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11 avril 2022 1 11 /04 /avril /2022 08:29
La chambre du premier de Monique Bernier

Sylvie s’est mariée jeune, très jeune même, avec Jean qui l’a emmenée en Australie qu’elle quitte, au début de cette histoire,  pour rejoindre sa Belgique natale. Elle ne supporte plus la vie que son mari lui inflige, elle a économisé sou par sou pour payer ce long voyage et ses enfants sont désormais assez grands pour comprendre son désarroi et vivre sans elle. Elle rentre au pays où personne ne l’attend, elle découvre que sa grand-mère adorée vient de décéder. Elle se réfugie auprès de son frère avec lequel elle a rompu depuis son départ. Elle n’a plus aucune relation avec sa mère avec laquelle elle ne s’est jamais entendue et elle a l’impression de n’avoir jamais eu de père. Elle découvre petit à petit que la vie qu’elle a menée avec sa grand-mère ne correspondait peut-être pas à la réalité familiale, que sa mère n’était peut-être pour rien dans la mort de son père, qu’elle a sans doute été manipulée pour qu’elle prenne sa mère, soutenue par son frère, pour un bourreau. L’ouverture du testament de la grand-mère pose de nouvelles questions. Sylvie se lance alors dans une véritable quête en interrogeant ceux qui l’ont côtoyée quand elle vivait avec elle ou après son départ, lors du long silence familial infligé par son mari. Sylvie découvre ainsi que la famille qu’elle a connue n’est peut-être pas vraiment celle dont elle se souvient, de nombreuses pièces viennent s’ajouter au puzzle familial conservé dans sa mémoire. Elle peut, après avoir fait le tri, recoller les pièces de ce puzzle  complexe et entrevoir enfin une vie exempte de secrets, de non-dits et vérités déformées. 

 

 

Ce texte est une véritable enquête familiale conduite avec beaucoup d’adresse et de finesse par Monique Bernier qui semble connaître les arcanes des familles décomposées, recomposées pour terminer par être complètement éclatées. C’est aussi, d’une certaine façon, un réquisitoire contre la manie, voire le vice, que certains prennent à manipuler la vérité pour éviter des scandales ou des situations gênantes, au risque de créer des cataclysmes familiaux beaucoup plus violents lorsque les générations suivantes sont mises devant les faits accomplis par leurs aïeux. C’est aussi un bel exemple de famille à l’arbre généalogique falsifié pour faire passer des unions peu glorieuses, des fautes inacceptables à l’époque et des naissances pour le moins inattendues et pas franchement désirées. Ceux qui, aujourd’hui, s’acharnent à révolutionner les structures et les valeurs familiales devraient impérativement lire ce livre pour bien comprendre où leurs manipulations, pas toujours très réfléchies, risquent de les conduire.


Denis BILLAMBOZ


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