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5 septembre 2014 5 05 /09 /septembre /2014 08:29

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La directrice des études, mère Marie de l’Assomption, régentait cette petite communauté avec une élégante autorité. Chaque élève lui adressait  le regard ébloui que l’on réserve aux gens d’exception. D’une grande beauté, elle promenait dans les couloirs et les salles de classe une silhouette mince et un visage pré-raphaélique dont la perfection impressionnait. Il arrivait certains jours que la religieuse assistât à un cours, assise au fond de la pièce. Lorsque le professeur en avait terminé, elle montait sur l’estrade et interrogeait les élèves, afin de s’assurer de leur bon entendement. Ses questions étaient posées sur le mode inquisiteur, ce qui jetait sur le professeur et les fillettes une onde de confusion. On craignait de se faire mal juger, de paraître ridicule ; on redoutait plus que tout de décevoir. Certaines se seraient damnées pour éveiller, dans l’œil de la directrice, ne serait-ce qu’une lueur d’approbation ou de s’entendre complimentées devant l’assistance. A la récréation, des gamines n’hésitaient pas à affirmer que la révérende mère les avait distinguées et qu’elles auraient probablement des annotations favorables sur leur prochain carnet de notes.


 

Anne-Clémence répugnait à ces stratagèmes qu’elle jugeait peu gratifiants. Gagner l’estime de la directrice des études relevait de la haute lutte, de la course de fond, du parcours initiatique. Pour ce faire, elle s’était mise au travail avec un acharnement qui, bientôt, et dans plusieurs matières, la plaçait en tête de classe. Elle éprouvait de la fierté à être nommée, félicitée pour ses devoirs rédigés avec style. Elle se grisait à l’idée d’intriguer son entourage. D’être appelée de temps à autre dans le bureau de la révérende mère pour des entretiens particuliers lui conférait un prestige dont elle savait user. Elle se sentait choisie et, à la réflexion, il lui semblait que cela s’inscrivait dans le destin de sa famille. Mère Marie de l’Assomption la questionnait sur ses goûts, ses aspirations. Elle prenait le temps de l’écouter, s’amusait de ses propos et lui portait une attention dont la fillette s’émerveillait. A cause de ces entretiens, sa vie de pensionnaire lui paraissait moins morne. Il y avait désormais à conduire ce jeu de la séduction, à parfaire sa personnalité de façon à prolonger l’intérêt qu’elle suscitait de la part d’une femme qu’elle admirait à l’égale de sa grand-mère Charlotte. Cependant, c’est à sa mère que la religieuse ne cessait de lui faire penser. Elle s’isolait dans sa grandeur comme Marie-Liesse dans sa beauté. Il émanait de l’une et de l’autre quelque chose de désincarné, de distant ; il leur manquait cette épaisseur charnelle qui caractérisait Charlotte. Bien que celle-ci fût morte depuis plus de deux ans, Anne-Clémence la sentait plus proche que ne l’étaient ces deux vivantes, comme si la mort allouait à certains êtres des atouts supplémentaires.

 

Il arrivait aussi que la religieuse entraînât Anne-Clémence à la chapelle afin qu’elles prient ensemble car, et elle prenait soin de le souligner, il n’y a que la prière qui puisse unir les âmes. Anne-Clémence la suivait dans les couloirs qu’elle connaissait si bien qu’elle aurait pu les parcourir les yeux fermés. Des parquets, des plinthes, des boiseries s’exhalait l’odeur résineuse de la cire. A l’avenir, elle lui évoquerait le collège aussi sûrement que le roucoulement d’un pigeon la reconduirait au Plessis. La chapelle était un lieu qu’elle n’aimait pas, gâté par un déploiement superflu de flèches, d’arcs, de colonnettes et de rosaces. Sur les murs, entre des encadrements de stuc, se déroulaient des scènes de la vie mariale qui proposaient à l’œil une débauche d’expressions mièvres et de visages extatiques. Mère Marie de l’Assomption s’agenouillait au premier rang, plongeait la tête dans ses mains et restait ainsi des minutes qui s’éternisaient. Anne-Clémence rejoignait son banc habituel, le quatrième sur la droite. Dans le dossier, qui lui servait d’accoudoir, elle avait tracé trois C. Le premier signifiait Charlotte, le second Catherine, le troisième Clémence, trace puérile qui n’avait pour mandat que de lui rappeler quelques-uns de ses signes identitaires préférés et, dans ce lieu spirituel, de lui évoquer des faits concrets. Bien que la fillette fît en sorte d’imiter la religieuse, rien d’exaltant ne survenait dans son esprit. Elle avait l’impression de rester en marge d’un paradis où seules des formules magiques, une inclination spéciale de l’âme avaient le pouvoir de vous introduire. Elle s’en affligeait, mais supposait que la sainteté relève d’actes héroïques et procède d’une démarche sublime réservée à quelques initiés. Et il lui plaisait assez de ne pas en être. Quand mère Marie de l’Assomption lui laissait entendre qu’elle était peut-être appelée à la vie religieuse, la fillette secouait la tête. Tant de magnanimité l’intimidait, autant de vaillance spirituelle l’assurait de son impuissance.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE   ( extraits de mon roman " Le jardin d'incertitude" )

