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20 novembre 2020 5 20 /11 /novembre /2020 10:53
Marcel Proust et les amitiés électives

Marcel Proust dans sa Recherche a su réunir magnifiquement tous les arts comme expression et finalité de l’être humain. Il n’a pas manqué d’y représenter des figures d’artistes et d’ériger en un personnage les qualités et talents d’artistes vivants que ce soit à travers Elstir le peintre, Vinteuil le musicien et Bergotte l’écrivain. Ainsi retrouve-t-on en eux un peu de Monet, de Sisley, de Helleu, de Satie, de Reynaldo Hahn, de Fauré, de César Frank ou encore d’Anatole France, ses contemporains. Par ailleurs, Proust a pris soin d’évoquer à maintes reprises dans la "Recherche" Racine, Baudelaire, Chateaubriand, Nerval, Saint Simon, se plaçant lui-même dans la succession d’un Balzac, d’un Barbey d’Aurevilly, d’un La Rochefoucauld, voire même d’un Buffon. Ceci dans une tension de la volonté rendue visible dans l’œuvre par la multiplicité des éléments qui la composent et reprenant le mythe de l’écrivain "total" puisque chaque œuvre a vocation à vous nourrir dans une évolution créatrice.

 

Tout au long de la Recherche se murmure en leitmotiv la petite phrase de Vinteuil et une relation s'établit spontanément entre la musique et le phrasé proustien qui ont en commun l’expression artistique la plus harmonieuse. C’est également l’écoute d’une oeuvre à travers le temps, sa mutation permanente qui suscite presque fatalement notre réflexion et notre mélancolie. Et n’est-ce pas la mémoire et son pouvoir de réactualisation qui crée ce phénomène d’une restitution d’un temps … à l’état pur comme l'entendait Marcel Proust ? Toute recherche artistique est une quête de communication. Rappelons-nous que pour l'écrivain tout peut devenir musical. Ainsi le souffle d’Albertine comparé au «pur chant des anges». Et encore, la corde de l’affûteur de couteaux, ces bruits habituels de la rue au sortir du sommeil que sont la trompette du rempailleur, le bruit du rideau de fer qu’on lève, la corne du tramway, ce sont en quelque sorte l’enchantement des vieux quartiers, la litanie des petits métiers. Evidentes ramifications avec la musique d’un Eric Satie.

Les notes de Wagner, les couleurs d’Elstir constituent l’essence qualitative des sentiments dans leur expression la plus aboutie. L’écrivain se charge en quelque sorte de procéder à l’osmose d’entités différentes afin d’établir des connexions entre ces univers. Seule, selon Proust, la relation avec l’art mène à une relation totale, plus absolue que la relation amoureuse trop souvent entravée et menacée par de multiples ruptures. On voit dans "La Recherche", le narrateur reconquérir progressivement sa liberté à la suite de la fuite d’Albertine.
 

 « Par l’art seulement, nous pouvons sortir de nous, savoir ce que voit un autre de cet univers qui n’est pas le même que le nôtre, et dont les paysages nous seraient restés aussi inconnus que ceux qu’il peut y avoir dans la lune. Grâce à l’art, au lieu de voir un seul monde, le nôtre, nous le voyons se multiplier, et, autant qu’il y a d’artistes originaux, autant nous avons de mondes à notre disposition, plus différents les uns des autres que ceux qui roulent dans l’infini et, que bien des siècles après qu’est éteint le foyer dont il émanait, qu’il s’appelât Rembrandt ou Ver Meer, nous envoient encore leur rayon spécial.

(…)

Ce travail qu’avaient fait notre amour-propre, notre passion, notre esprit d’imitation, notre intelligence abstraite, nos habitudes, c’est ce travail que l’art défera, c’est la marche en sens contraire, le retour aux profondeurs où ce qui a existé réellement gît inconnu de nous, qu’il nous fera suivre ».

 Le temps retrouvé

 

