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12 novembre 2018 1 12 /11 /novembre /2018 08:45
La fille de mon meilleur ami d'Yves Ravey

Yves Ravey est comme moi bisontin, et malgré son talent et sa notoriété, je ne l’avais encore jamais lu, c’est donc avec un réel plaisir que j’ai pris connaissance de ce petit roman plein de malice, pas toujours très moral mais tellement drôle, et peut-être pour finir vertueux en quelque sorte.

 

 

La fille de mon meilleur ami

Yves Ravey

 

 

Lors du dernier Salon du livre de Paris, j’ai voulu profiter de la présence d’Yves Ravey pour le faire figurer parmi les auteurs dont j’ai lu au moins un livre. Je savais qu’il était comme moi bisontin mais j’ai découvert que nous avions été voisins autrefois. C’est donc avec un plaisir redoublé que j’ai acquis ce livre que je commente aujourd’hui.
 

C’est un roman composé de chapitres souvent courts, écrits avec des phrases elles aussi courtes, un texte qui va à l’essentiel, qui ne se noie jamais dans les détails inutiles ou les digressions ennuyeuses. L’auteur emprunte les chemins littéraires les plus courts, avec des phrases précises nourries d’un vocabulaire  choisi afin de dénouer une intrique plutôt tortueuse.
 

Ce récit raconte les aventures de William, un homme d’âge mûr qui a promis à son meilleur ami, alors qu’il est mourant sur son lit d’hôpital, de veiller sur sa fille Mathilde, à la santé si fragile qu'elle l’a obligée à séjourner dans un établissement spécialisé. Mais Mathilde finit par entraîner William dans une expédition dont le seul but est de rencontrer son fils dont la garde a été confiée à son mari, remarié dans la région parisienne. La nouvelle épouse s’est attachée à l’enfant, si bien qu’elle se comporte comme sa mère et ne veut surtout pas qu’on lui retire ce petit garçon qu’elle considère comme le sien.
 

Mathilde et William ont en commun un certain laxisme à l’endroit de l’honnêteté, ils laissent facilement traîner les doigts dans les rayons des magasins, ils sont tous les deux capables d’inventer les pires histoires pour justifier leurs minables carambouilles. William en invente une à dormir debout pour convaincre la nouvelle mère de l’enfant de laisser sa mère génétique avec lui pendant un petit moment, mais, en même temps, il constate qu’il peut exploiter les activités du mari pour renflouer son patron qu’il a spolié sans vergogne. Mathilde ne reste pas inactive pendant qu’elle attend le résultat des négociations avec la famille de son fils, elle a trouvé elle aussi un moyen de gagner quelques sous. Au final, le couple  se retrouve avec un wagon de mensonges à gérer entre eux et avec ceux qui les entourent.
 

Une intrigue courte et bien remplie, la vertu n’y est pas encensée, c’est le hasard qui finira peut-être par conclure cet enchevêtrement de combines ou, alors, serait-ce  une leçon de morale que l’auteur adresse à tous les malfrats pour leur montrer qu’un jour ou l’autre ils finiront par se prendre les pieds dans le tapis qu’ils ont eux-mêmes mal étiré ?
 

Denis BILLAMBOZ

 

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Yves Ravey

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