 

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3 septembre 2014 3 03 /09 /septembre /2014 07:11

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Le Rondonneau, la maison de mon enfance dans le Loiret

 

Tandis qu’elle écrivait, son enfance semblait veiller sur elle, d’autant que rien n’avait changé dans cette chambre depuis l’époque où la fillette revenait de ses vagabondages les genoux écorchés et que sa mère, trop occupée d’elle-même, ne lui accordait qu’une distraite attention. Cette enfance vécue en étroite intimité avec la nature lui avait appris que rien de bon ne lève qu’il n’ait longuement germé et que tout accomplissement ne se réalise qu’au rythme des saisons, des pluies et des ensoleillements. Son enfance, puis son adolescence, avaient été bercées par nombre de temps forts, alternance de jachère et de culture, de semailles et de moissons, de véraisons et de vendanges, selon un cycle liturgique qui s’ouvre sur l’introït des labours, se poursuit par la consécration des pampres, l’élévation et l’eucharistie des blés, le gloria des mûrissages et se conclut par le grand alléluia des récoltes.

 

La jeune femme restait parfois de longs moments à regarder cette chambre où les objets, qu’elle distinguait à peine dans la pénombre, se chargeaient d’une somme d'évocations et que les murs, sur lesquels s’accrochait son regard, suintaient leur vie invisible qu’elle était la seule à appréhender, comme si devant ses yeux défilaient - sur l’écran de ces murs si banals tapissés du même papier lavande que sa mère avait fait poser quinze années auparavant - un recel d’images, de sons, de scènes qui se dévidaient ainsi que le ferait une pellicule cinématographique que l’on aurait volontairement programmée à l’envers. C’était toujours au plus loin qu’elle allait, jusqu’à ces caches creusées par l’enfance qui se réaniment comme au cœur d’un livre s’intensifie le mystère, au fond d’un puits s’accroît l’eau dormante.

 

 

Et il arrivait que victime d’une défaillance de mémoire, elle prenne plaisir à s’attarder dans une pièce parce qu’un détail lui échappait, qu’une scène en cours de déroulement se brisât sur un cap d’oubli, qu’une couleur, un son, un parfum ne veuillent pas lui restituer leur fragrance ou leur tonalité, et elle entrait alors dans l’un de ces sanctuaires encore pénétré du souvenir des défunts, comme elle entrait autrefois par la petite porte du fond du parc dans le monde magique de son enfance, peuplé d’arbres et de nuages où, à la vaste plaine offerte aux variations de la lumière, succédait celle tamisée des bois peuplés de silence. Et c’était le même émerveillement, mais aussi la même attente anxieuse d’un phénomène qui se livre puis se dérobe, se révèle partiellement et s’efface. Il lui semblait que régnait ici un ordre différent, sans qu’elle sût en expliquer la raison, et, beaucoup plus tard, s’interrogeant à ce sujet, ce qui se détachait avec le plus de relief était la fraîcheur du cliché, la profondeur du champ, la précision des détails, comme si sa mémoire lui permettait d’en discerner encore les résidus lointains. Elle considérait qu’avec cet agrégat de sentiments, d’expériences, d’émotions rassemblé durant son passé, elle contribuerait à jeter les fondations du futur, le devoir de l’écrivain étant d’aller chercher très loin dans les profondeurs de ses souvenirs ce qu’il se consacrera ensuite à hisser vers les hauteurs. Si bien qu’à travers les lignes le visage de l’enfant tremblait encore, semblable aux reflets que cent fois la rivière avait rendu à la fillette pensive attardée au-dessus de son onde. Mais celle décrite ne pouvait plus être celle qui s’immisçait dans les heures de la vie, ainsi qu’elle s’introduisait dans le parc, grâce à la petite porte en bois. Celle que l’on percevait dans l’entrelacs des lignes était une fillette pensée, éclairée par les projecteurs d’une intelligence adulte, qui analysait, comparait, disséquait, restituant à l’enfant plus de richesse et moins de légèreté. Et cette fillette avait pris une importance capitale, elle était la clé de mille tours fantomatiques, le guide innocent et fatal de mille chemins, elle semblait être le carrefour de plusieurs routes comme si, d’où que l’on vienne et d’où l’on se plaçât, il était impossible de ne pas revenir à elle, de ne pas être conduit au centre qu’elle occupait pareille à une petite impératrice de légende. N’est-ce pas durant l’enfance que se tisse la trame sensible, que se compose cette partition qui se joue à la dérobée, en sourdine, sans que nous y prêtions attention, parce que notre cœur - comme notre vie et le monde qui nous entoure - participe de cette double appartenance qui nous fait doublement ce que nous sommes ?

