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25 juin 2018 1 25 /06 /juin /2018 07:51
Au nord de Mogador de William Cliff

Pour passer de bonnes vacances, il faut bien aussi un peu de poésie, alors je vous propose d’accompagner William Cliff dans son retour à sa campagne wallonne après les longs voyages qu’il met en vers, sans omettre son message de sagesse que nous lirons avec attention.

 

 

Au nord de Mogador

William Cliff (1940 - ….)

 

 

Après avoir pleuré ses amours perdus dans le recueil du même non, William Cliff publie ce nouvel opus dans lequel figurent certains poèmes qui auraient pu être insérés dans le précédent, des strophes tressées pour chanter les éphèbes au corps de rêves.


 

« buvons pour les adolescents si beaux

qui vole sur la lame vagabonde »

 

Dans le présent recueil, l’auteur évoque surtout les voyages qui l’on conduit au Nicaragua, à Manhattan, à Mogador, à Agrigente, sur l’Ile d’Elbe et dans bien d’autres lieux encore.

 

« je me dis « Essayons de partir en voyage

n’importe où pour briser l’apathie de notre âge. » 

 

Mais le voyage rappelle toujours le pays : Gembloux, entre Bruxelles et Namur, et sa nature si accueillante vers laquelle il faut toujours revenir.

 

« à tel point qu’il m’est arrivé de me rouler

dans la forêt pour me saouler de sa beauté. »

 

Le temps des passions est passé, William Cliff revient au bercail pour demander aux hommes de faire preuve de plus grande sagesse et d’oublier la violence inutile.

 

« hommes nous sommes loups les uns aux autres

au lieu de nous aimer d’un peu plus près »

 

Il est tellement plus important de pouvoir compter sur son prochain quand on traverse un mauvais gué, qu’il est fort bien venu que celui-ci puisse lui aussi compter sur son voisin en temps voulu.

 

« Alors on est heureux quand quelqu’un par son aide

nous tire d’une embûche où périssait notre être. »

 

Ainsi, après avoir perdu de nombreux amours au cours de ses voyages au long cours, vers le soir de sa vie, William Cliff est revenu gambader dans ses campagnes natales pour chanter encore la nature, la paix, la douceur, la tendresse, la beauté et surtout la sagesse et la tolérance dans ce recueil de poésie bien structurée, sans fantaisies inutiles, pleines d’une douce empathie.

 

"Ah ! l'accablement du déroulement du temps !

Ah ! la répétition des jours de la semaine !

Ce jeudi qui viendra demain et qui pourtant

Mourra sous le prochain vendredi qui s'amène ! "

 

Je retourne à l’auteur sous forme d’un clin d’œil cette strophes qui évoque une petite ville proche de chez moi qui a perdu depuis un certains temps le chapeau qui l’a coiffé par erreur pendant quelques années.

 

« En revenant vers Dôle et parlant à un homme

qui avait pris un brochet, je passai du temps

à écouter son accent plein d’histoire comme

nous en avons tous quand nous prenons notre temps. »

 

Désormais quand je passerai par Dole, je penserai à ce poème de William Cliff même si je ne pêche pas le brochet.

 

Denis BILLAMBOZ

 

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commentaires

E
Et il avait commencé ses lauriers par le prix Marcel Thiry dont je viens d'interviewer les organisateurs :)
Répondre
D
Il a reçu aussi le Goncourt de la poésie pour son précédent recueil en 2016, je crois !
A
Je trouve pourtant que c'est une poésie assez ras des pâquerettes. Mais c'est cela qui plaît aujourd'hui.

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Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

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