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15 mai 2018 2 15 /05 /mai /2018 07:00
Blues Social Club de Lorenzo Cecchi

J’ai lu ces nouvelles peu après leur publication, quelques jours après le décès de Johnny Hallyday et j’y ai trouvé matière à lui adresser un clin d’œil posthume tant ces textes sont brûlants, voire enflammés.

 

 

Blues social club

Lorenzo Cecchi (1952 - ….)

 

 

« Allumer le feu, allumer le feu
Et faire danser les diables et les dieux
Allumer le feu, allumer le feu
Et voir grandir la flamme dans vos yeux
Allumer le feu
 ».

 

Le feu, Lorenzo l’allume sans retenue aucune dans ce recueil de sept nouvelles publié quelques jours seulement avant le décès de Johnny. La force des flammes boutées à un matelas déposé dans un couloir pour incendier un étage, ou à l’escalier d’un autre bâtiment pour apaiser une obsession. L'auteur allume aussi le feu de la colère dans les tripes de gars vexés et humiliés, de même que le feu de l’amour dans le cœur de l’amoureux transi et le feu destructeur des bombes lâchées par les terroristes. Le feu dévore ces histoires au rythme du blues et du rock n’roll qui envahit le livre où l’on croise Robert Johnson, Big Bill Bronzy, Elmore James, B.B. King, Bill Haley et Chuck Berry dans un rythme infernal et intense.

 

Un éditeur véreux connait les flammes en essayant de se refaire pour retrouver un passé plus glorieux mais entaché d’une faute définitive. Obsédé par la musique endiablée des voisins du dessus, un pauvre type les enflamme. Quand l’élève dépasse le maître, celui-ci se laisse gagner par le feu de la colère. Le jeune professeur est consumé par le feu de l’amour qu’il éprouve pour la fille du pochtron le plus assidu du bar. Le chat-dans-la gorge met le feu dans les larynx des hôtes qu’il n’aime pas. Maman est à Mallbeek, le jour où le feu des bombes ravage tout, comme ces bombes peuvent également sortir du sac étrange du mystérieux voisin. Voilà sept histoires de feu, de flammes et de musique endiablée, sept aventures bousculant définitivement la vie de gens ordinaires.

 

J’ai retrouvé, à la lecture de ces nouvelles, des impressions que j’avais déjà eues lors de la lecture de Contes espagnols de Lorenzo, j’avais alors « surtout trouvé beaucoup de vie, d’envie de vivre ». Alors que ces dernières nouvelles sont plus sombres et que  leur chute est presque toujours très noire. Après cette dernière lecture, je ne pourrais pas écrire : « Un recueil à mettre à son chevet pour lire un ou deux textes les soirs de blues ». Je conseillerais plutôt cette lecture pour les jours où l’on se sent fort, ceux où l’on a envie de chanter :

 

« Je veux la foudre et l'éclair
L'odeur de poudre, le tonnerre
Je veux la fête et les rires
Je veux la foule en délire
 ». (Texte de Johnny Hallyday)

 

Denis BILLAMBOZ

 

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L'auteur, de face, feuilletant son ouvrage.

L'auteur, de face, feuilletant son ouvrage.

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commentaires

P
Saut Denis,<br /> J'espère que tu n'es pas trop gêné par les grèves successives, bien qu'avec un bon nombre de livres en poche on peut faire face aux heures d'attente ... J'espère que tu vas bien et que tu es toujours dans ta super forme livresque.
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D
Hello Pascal,<br /> <br /> Juste une petite inquiétude pour un petit voyage en Ecosse début juillet avec la SNCF et Air France. On croise les doigts ! Amitiés et à bientôt, bonjour à Agnès !

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Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

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