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

(Extraits de mon roman " Le jardin d'incertitude )

 

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La rivière des Mauves qui traversait la propriété de mon enfance au Rondonneau.
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16 août 2014 6 16 /08 /août /2014 15:58
L'ailleurs n'est jamais autre part qu'en soi

 

C'était un temps délicieusement lent,
On se tenait serré comme une meute d'enfants.
Nous avions des refuges, des territoires
Pour braconner les songes,
Des goélettes ancrées en des ports défunts.

 

Lorsque la souffrance se défroissait
Les bambins, un à un, venaient se coucher dans ses plis.
Ils avaient oublié leurs visages dans les feuilles
Et ne savaient quel voyage poursuivre ;
Dans quel château hanté s'ébattent les licornes,
Vers quel contre-jour on navigue.

 

Ce chemin, à l'orée, est celui
Où, sans fin, je reviens.
Il y aurait mille possibilités de se perdre.
Passez votre route, dit le sage.
Ne vous inquiétez pas de savoir où elle conduit.
Ailleurs n'est jamais autre part qu'en soi.

 

Nous avançons et nos rêves
Sont comme des faucons sur nos poings.
Ils savent mieux que nous où nous allons.
En nos terres de chasse, ils nous précèdent.
Ils ont inventorié nos appeaux,
Ils ont l'oeil que nous n'avons pas,
La force que nous n'osons libérer.
Nous pourrions les suivre
Mais, au-delà du seuil, est l'inconnaissable
Que nous n'osons nommer ...

 


Les pluies ne nous apaiseront pas.
Nous nous laisserons mener par elles
Vers des pays de lacs et de brumes.
On y vendange un vin noir que nous boirons,
On y moissonne des chagrins d'hiver
Et nous y vieillirons parmi des arbres
Aux anxieuses ramures.

 


Nous saurons un matin nous éveiller ensemble,
Sans rien attendre de l'empire des songes,
Nous tisserons notre destin
Qui nous fera aigle ou colombe.

 

Extraits de mon recueil de poèmes " Profil de la nuit, un itinéraire en poésie "


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

 

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L'ailleurs n'est jamais autre part qu'en soi
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6 juillet 2014 7 06 /07 /juillet /2014 08:05
Mon père aurait eu cent ans

 

Mon père aurait eu cent ans au début de juillet 2014. Signe du cancer, ascendant cancer, il était un homme posé et réfléchi, d’une sensibilité extrême, fou d’art et de littérature et d’une immense culture. C’est lui qui m’a initiée aux grands auteurs et m’a mise sur la voie de l’écriture toute jeune. La vie sans le secours de l’art lui paraissait impossible. Il s’y est immergé dès qu’il a eu quelques moyens financiers à y consacrer. Bibliophile et collectionneur, il a sans cesse été en quête d’œuvres rares et y passait volontiers ses loisirs. Il avait épousé une femme qui partageait ses goûts. Maman, élève au conservatoire de Nantes, avait une voix délicieuse de soprano colorature qui enchantait mon père. Il l’a d’ailleurs encouragée à donner des concerts et à enregistrer des disques qui, hélas, à l’époque, n’étaient pas d’une qualité irréprochable.

