans ma singularité propre, que je suis apte à faire des choix déterminants et à conduire ma vie en usant de mon libre arbitre et de mon discernement. Sur quoi repose la notion de libre arbitre ? Deux points de vue s’opposent qui traversent l’histoire de la philosophie et subissent bien des atermoiements et des variantes. Du point de vue de la personne, c’est-à-dire du point de vue de la conscience, nul ne peut décider à ma place ; même ne pas décider est une décision et la moindre action digne de ce nom m’engage. Ne serait-ce que pour une chose aussi simple que lever le bras, il faut que je le décide, tout au moins faut-il que je le pense et que je le réalise. Le libre arbitre engage assurément ma responsabilité. Cela fait-il du libre arbitre, et du contrôle qu’il exige, une donnée essentielle ? Est-il si évident que nous soyons en mesure d'exercer une censure sur nos pensées et nos émotions ? La plupart de nos actions ne sont-elles pas des réactions mécaniques qui répondent à des facteurs divers (émotions, préjugés, éventualités, hasards) que nous ne maîtrisons pas davantage ? Certes, je suis à l’origine de mes choix, mais ai-je choisi d’être ce que je suis ? Pour que nos actions soient vraiment les nôtres, il faudrait que nous puissions nous choisir nous-même et cela n'est pas possible ? Peut-on revendiquer un choix absolu de soi-même, me suis-je choisi moi-même ? Alors, comment me considérer comme libre ? A n’en pas douter, ce n’est que dans une perspective spirituelle que la liberté, ma liberté intérieure, apparaît la plus évidente car je suis libre d’être, libre de me définir en fonction de mes exigences intimes, libre de m’engager dans des actes conformes à mes convictions, libre de réfléchir, de juger, de penser, libre de croire. Et cette liberté-là, personne ne pourra m’en priver.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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29 janvier 2016 5 29 /01 /janvier /2016 08:28
De quel vocable use nos amis les animaux ?

 

Vous le savez, bien sûr et depuis longtemps, le coq chante, cocorico,

la poule caquette,

le chien aboie quand le cheval hennit

et que beugle le bœuf et meugle la vache,

l'hirondelle gazouille,

la colombe roucoule et le pinson ramage

Les moineaux piaillent,

le faisan et l'oie criaillent quand le dindon glousse

La grenouille coasse mais le corbeau croasse et la pie jacasse

Et le chat comme le tigre miaule,

l'éléphant barrit,

l'âne braie, mais le cerf rait

Le mouton bêle évidemment et bourdonne l'abeille

La biche brame quand le loup hurle.

Vous savez, bien sûr, tous ces cris-là, mais savez-vous

 

 

Que le canard nasille, les canards nasillardent !

Que le bouc ou la chèvre chevrote

Que le hibou hulule mais que la chouette, elle, chuinte

Que le paon braille,

que l'aigle trompète

 

Savez-vous

Que si la tourterelle roucoule,

le ramier caracoule et que la bécasse croule

que la perdrix cacabe,

que la cigogne craquette et que si le corbeau croasse,

la corneille corbine et que le lapin glapit quand le lièvre vagit.

Vous savez tout cela, bien ! Mais savez-vous

 

Que l'alouette grisole,

que le pivert picasse

Ou que le sanglier grommelle,

que le chameau blatère

Et que c'est à cause du chameau que l'on déblatère,

que la huppe pupule

Et encore …

 

que la souris, la petite souris grise chicote. Avouez  qu'il serait dommage d'ignorer que la souris chicote et plus dommage encore de ne pas savoir

que le geai, Que le geai cajole !

 

 

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8 janvier 2016 5 08 /01 /janvier /2016 10:41
Réchauffement climatique : si la responsabilité humaine s'avérait fausse ?

 

C’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat ! – assure le bernois Werner Munter. Spécialiste reconnu des avalanches, ce Suisse  planche  nuit et jour depuis trois ans sur le réchauffement climatique.

Et, pour lui, l’homme n’y est pour rien !


Il y a une semaine, le Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC) pointait une nouvelle fois d’un doigt accusateur l’homme et le CO2 qu’il produit comme principaux coupables du réchauffement climatique.

Werner Munter, spécialiste mondialement reconnu des avalanches, qui se penche compulsivement sur le phénomène s’insurge : « ces gens sont des imbéciles qui répètent en boucle des bêtises, le savent et sont payés pour ! »

Son diagnostic climatosceptique, loin d’être celui d’un hurluberlu, est partagé par d’éminents scientifiques dont deux Prix Nobel. Il l’explique clairement. 


  
Vous affirmez que l’homme n’a rien à voir avec le réchauffement. Pourquoi ? 
  
Précisons tout d’abord que je ne conteste pas le réchauffement lui-même. Je l’ai d’ailleurs constaté en tant que guide de montagne en voyant les glaciers reculer. Celui qui nous fait face par exemple a perdu 100 m depuis que j’ai acheté cet appartement en 1989. En 2005, le pilier Bonatti des Drus s’est effondré à cause du réchauffement du permafrost. Ce que je remets en cause, ce sont les causes de ce réchauffement. Elles n’ont rien à voir avec l’homme ou avec le CO2 comme on nous le serine. Je suis arrivé à cette conclusion pour trois raisons. 