Proust a souvent repris certaines métaphores utilisées par les poètes antiques. Enfin et surtout, sous les choses, l’écrivain décèle ce que Jung nomme les archétypes. Au-delà d’Oriane de Guermantes, n’y a-t-il pas Geneviève de Brabant, au-delà des Trois arbres, le vague souvenir des sortilèges anciens, de sorte que leurs branches semblent des bras qui se tendent en une mystérieuse supplication ? Il est vrai que l’écrivain use de l’image en virtuose et qu’il  ne s’est pas contenté de rédiger ses textes en musicien soucieux de l’harmonie des mots, mais qu’il les a conçus en peintre qui sait que, ce qui compte, ce n’est pas le modèle tel qu’il est, mais tel que le voit le regard de l’artiste. L’art permet à l’intemporel d’entrer dans le quotidien et au quotidien de s’introduire dans l’intemporel. C’est pour cette raison que Marcel Proust s’est plu à évoquer le réel par le biais de l’œuvre d’art afin que, ce qu’elle a magnifié, vienne se réincarner à nouveau, cycle accompli des métamorphoses que Proust a su traiter avec une indéniable maîtrise. Il est amusant aussi de relever les passages où une foule de Paris lui évoque les cortèges de Gozzoli, où le nez de M. de Palancy lui rappelle un portrait de Ghirlandajo et, ce qui semblait s’être absenté du réel pour exprimer un réel différent, s’y replonge afin de mieux traduire les correspondances de l’intemporel et du quotidien. Néanmoins, l’auteur de La Recherche tenait Ver Meer pour le plus grand des peintres : « Depuis que j’ai vu à La Haye « La vue de Delft », j’ai su  que j’avais vu  le plus beau tableau du monde » - écrivait-il à Vaudoyer. « Dans Du côté de chez Swann,  je n’ai pu m’empêcher de faire travailler Swann à une étude sur Ver Meer » – précise-t-il et il ajoute : « Je ne connais rien de Ver Meer. Cet artiste de dos, qui ne tient pas à être vu de la postérité et qui ne saura pas ce qu’elle pense de lui, est une idée poignante. »

 

Cette prédilection de Proust pour Ver Meer s’explique d’autant mieux que le peintre hollandais utilise les mêmes moyens que l’écrivain pour donner aux choses les plus courantes une importance sensible et un pouvoir tel qu’un petit bout de mur jaune ou une perle se chargent d’une condensation particulière : ainsi Proust fait-il jaillir d’une tasse de thé ou d’un bouquet d’aubépines, ou encore d’un simple pavé, des mondes abîmés dans l’oubli et remonter des profondeurs des pans de vie intacts. René Huyghe, qui a étudié leurs affinités, note : « Du réalisme Ver Meer et Proust s’éloignent par cette commune conviction que l’on peut remplacer l’imaginaire par la sensibilité. Ils ont tous deux une vision vraie, c’est-à-dire ressentie et non imaginée et pourtant distincte de la vision commune collective qui, pour la plupart, constitue le réalisme ». Proust se sentait également proche des impressionnistes qui, en tant que peintres, avaient tenté une expérience similaire, comme il l’était d’un Gabriel Fauré ou d’un César Franck qui, en musique, avaient su atteindre l’originalité native des sons. « La musique n’est-elle pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être la communication des âmes » - se plaisait-il à dire. Par ailleurs, il est intéressant de souligner, à propos de son œuvre, que Proust a poussé certains traits de ses personnages au-delà de la caricature, jusqu’aux limites d’eux-mêmes, c’est-à-dire jusqu’à une forme de monstruosité. C’est le cas de Charlus. Les monstres, il est vrai, nous découvrent d’étranges perspectives sur des abîmes insondables que nous ne pourrions soupçonner sans eux.  Ces allégories, ces images qui s’achèvent en bouffonnerie, ces jeux de lumière et de perspective, ces liens tissés entre les êtres et les choses évoquent une atmosphère quasi shakespearienne.  Les Guermantes et les Verdurin se sont évanouis, tandis que dans la mémoire du narrateur tinte encore, à la porte du jardin de l’enfance qu’il n’a point refermée, la petite cloche qui annonçait la visite de Swann et que ce passé, qui descendait si loin, est enfin retrouvé :

 

« Si la vie m’était laissée assez longtemps pour accomplir mon œuvre, ne manquerais-je pas d’abord d’y décrire les hommes (cela dût-il les faire ressembler à des êtres monstrueux) comme occupant une place si considérable, à côté de celle si restreinte qui leur est réservée dans l’espace, une place au contraire prolongée sans mesure - puisqu’ils touchent simultanément, comme des géants plongés dans les années, à des époques vécues par eux si distantes, entre lesquelles tant de jours sont venus se placer – dans le temps » - écrit-il à la fin du Temps Retrouvé.

 

Marcel Proust trouvera toujours dans la musique et la peinture une joie intense et des moments d’exception. Il dit être alors dans une situation « magique » et entrevoir un autre monde. Seule solution pour sortir de nos contingences matérielles et physiques. Et ces impressions, nous sommes en mesure de les rencontrer là où nous les attendons le moins, alors que la relation amoureuse nous circonscrit dans de constantes restrictions émotionnelles et affectives qui suscitent très vite, trop vite, l’ennui et la jalousie. Seul l’art nous permet d’atteindre le sublime et de nous élever au-dessus de nous-même. Pour l’écrivain, seul l’art est apte à nous faire entrevoir un monde extra-temporel. « La musique n’est-elle pas l’exemple unique de ce qu’aurait pu être la communication des âmes »  - affirmait-il. Proust, touché par cet universalisme de la pensée, résumait ainsi sa propre métaphysique : « Le monde extérieur existe mais il est inconnaissable ou connaissable partiellement, le monde intérieur est connaissable mais il nous échappe sans cesse parce qu’il change et se transforme. Seul le monde de l’art est absolu. »