 

 

Leur amour a duré 61 ans sans un nuage ou presque. Maman est partie la première, un an après leurs noces de diamant. Il ne s’en est pas remis et n’a plus pensé qu’à la rejoindre. Ce qui fut fait 15 mois plus tard. Mon rôle auprès de lui, puisqu’il habitait une résidence voisine, a été de lui maintenir la tête hors de l’eau. Nous avons connu de ce fait une intimité à laquelle nous n’étions nullement préparés. Mon père n’avait jamais été occupé sentimentalement que de sa femme. Sa fille, il l’a découverte durant cette ultime année de sa vie et cela a créé les liens que l’on avait omis de tisser auparavant. Au milieu de ce couple uni et fusionnel, l’enfant unique que j’étais, se sentait un peu à l’écart, aussi m’étais-je entourée d’un monde qui n’appartenait qu’à moi et où m’accompagnaient des personnages imaginaires qui avaient vocation à me tenir  chaud. Dès l’âge de 9 ans, j’écrivais des contes, de courts romans, des poèmes. Je m’étais investie dans l’univers des mots.

 

 

Mes parents se tenaient à jamais statufiés sur une sorte d’Olympe, comme des demi-dieux. Ils régnaient en silence car nous n’étions pas une famille bavarde. C’est dans notre maison de campagne que je m’épanouissais le mieux lors des petites et grandes vacances. Je nouais des amitiés avec des enfants du pays et nous consacrions notre temps libre à préparer des spectacles de danse et de comédie que nous proposions à nos familles dans une grande pièce, réservée à cet usage, fin septembre, avant la rentrée scolaire. Ceux-ci, bien qu’empreints de romantisme, n’étaient pas dépourvus d’humour et de dérision. Je ne dédaignais pas planter quelques banderilles dans cette vie austère.

 

 

Le retour dans la capitale était un déchirement. Il fallait me séparer de tout ce que j’aimais : les fleurs, les arbres, les animaux, les oiseaux surtout, la douce campagne qui borde la Loire. A Paris, je retrouvais l’institution où les horaires comme l’uniforme et l’enseignement étaient stricts. On ne s’évadait qu’en pensée. Pour le reste, on devait se plier à une discipline constante à laquelle je dois sans doute une certaine verticalité que je ne regrette pas aujourd’hui. On nous forgeait un caractère qui se montrait endurant devant l’effort, souvent l’épreuve.

 

 

Mariée jeune, car j’avais envie de connaître autre chose et qu’il y avait en moi une certaine appétence pour l’aventure, même conjugale, je suis restée attachée à ma famille et surtout à mes parents. On s’écrivait trois fois par semaine lorsque j’étais éloignée, ainsi nous tenions-nous au courant des joies et soucis quotidiens ; maman servait de trait d'union entre mon père, toujours un peu lointain, et moi. Ainsi ne me voyait-il qu' à travers elle…

 

 

C'est peu d'années avant leur disparition que je suis venue habiter auprès d’eux. Ils me l’avaient demandé et comme cela était possible pour mon mari comme pour moi, nous avons pris la décision de les rejoindre en Normandie et nous ne le regrettons pas. Mes parents ont vécu, dans cet environnement mer/campagne, les vingt plus belles années de leur vie ; nous vivons à notre tour une expérience semblable  face au même paysage de la mer surprise entre l’arceau des arbres. Je leur dois d’avoir choisi un itinéraire géographique assez proche du leur et d’y avoir découvert des émotions et des joies identiques.

 

 

Oui, papa, tu aurais eu 100 ans. Ta vie entière fut gouvernée par deux impératifs : ton goût de la beauté et ton souci de rectitude. Le monde d’aujourd’hui ne te plairait guère. Attaché à tes convictions, chrétien converti sur le tard, tu avais une haute idée des devoirs de l’homme et détestais le mot «profit». De nos jours,  les devoirs ont été relégués au second plan, le profit placé au tout premier. Alors, papa, repose en paix.