 
Quelles sont ces raisons ? 


La première, c’est tout simplement l’analyse des données climatiques reconstituées sur des millions d’années. Rien que dans les 10 000 dernières années, il y a eu cinq pics de températures comparables à celui que nous vivons. Ces optima correspondent à des cycles naturels. Au Moyen Age, il était par exemple possible d’aller en vallée d’Aoste depuis Arolla avec les troupeaux car le glacier n’existait plus. Lors des deux premiers optima, le Sahara était une savane avec des lacs, des arbres et des éléphants. Avant cela, pendant des centaines de milliers d’années, il a fait plus chaud qu’aujourd’hui. Et parfois jusqu’à 7 degrés plus chaud ! Or le GIEC se concentre sur les 150 dernières années. Autant dire qu’il regarde autour de son nombril. Les reconstructions paléoclimatiques montrent aussi que, pendant des centaines de millions d’années, il n’y a pas eu de corrélations entre le CO2 dans l’atmosphère et la température sur terre.


 Votre second argument ?  

 

La concentration de CO2 – qui est soit dit en passant un gaz vital et non pas un poison –dans l’atmosphère est négligeable. Il y en a un peu moins de 0,5‰ dans l’atmosphère, et au maximum 5% de cette quantité est imputable à l’homme. Pour un million de molécules d’air, il y a seulement 20 molécules de CO2 produites par l’homme. Et chaque année, notre industrialisation rajoute 4 molécules de CO2 pour chaque million de molécules d’air, mais la moitié est absorbée par les océans et les plantes. Et on veut nous faire croire que cette infime proportion due à l’homme est une catastrophe ? J’ai beaucoup de peine à le croire.


Pourquoi dès lors la thèse officielle fait quasi consensus ? Vos collègues scientifiques ne sont pas tous des imbéciles ! 
 


Ces théories visent à nous culpabiliser. Quand des scientifiques comme ceux du GIEC disent qu’ils veulent sauver la planète, je dis qu’ils ne sont pas crédibles. Ils mentent pour préserver des intérêts économiques dont les leurs. Car il y a tout un business derrière la lutte contre le réchauffement. Il y a une volonté de faire peur aux gens par exemple en dramatisant la montée des océans, alors que ceux-ci ne s’élèvent que de 2 à 3 mm par an !

 

C’est aussi une manipulation intellectuelle de parler de CO2 en tonnes plutôt qu’en proportion.
 

 

Des tonnes, ça impressionne, mais rappelons que l’atmosphère pèse 5 000 000 000 000 000 tonnes ! (cinq Millions de Milliards de tonnes!)

 

Votre dernier argument est que la thèse officielle contredit les lois de la physique.   C’est-à-dire ? 
 


Celle de la thermodynamique en particulier. Pour faire simple : la terre fait 15° de température en moyenne.

L’atmosphère censément polluée de CO2 est grosso modo à -30° à 10 km d’altitude.

Qu’elle réchauffe la Terre qui est bien plus chaude qu’elle est une aberration.

La thermodynamique nous dit que la chaleur va toujours vers le froid et jamais dans le sens inverse, ce que correspond à notre expérience quotidienne. 
 


Alors au final, comment expliquez-vous ce fichu réchauffement ?
 


Je n’ai pas de réponse car trop de facteurs entrent en jeu. Par contre, j’ai des hypothèses. Je soupçonne par exemple les variations de l’intensité du rayonnement solaire – qui répondent à des cycles – de jouer un rôle central, tout comme les processus nucléaires complexes et méconnus qui sont à l’œuvre au centre de notre Terre. Quoi qu’il en soit, c’est de l’arrogance de croire qu’en 150 ans d’industrialisation nous avons changé le climat. La nature est bien plus forte que l’homme, nous ne sommes pas les maîtres de la Terre !
 


Et si le réchauffement climatique n'était que le prétexte à la création de nouvelles taxes ?

 
 Et si le fait que la Sibérie devienne cultivable n'était pas une catastrophe ?


 Et si ceux-là même qui sont incapables de prévoir la météo à plus de 5 jours et qui prétendent savoir le temps qu'il fera dans 50 ans, nous prenaient pour des cons ?


Et si la sagesse consistait à dire qu'on n'en sait rien ...


Et si on commençait à raisonner par nous-mêmes au lieu de gober tout ce qu'on veut nous imposer ? (dans "imposer", il y a "impôt")

 

 

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Comment défigurer des paysages pour des résultats quasi nuls ...