 

Le roman de Proust ajoute à une peinture d’une société qui s’apprête à disparaître une analyse nouvelle et plutôt pessimiste de l’amour ou, plus exactement, une lutte de l’esprit contre le temps, une difficulté à trouver dans l’existence un point d’ancrage, la nécessité de le chercher au-dedans de soi et surtout la possibilité de l’établir et de le stabiliser dans l’œuvre d’art. C’était, d'après lui, la seule façon de le  vaincre : le fixer à jamais dans l’éternité de l’œuvre. Le rôle dévolu à l’art réside, par conséquent, à transmettre cette part essentielle qu’est le monde invisible, monde où ce que nous avons vécu dans la hâte et l’urgence, de façon anecdotique, atteint sa plénitude et son véritable sens. L’intérêt de la lecture est de tenter de trouver dans une œuvre, chez un auteur, des perspectives nouvelles, de nous donner à voir ce qui se cache derrière un style, une vision, une atmosphère, une histoire. Avec Proust, les perspectives sont certes quasi infinies car il a écrit avec « La Recherche » une sorte d’évangile où il traite non seulement du monde mais de l’envers des choses,  ce qui est enfoui au plus profond du mystère de l’être. Ce n’est certes pas le monde tel qu’il est qui le sollicite, mais tel qu’il le recrée dans une réalité, la seule qui lui soit acceptable : la sienne. Avant Freud, du moins à la même époque que lui et sans qu’il le connaisse, Marcel Proust a eu l’intuition aiguë et étrangement prémonitoire de l’inconscient. D’autre part, juif agnostique, il rejoindra le religieux et la transcendance par le poétique, en quelque sorte une transcendance poétique, tant il est vrai qu’il n'aspire nullement à une quelconque reproduction de quoi que ce soit, mais à une équivalence, une équivalence qui fait de sa recherche une oeuvre absolue, une recréation du monde.

 

Alors que l’impressionnisme est fondamentalement existentiel, Proust se retranche de cet existentiel et soustrait au lieu d’ajouter afin d’atteindre l’essence des choses. En soustrayant, il vise une cible précise et s’y tient. Marcel Proust l’admettait volontiers : je ne sais pas regarder. Certes, il ne regardait pas vraiment ce qui était devant lui, il faisait davantage, il voyait, parce que voir, c'est  interpréter et édifier l'invisible au-delà du visible avec le secours de l'intelligence et de la sensibilité. Ainsi sa pensée avait-elle le pouvoir de recréer le monde à chaque instant grâce à son intuition cosmique. Incontestablement, le petit Marcel était un précurseur. N’est-ce pas l’un des pouvoirs de l’art de permettre à l’intemporel d’entrer dans le quotidien et au quotidien de s’introduire dans l’intemporel, si bien que la vie est reçue comme sacrée et que les métaphores dont use l’écrivain sont-elles des transfigurations.

 

La musique, comme tous les arts d’ailleurs, lui était essentielle. Sa mère jouait joliment du piano et, adolescent, il assistait fréquemment à des concerts. Il faut reconnaître que son époque a vu en France une éclosion musicale d’une rare qualité avec des compositeurs comme Debussy, Saint-Saens, Massenet, Chausson, Satie, Ravel, César Franck et Fauré. De plus, Proust eut bientôt comme ami intime Reynaldo Hahn qui était pianiste, chanteur, compositeur, et sera un jour directeur de l’Opéra de Paris. Ce jeune prodige initia Marcel à la musique en véritable professionnel, aiguisant son goût et contribuant à former sa culture musicale. Selon lui,  la musique avait entre autre pouvoir celui de réveiller nos mémoires assoupies, d'ouvrir dans nos esprits une fenêtre sur l'inconnu. Parmi les morceaux que Proust affectionnait, il y a le « Cantique de Jean Racine » de Gabriel Fauré et le « quatuor en ut mineur opus 15 » qu’il fit jouer dans son appartement parisien parce que cette musique ne se contentait pas de l’inviter à une douce rêverie mais nourrissait son imagination. L’alliance du piano et du violon lui apparaissait comme la plus émouvante, celle qui plonge l’âme dans une forme de béatitude et éveille le cœur solitaire. César Franck fut également un musicien qu’il appréciait. Lorsqu’il découvre, lors d’un concert, le quatuor de César Franck, il invite le quatuor Poulet à venir l’interpréter Boulevard Haussmann. Il est probable  que César Franck et Fauré ont contribué à lui inspirer la fameuse petite phrase de Vinteuil qui se caractérise par une nostalgie poignante et une grande élévation spirituelle.