 

 

Armelle

 

 

Autres articles concernant mon enfance et ma famille :

 

 

 

Mon grand-père Charles Caillé ou l'art des jardins

  

Arthur, mon arrière grand-père - Une histoire simple

  

Ma mère aurait eu cent ans

 

Mon père aurait eu cent ans

 

Les Pâques de mon enfance au Rondonneau

  

Les chiens de mon enfance


Renée ou les enchantements de l'enfance 


Chers disparus

 

Chère tante Yvonne

  

Le Rondonneau : retour à ma maison d'enfance 

 

Le Cercle de famille

 


 

 

 

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13 juin 2014 5 13 /06 /juin /2014 08:09

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Je dois dire que j'ai un peu hésité avant de me lancer dans cette aventure à compte d'éditeur, bien entendu, mais avec un éditeur international que je ne connaissais pas et qui officie en Allemagne. Je n'ai rien à lui reprocher car les choses se sont passées fort bien, les délais ont été respectés mais le prix de mon livre de près de 300 pages et abondamment illustré coûte très cher, trop cher à mon avis. Comme il s'adresse en particulier aux universités, je pense que celles-ci ont les moyens d'acquérir quelques exemplaires, mais pour le particulier...cela me semble dissuasif. Enfin l'entreprise d'édition fait ce qu'elle veut, je n'ai pas à m'immiscer dans sa politique de vente. Les 43 articles, qui composent l'ouvrage, ont été choisis dans INTERLIGNE et, plus précisément, dans la rubrique LITTERATURE. Cela peut être une bonne introduction à la lecture d'écrivains connus pour des étudiants qui bénéficieront ainsi d'une approche non négligeable. C'est d'ailleurs ce que je mentionne dans la quatrième de couverture en soulignant  :

 

 

"De grands noms apparaissent, d'autres plus discrets, moins connus mais non moins talentueux. C'est à une immersion dans les beaux textes que je vous convie. D'Alexandre Pouchkine à Julien Gracq, de Jules Supervieille à René-Guy Cadou, d'André Comte-Sponville à Jean-Marie Le Clézio, de Milan Kundera à Andreï Makine, de Virginia Woolf à Maria Vargas Llosa, de Colette à Sandor Marai, un horizon littéraire vous est proposé qui entrebâillera une fenêtre sur le vaste panorama de la culture universelle. "L'alliance des mots" s'adresse, par conséquent, à un public de tout âge : à des étudiants qui auront ainsi une entrée en matière pour leur réflexion future et aux lecteurs plus âgés qui évoqueront sans déplaisir leur réflexion passée."

 

 

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12 mars 2014 3 12 /03 /mars /2014 09:18

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Tiens-moi serrée contre toi
comme une enfant qui a mal et pleure ;
mon coeur est dans son enfance,
confiant et néanmoins seul.
Je me suis attardée
trop longtemps dans mon rêve,
l'heure est venue que je m'éveille,
que je me coule dans le flot
où chaque chose passe et meurt.


Plus rien ne sera pareil,
la terre s'ouvre comme une noix,
où vais-je ?
J'ai lâché la main qui secourt,
j'avance seule désormais.
Il faut tenir sa tête haute,
alors que l'amour s'éloigne,
qu'il reste insaisissable
à nos mains humaines.


Que je sois dans ta mémoire
le chant de la dernière heure.
La pénombre élève un barrage,
le soir conduit le deuil
des promesses sages, des fols espoirs.
Tiens-moi serrée contre toi
comme une enfant qui a mal et pleure.
Je me suis attardée
trop longtemps dans mon rêve,
l'heure est venue que je m'éveille,
que je me coule dans le flot
où chaque chose passe et meurt.

 


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE 


 

Extraits de     Profil de la Nuit - un itinéraire en poésie


 

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17 janvier 2014 5 17 /01 /janvier /2014 09:48

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Ce petit chien, Madame,

Me parait fort aimable,

Disait cette passante

A cette autre passante

Qu’elle croisait, par hasard,

Dans les rues bien rangées

De ce chic quartier.

 

Au bout d’une laisse trottinait

Un délicieux petit colley

Que l’on savait blasonné

Des plus flatteurs pedigrees,

Mais qui n’était, pour autant,

Nullement collet monté.

 

Hormis cela, la pauvre bête

Jugeait sa vie peu drôlette.

Et qu’advient-il quand on s’ennuie ?

De curieuses envies

D’aller goûter ailleurs

D’autres bonheurs.

C’est ainsi que le joli animal

Fut pris un jour d’une fringale

De liberté.

 

A sa décharge, il faut avouer

Que sa maîtresse l’embêtait.

Chaque matin, le brossage,

Le peignage qui vous tire les poils,

Et même l’eau de toilette

Qui sent trop la violette.

Et les mondanités

Dans les salons branchés,

Et tous ces défilés

Où des jurés curieux

Vous dévorent des yeux.