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20 novembre 2015 5 20 /11 /novembre /2015 08:51

La-souffrance.jpg

 

 

Oui, quel est donc le rôle de la douleur dans nos vies que si souvent, trop souvent selon nous, elle affecte, blesse, décourage. Et pourquoi, par la même occasion, ne pas s'interroger sur la place qu'elle a occupée dans la vie de nos écrivains et, plus généralement, de nos artistes ? Il est certain que Proust n'aurait pas été Proust sans son asthme, que la phtisie a inspiré quelques-uns des plus beaux vers de la langue française et que, sans le rapport à la souffrance physique ou morale, l'homme aurait eu bien peu de choses à dire. Le bonheur se constate et ne se décrit pas ; le plaisir se prend et ne s'explique point. Curieusement, c'est ce que nous avons perdu qui nous devient cher, ce qui nous échappe qui nous semble précieux. Cioran notait dans ses Cahiers : " Je lis, je lis, et, sauf de rares exceptions, je ne trouve aucune réalité aux oeuvres que je lis. Que leur manque-t-il ? Je ne saurais le dire. Le poids ? Sans doute, mais qui leur confère du poids ? Une passion ou une maladie - rien d'autre. Encore faut-il que les malades et les passionnés aient quelque talent. Ce qui est sûr, c'est qu'un talent sans passion ni maladie ne vaut rien ou presque." ( Cahiers page 201 ) Et page 472, il ajoute : " C'est le Boudha qui a vu juste, qui a touché à l'essentiel. Tout tourne autour de la douleur ; le reste est accessoire, et presque inexistant ( puisque aussi bien on ne se souvient que de ce qui fait mal ), tandis que le marquis de Custine notait finement dans "Mémoires et voyages d'Astolphe Louis Léonor" : " Nous n'habitons la terre que pour apprendre à désirer ce qu'on n'y trouve pas. L'inquiétude de notre âme est une souffrance, mais ne nous en plaignons pas ; tous nos droits à l'immortalité sont là, et cette inexplicable douleur est notre plus beau titre de noblesse."

 

Il est vrai que la douleur est le passage obligé entre chair et esprit, ce, grâce à notre pouvoir de la transcender à tout moment. Si " le propre de la douleur est de n'avoir pas honte de se répéter ", l'honneur de l'homme est d'en faire bon usage. C'est presque toujours d'elle qu'il a tiré la substance spirituelle de ses oeuvres, au point que Léon Bloy assurait qu'elle était l'auxiliaire de la création. Mozart a rédigé son requiem dans l'antichambre de la mort, Beethoven écrit sa IX ème symphonie alors qu'il était sourd, Hugo jeté ses vers les plus émouvants alors qu'il venait d'enterrer sa fille Léopoldine, Charles d'Orléans, ce doulx seigneur, chanté sa France si belle lors de ses vingt-cinq années de détention dans les geôles anglaises et François Villon composé sa Ballade des pendus alors qu'il était condamné au gibet, peine qui sera finalement commuée en bannissement.

 

Frères humains qui apres nous vivez,
N'ayez les cueurs contre nous endurcis,
Car, se pitie de nous povres avez,
Dieu en aura plus tost que vous mercis.


 Seules, en effet, la douleur et la privation peuvent produire une impression positive, et par là se dénoncer d'elles-mêmes : le bien-être, au contraire, n'est que pure négation. Aussi n'apprécions-nous pas les trois plus grands biens de la vie : la santé, la jeunesse et la liberté, tant que nous les possédons ; pour en comprendre la valeur, il faut que nous les ayons perdus."  - écrit Schopenhauer dans " De la vanité et des souffrances de la vie"

 

L'homme est donc particulièrement créateur dans l'épreuve, le combat, l'effort, l'opposition. La valeur va à ce qui coûte, à ce qui exige, à ce qui oblige. S'y ajoute souvent une ascèse personnelle. Et qu'apprenons-nous aujourd'hui dans les discours dont on nous abreuve à longueur d'onde ou d'antenne ? Une version opposée, qui ne fait que rarement référence aux mérites de l'effort, à l'excellence du travail, à la noblesse du sacrifice, à l'élan généreux de l'amour et de la compassion, mais prône l'hédonisme glouton et éphémère dont on sait depuis Platon qu'il ne mène nulle part et ne favorise que l'égotisme et l'égocentrisme. Voilà ce que nous transmettons aux générations de demain sans l'ombre d'une mauvaise conscience. Et c'est d'autant plus regrettable que notre jeunesse connaît déjà les affres de la souffrance. Lisons-les ces auteurs adolescents, auxquels nous communiquons notre cynisme, nos divisions idéologiques, notre athéisme triomphant, notre assurance  doublée de suffisance d'avoir tout résolu des mystères de l'univers, et nous comprendrons à quel point leur détresse est grande ! Abreuvée de violence, de sexe, de drogue, de mensonge, de contre-vérité, à quoi peut bien se rattacher une jeunesse que nous avons privée d'idéal et de transcendance ? Que lui donne-t-on à admirer sinon les stars de pacotille et les dieux du stade ? Car quelques rais de lumière n'éclairent pas toute la nuit et quelques vagues ne soulèvent pas tout l'océan. Si l'on est optimiste à chaque fois que l'on contemple une fleur ou un bon morceau de pain, et pessimiste chaque fois que l'on pense à ceux qui dénaturent ce pain et sacrifient ces fleurs, on voit que la souffrance veille et demeure, afin que ne se perde jamais la trace de ce qui reste en nous "d'auguste et de divin" et que ce que le temporel ne cesse de désunir, l'intemporel l'unisse à tout jamais.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.

LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
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Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

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