 
Pour Marcel, les mots devaient avoir cette même légèreté et le phrasé littéraire être à son tour  musical avec une succession de mouvements lents et suspendus. Il est certain que la musique de chambre était sa préférée bien qu’il ait été sensible à la musique wagnérienne, mais la française lui correspondait davantage, elle possédait cette fluidité qu’il s’efforçait lui-même d’employer dans son écriture. Proust a tenté avec succès de faire de « La Recherche » une œuvre qui englobe à la fois la face lumineuse et la face sombre de l’humain aux prises avec la réalité des choses. Les arts y tiennent une place d’autant plus essentielle qu’ils assurent, en quelque sorte, le salut de l’homme, qu’ils sont la voie royale qui mène à une élévation constante, une sorte de transgression spirituelle, et témoignent ainsi de la part intime du divin. Chaque artiste  ne se propose-t-il pas de recréer le monde selon sa subjectivité et l’impression n'appartient-elle pas à chacun de nous ? Si bien que l’impression balaye l’esprit d’observation puisque ce dernier est sans cesse abusé par le brouillard des identités et les illusions permanentes. D'autre part, la réalité n’est-elle pas constamment improbable ? Il ne s’agit pas seulement de se souvenir mais de saisir les choses dans une réalité orchestrée, à un moment précis du temps, tellement les choses autour de nous sont mutables. Un peintre a eu récemment cette jolie phrase : «  Peindre, c’est éliminer tout ce qui gêne la lumière. » Marcel Proust a agi de cette façon en se référant à sa lumière intérieure et aux variations perpétuelles occasionnées par le temps. Avec lui, nous sommes dans la concomitance des substances, un champ d’expérience qu’il scrute en tournant son regard vers l’intérieur, là où l’impression devient… empreinte. Y-a-t-il une cause, y-a-t-il une conséquence ? Voilà la question qu’il pose dans un roman qui est celui des paradoxes et qu’il rédige d’une écriture charnelle, foncièrement égocentrique, dans laquelle il infuse toute son âme. D’un style simple, merveilleusement fluide, d’une oralité poétique admirable, l’auteur joue de sa présence en étant toujours au plus près de ce qu’il écrit, sans jamais perdre de vue ce qui lui semble approcher  l'art absolu.


 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE


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Marcel Proust et les amitiés électives
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commentaires

D
Une fois de plus, je suis transportée par votre texte magnifique où, avec aisance, élégance, finesse, justesse et poésie, vous nous enchantez et vous nous invitez à pénétrer sur la pointe des pieds dans l'œuvre de Proust. Ses relations à la peinture, à la musique nous font entrevoir à nous aussi un autre monde où la réalité est transcendée. Mais que mes mots paraissent fades à côté des vôtres !!!
J'ai adoré le récit de l'amitié de Proust avec Anna de Noailles. Je me dis que j'aurais dû relire leur correspondance en rédigeant mon livre car vous seule savez extraire les plus belles citations - la "fine odeur d'aubépine" qui tombe du cerveau de la belle Anna.
Et puis votre texte sur Proust et Colette! La façon dont vous narrez leur estime réciproque, leur amour de la belle langue, est bouleversante. Je connaissais ce portrait de Proust rencontré au Ritz en 1920 et j'ai adoré le relire, cité par vous !
Je vous envoie avec mon amitié, mon admiration affectueuse et profonde.

Dane
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T
Merci pour ce bel article et les extraits qui rendent ces relations si vivantes !
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A
Ce qu'ils ont écrit :


Isabelle Boumalala
Merci !!! Extrêmement intéressant.
· Répondre · Partager · 1 j

Philippe Dupont-Mouchet
Chère Armelle Barguillet Hauteloire, je vous remercie pour toutes ces contributions que vous nous apportez régulièrement. Un plaisir de vous lire. C'est à chaque fois du vrai contenu rédactionnel original, fruit d'un authentique travail. C'est assez ra… Afficher la suite
· Répondre · Partager · 1 j · Modifié

Jean-Claude Basque
Absolument
· Répondre · Partager · 1 j

Jean de Kerjouet
Entièrement d'accord !
· Répondre · Partager · 1 j


Richard Lejeune
REMARQUABLE, Madame Barguillet Hauteloire ... comme toujours ! Une mine d'or !
· Répondre · Partager · 2 h
Répondez...

René Kerjean
Merci beaucoup Armelle pour votre blog passionnant. Je recommande ici de bien observer ce que vous dites des relations entre Colette et Proust, qui a vu ce que de la sève des êtres Colette parvient à retenir dans sa prose.
· Répondre · Partager · 22 h

Carsalade Blanchard
Magnifique blog, merci beaucoup
· Répondre · Partager · 12 h

Celine Willocq
je le crois poete aussi..
· Répondre · Partager · 12 h

Isabelle Gomez
Oui, vraiment on apprend avec ravissement en vous lisant, chère amie !
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