Un chien de race a, il est vrai,

Toujours sa place dans les palaces.

 

Donc, un jour, disais-je,

Il prit la poudre d’escampette

Et s’en alla, nez au vent,

Baguenauder à travers champs.

Quelle joie d’oublier

Qu’on a le poil en bataille

Et les pattes un peu sales !

Quel plaisir de se rouler

Dans la rosée,

De respirer à pleins poumons

Les senteurs de tant de fleurs !

 

L’apothéose survint

Quand il croisa en chemin

Une chienne, certes banale,

Mais sympathique en diable.

Ils firent un brin de causette,

Puis s’avouèrent, la mine guillerette,

Que s’offrait à eux la chance

D’assurer leur descendance.

 

Quand, un peu tard,

Notre jeune fêtard

S’en revint au bercail,

Quel ne fut pas son étonnement

De trouver sa maisonnée,

Chamboulée.

La police était sur les dents

Et le quartier également.

Tout le voisinage s’activait

A  le chercher.

Sa maîtresse, lorsqu’elle le vit,

Bénit le ciel d’avoir mis fin

A son chagrin.

 

Oh ! gémit-elle, voyez en quel état

Il nous revient !

Je crains même d’imaginer

De quelle façon il fut traité !

Car, selon elle, pas de doute,

Son chabichou avait été enlevé

Par une bande de filous.

 

Depuis ce jour,

Madame surveille

Toutes les issues du jardin.

En sa demeure, personne n’entre

Qu’il n’ait montré patte blanche.

Mesdames, aimez vos chiens,

Soignez-les bien,

Mais, afin d’assurer leur bonheur,

Souvenez-vous que vos goûts

Ne sont pas forcément les leurs.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE  ( extraits de «  La ronde des fabliaux » )

 

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Le petit chien des salons mondains - fable -
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22 décembre 2013 7 22 /12 /décembre /2013 10:37

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Un matin d’été,

Réunis dans le même pré,

Il y avait un âne bien sage

Et un fringant petit cheval.

Ils avaient le même âge

Mais, à les surprendre ainsi,

On devinait que leurs destins

Ne seraient jamais semblables.

 

L’un était gris et docile,

L’autre vif et étincelant.

L’un d’humeur égale,

L’autre plus inconstant.

Le premier pensait :

Je voudrais un maître à servir

Et mon petit pré carré,

Un travail humble et facile

Et une bonne mesure de blé.

 

Le second rêvait de pompe et de gloire,

Et de ces vastes champs emplis

Du cri vibrant des victoires.

L’un trouva dans une ferme

Sa besogne quotidienne,

Tandis que l’autre eut tôt fait

De se faire remarquer.

Alors que l’âne portait la farine et le bois,

L’alezan mettait en émoi,

De bas en haut des tribunes,

Quelques rondelettes fortunes.

On misait sur sa foulée

Dollars, florins et guinées ;

On osait d’invraisemblables paris,

Tant grande était sa renommée.

C’est ainsi, parmi les clameurs,

Que le petit cheval traversa la vie,

Qu’il connut les honneurs

et les prix  prestigieux.

Rien ne lui sera refusé :

Ni le luxe, ni les trophées,

Ni les flirts délicieux

Sous les ombrages du grand pré.

 

Puis, l’âge venant,

On relégua l’alezan

Au bout du champ.

Plus de faste, plus d’argent,

Vieux cheval, il est temps

Que tu rentres dans le rang !

Finies les pompes de jadis

Et la vanité de paraître.

Voilà qu’hélas se profile

L’heure de la retraite !

 

Le lendemain, sous bonne escorte,

On le mena à l’abattoir.

Il y connut le même sort

Que ses frères du terroir.

Heureusement un palefrenier,

Se souvenant de son passé,

Avec égard l’enterra

Au fond du pré.

L’âne, qui se trouvait là,

A petits pas s’avança.

Devant la terre retournée,

Il laissa couler une larme.

Grâce à cette larme, sachez

Qu’une tendre fleur poussa.

Elle illumine, de son éclat,

La tombe du petit cheval.

 

Quant à l’âne, il mourut de vieillesse,

Très, très âgé, dit-on au village.

Lui, tout en broutant confiait

Que, quelques chardons suffisaient…

A  le combler. 

