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30 août 2021 1 30 /08 /août /2021 07:37
L'amour d'une mère de Julie Maillard

 

A l’approche de la Fête des Mères, les Editions de l’Aube publie ce très joli recueil de nouvelles sélectionnées avec finesse et goût par Julie Maillard. « Tendre et doux ou âpre et violent, l’amour d’une mère est une force qui peut tout emporter sur son passage ». Au travers des neuf textes qu’elle a retenus, elle nous le démontre. J’ai choisi de nommer les auteurs et leur texte afin que chaque lecteur puisse rechercher l’original et éventuellement le situer dans son contexte éditorial ou dans l’œuvre de l’écrivain.

 

Hans Christian Andersen – Histoire d’une mère - Un conte radieux comme Andersen en a beaucoup écrit, plein de poésie et de romantisme mais du romantisme comme on en écrivait au XIXe siècle. « Comment as-tu pu trouver ta route jusqu’ici ? demanda la Mort, et comment as-tu pu t’y rendre plus vite que moi ? ».

 

Jules Renard – L’enfant gras et l’enfant maigre – Une très courte nouvelle comme une réplique, une excuse, une politesse qui ne sert qu’à masquer une cruelle réalité. « Chère Madame, je ne dis point cela parce que vous êtes sa mère, mais savez-vous que je le trouve très bien aussi, le vôtre, dans son genre ! ».

 

Alphonse Daudet – Les mères – Un amour maternel surdimensionné rempli d’une foi inébranlable en son pouvoir qu’une mère éprouve pour son fils soldat. « Quand il parut, la façade du fort en fut toute illuminée ».

 

Marguerite Audoux – Mère et fille – Quand la mère, qui a trop protégé sa fille devient sa rivale, l’affrontement est inéluctable mais l’amour conduira l’une au sacrifice que seule une mère peut consentir pour son enfant. « Va, maman, épouse monsieur Tardi, afin que de nous deux il y en ait au moins une qui ait un peu de bonheur ».

 

Guy de Maupassant – La Mère Sauvage – Une mère même éloignée de son fils ne l’oublie jamais, la Mère Sauvage vengera impitoyablement son fils tué à la guerre. « On trouva la femme assise sur un tronc d’arbre tranquille et satisfaite ».

 

George Sand – Les mères de famille dans le beau monde – Un texte très corrosif, amer et, en même, temps, acide qui dénonce le ridicule des femmes qui veulent encore paraître quand elles devraient se contenter d’être des modèles pour leurs filles. « Jugez donc quelle révolution, quelle fureur chez les femmes, si on les obligeait d’accuser leur âge en prenant à cinquante ans le costume qui conviendrait aux octogénaires ».

 

Maxime Gorki – La mère du traître – L’histoire d’une mère qui voudrait se revêtir du déshonneur de son fils pour lui épargner la honte et la punition qu’il mérite. « Je suis sa mère, je l’aime et je me considère comme coupable de sa trahison ».

 

Léon Bloy – Jocaste sur le trottoir – Comme dans une tragédie grecque, un fils est manipulé par des forces supérieures qui le conduisent à coucher avec sa mère. « Un jour le terrible drôle, qui savait ce qu’il faisait, me donna l’adresse d’une femme charmante, quoiqu’un peu mûre, qui me comblerait de délices ».
 

Charles Dickens – L’histoire de la mère – Comme souvent dans les histoires de Dickens, cette mère est affligée par ce qu’on l’a privée de ses enfants qu’elle ne renoncera jamais à retrouver. «… cette femme simple et naïve, mais grande par l’amour et la foi, semblait déjà appartenir au ciel ».

 

J’ai choisi ces quelques copeaux de textes, à mon sens fort explicites, pour démontrer tous les personnages qu’une mère accepte d’être pour ne pas perdre son ou ses enfants. Souhaitons que les enfants se souviennent de tout ce que leur mère leur a donné, d’autant qu’ils n’auront jamais qu’une seule mère, aussi immense soit son amour, sa générosité et son abnégation. J’ai trouvé ces textes admirables, comme il est agréable de lire la belle langue qui  était encore la nôtre au début de ce siècle et au précédent. Merci à l’éditeur et à Julie Maillard de nous avoir offert de si  jolies phrases. Je rangerai ce recueil aux côtés de « La Mère » de Maxime Gorki, de « La Mère » de Pearl Buck et de quelques autres livres qui évoquent la mère dans tout ce qu’elle représente pour nous tous.
 

Denis BILLAMBOZ


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