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12 septembre 2015 6 12 /09 /septembre /2015 08:09

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L'amour hantait nos jours et les accomplissait
Et l'ardeur ne cessait d'environner nos coeurs
Ce fut un bel été, grisant plein de douceur,
Dans l'ivresse partagée de nos corps vivants.
 
 
Mais la lune, déjà, s'écaillait dans les branches
Et la nuit désolait nos trop vives attentes
Tant proche est le sommeil qui décolore les rêves
Et fatale la douleur de notre esseulement.
 
 
Jamais plus une chambre ne nous accueillera
Errance, tu es au loin la flamme qui se fait cendre,
Nulle aube ne verra le temps recomposer
Cette image tremblante et comme découronnée.
 
 
La lune, l'autre soir, était à la fenêtre
Aussi ronde, aussi pleine qu'en cet été normand
Où, tous deux enlacés, nous regardions le ciel
Décliner nos destins de funeste façon.
 
 
 
Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE ( Extraits de "Poèmes à l'absent" - PROFIL DE LA NUIT)

 

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commentaires

I
Tout passe et rien ne revient. Ici-bas . Car tout reviendra un jour, quand je dis " tout", je veux signifier uniquement les êtres et les choses qui ont compté.<br /> Et je retrouve ici le souvenir présent, et la fuite du temps qui vous habite.<br /> Et l'horreur du "jamais plus" que je partage avec vous!<br /> Je partage encore autre chose: cette constatation si troublante...Tout change dans une nature qui , elle, reste la même. <br /> Votre dernière strophe, Armelle, est magnifique.<br /> La lune est toujours là, exactement la même, qu'au temps de votre fol et ardent amour, mais la vie a passé comme un météore et vous n'en revenez pas, et moi non plus.<br /> Oui, il s'agit bien d'un étonnement à la fois humain et mystique...<br /> Ce poème est un cri mais aussi une photographie éternelle.<br /> Isabelle
Répondre
A
Oui, les douleurs secrètes.
T
Savez-vous que votre poésie me fait pleurer. Surtout ce poème qui me rappelle de douloureux souvenirs.
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A
J'aime beaucoup cette expression de "tristesse lumineuse". Merci Pascal.
Répondre
P
Une tristesse lumineuse, j'imprime évidemment.
Répondre
P
La lune se souvient et garde pour toujours l'image de cet amour ..;
Répondre
L
Tout est dit de la tristesse d'une rupture ou d'une separation. La musique est bien presente et la justesse des mots. Un bijou.
Répondre
E
Je viens de le relire... et que cet adieu est vivant dans sa douleur...
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M
Que cette mélancolie est musicale ! C'est pourquoi elle est si poétique.
Répondre
A
Oui, la douceur de se souvenir. Même si c'est très loin...Et que la mort est passée par là.
Répondre
S
"Cette image tremblante et comme découronnée". Très beau et très évocateur.<br /> Mais n'oublions jamais que ceux qui sont invisibles sont, malgré tout, toujours là.
Répondre

Présentation

  • : Le blog interligne d' Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • : Grâce au pouvoir des mots, une invitation à voyager sur les lignes et interlignes.
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TEXTE LIBRE

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Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.

LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

 Soëren Kierkegaard

 

Je réponds ordinairement à ceux qui me demandent raison de mes voyages : que je sais bien ce que je fuis, et non pas ce que je cherche.

   Montaigne

 

Veux-tu vivre heureux ? Voyage avec deux sacs, l'un pour donner, l'autre pours recevoir.
   Goethe

 

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