 

Armelle BARGUILLET  ( extraits de « La ronde des fabliaux )

 

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L'âne et le petit cheval - fable
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15 décembre 2013 7 15 /12 /décembre /2013 09:48

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GRADUEL V

 

LE RECITANT

 

Profonde houle au-devant de la grève,

songe profond aux beffrois des déserts,

pulsation, sommation, égrènements de voix.

Quel est le veilleur à la lanterne du phare

qui circonscrit la nuit en un seul regard ?

Est-ce l’homme, est-ce lui, qui prend mesure

et qui prend acte et assume le destin

de cette lourde charge ?

L’auriez-vous reconnu ? Son visage est sans âge,

son pied las a foulé tant et tant de rivages,

que l’histoire se raconte au rythme de sa marche.

  

 

MALABATA

 

J'ai rêvé à vous îles improbables,
filles songeuses aux épaules de moire,
qu'un dieu prodigue une nuit fit pleuvoir
comme des gouttes de mercure

dans les vapeurs du soir. 

Vous voici dispersées sur les eaux,
alanguies et diaphanes,
drapées dans vos plissés de sable,
avec les cascades vertes de vos arbres
et vos phosphorescences de nacre.


Filles aux yeux d'eau, aux paupières d'écaille,
filles d'Eve aux pulpeuses moissons
de mangues et de goyaves,
ô filles aux colliers d'ambre, soyeuses comme des pétales,
oui, j'ai rêvé à vous !

Si lointaines vos rives,
si lointain le souffle de vos palmes
et les flots rutilants, qui se pressent à vos pieds,
nouent à vos chevilles des anneaux de corail.
J'ai rêvé, c'était un soir, et mon rêve glissait,
et mon rêve m'emportait, plus vibrant qu'une nave
dans ses voilures de vent.

 

Je ne suis plus cet homme livré à ses contrastes,

Qui s’affronte solitaire aux transes des courants

Et sent sur lui ployer l’ampleur de ses gréements.

Je ne suis plus cet homme dérobé à ses larmes

Qui questionne l’invisible et ne livre passage

Qu’à de vaines clartés, qu’à d’obscurs présages.

 

Mon cœur, rappelle-toi

La beauté, la vigueur de nos jeunes saisons,

quand l’alouette chantait au-dessus des moissons,

que la source jaillissait dans un éclat de jaspe.

La maison se laurait de vignes et de lierre

et les roses trémières rosissaient son fronton.

Un enfant s’attardait au seuil du logis.

Son regard s’étonnait et la terre frissonnait

Comme l’âme de l’aimée lorsqu’au loin elle pressent

La venue de l’amant.

 

LE RECITANT

 

Toi qui t’épuises à te vaincre,

t’exaltes et te renies,

quel désir t’habite et herse ta candeur ?

Homme qui te presses en tes dépendances,

Sur l’opacité de la matière,

tu traces quelque totem, quelque signe,

pour célébrer le faste de tes noces mystiques.

Maître à la forge et au pressoir,

de la traite au négoce t’assurant les pouvoirs,

délimite les lieux où s’érigent les lois.

Approche, tu es au centre d’un royaume profane

où les dieux ont visage de jade et de sardoine.

Langage minéral de très noble usage

fais taire l’écho qui devance les âges !

 

MALABATA

 

Quel est ce chant qui s’élève,

est-ce la caresse du vent, le hululement de la chouette,

est-ce le chuintement de la source

ou la corne d’ambre au loin ?

Quelle est cette voix qui m’appelle,

cette voix semblable à la mienne,

je la veux entendre encore ?

Est-ce l’appel d’une sœur, d’une mère

qui prononce ainsi mon nom ?

Vents, retenez vos souffles,

la voix de ma sœur monte suave,

profonde, charnelle.

Voix si longtemps attendue,

Douce comme une promesse,

la folie me saisit et je pleure

à l’appel simple de son cœur.

 

LE CHŒUR

 

Tenez vos assises, maîtres des lieux,

Tracez vos lignes et vos frontières,

Les hommes viennent vivre sur vos terres.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE ( extraits du Chant de Malabata )

 

 

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D'abord publié par  les éditions Chambelland, cet oratorio fut republié par les éditions des Cahiers Bleus et enfin repris intégralement dans "Profil de la Nuit". Couronné par le Prix triennal Saint-Cricq-Theis 1987 de l'Académie française."Le chant de Malabata" a fait l'objet d'un spectacle au château du Barry de Louveciennes en 1986.
 

 

 

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Le chant de Malabata ( suite )
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27 novembre 2013 3 27 /11 /novembre /2013 09:36

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Nuit irisée, nuit haubanée

De mercure tout enchâssée,

De givre tout opalisée,

Les amants se sont avancés,

Le seuil est proche.

Le vent, dans la moirure des phares, couve l'attente,

Là où le soulèvement de la vague

Forge l'écume dans le quartz.

Le temps, au goût d'écorce amère,

S'ensable sous les ombelles pures des sources,

Alors, qu'encore lointaine, sous son mât de misaine,

Dans ses diaprures de plancton,

La mer conduit au large de ses dunes ses légions de phaétons.

 

( ... )

Ecoutons respirer les éléments, voyons le ciel se mouvoir.

Qui s'avance, qui va dans la nuit ?

Il y a mieux à faire que de dormir. Veillons !

Tenons-nous à la proue, droit, le visage impérieux.

Force nous est de scruter, d'imaginer des contrées

Où s'honoreraient des bêtes mythiques.

L'oiseau passe qui annonce un continent proche, une terre sauvage.

Demain, nous apprendra que la fin est proche,

Que le jour tarde à se lever.

Il hésite à la frontière des mondes.

N'est-ce pas des galaxies qui neigent dans l'univers,

N'est-ce pas l'éclipse qui s'accomplit avec majesté ?

Il faut se refuser à la médiation,

Accepter que la route aboutisse ou bien reprendre l'océan.

 

(...)

 

L'Atlantique est une contrée au-delà du possible.

D'étranges choses s'y passent.

On ne hisse pas les voiles,

On ne lève pas l'ancre pour s'affranchir

Mais pour se porter secours.

De là où je suis, je prends en compte l'éternité.

Avec elle, je dérive, je l'étarque fort,

Je la mène vers ce point que je refais chaque jour,

À chaque heure. Un point qui sursoit à ma vision.

 

( ... )

 

 

Cet exode fut long.

Cependant ne crois pas que j'en revienne.

On ne revient pas de nulle part.

Je me tiens au milieu de l'océan.

Je suis un point fixe ainsi qu'une étoile.

Si l'étoile est illusion, j'en suis une aussi.

J'écris sur un cahier blanc.

Chaque lettre porte les couleurs de l'esprit,

Chaque mot esquisse une trajectoire.

Je suis bien. Ici il n'y a pas de route,

Pas de cité. Dans le clair-obscur d'alentour

Je vois les lourdes charpentes du monde s'abattre.

Quelle erreur de le dire immortel.

De l'immortalité, on s'en retourne plus mortel encore.

 

Tu me demanderas : que faisais-tu ?

Patiente, je t'écrivais une lettre sans point, sans finalité.

On ne peut enclore la vie.

Avide je cherche des signes, des points de ralliement.

J'entretiens ces feux.

J'écris, parce que les mots gardent intact

Le pouvoir de ranimer nos chimères,

Qu'ils tissent les fils qui, lentement, me reconduiront vers toi.

 

(...)

 

Il me faut cette soif, cette faim pour tenir.

Ailleurs le provisoire, l'inaccompli,

L'astre qui clôt la nuit de son avènement.

Hier le divin couvrant nos fronts de sa vie obscure.

Lorsque nous aurons résolu l'énigme,

Le rivage refluant, nous quitterons les môles

Où nichent des colonies d'oiseaux.

Sourciers, sorciers, pour l'ultime écoulement vers la terre absente.

Ainsi l'image du premier jour, ainsi l'eau à la proue parée pour le passage,

Ainsi l'hésitation au bord de la houle qu'affranchira le temps. J'ai peur,

Parce que l'odeur de paille n'éveillera pas le grillon, que le coq s'est tu,

Que la cloche ignore le tintement qui l'ébranle.

Je sais que le continent brûle d'un feu dissipé,

Que le ciel brille d'un éclat perdu.

S'éloigner n'a plus le même sens que jadis.

Chacun porte en soi son nouveau monde.

Les lèvres sèches, on contemple une ligne qui n'est pas l'horizon

Mais une trace originelle. La matière s'estompe enfin.

A l'avant, il n'y a plus que l'absolu à distinguer.

 

                                                                    

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

PROFIL DE LA NUIT   ( extraits )    Editions  : L'Etoile du Berger

 

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Je t'écris d'Atlantique - poème
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  • : Le blog interligne d' Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE
  • : Grâce au pouvoir des mots, une invitation à voyager sur les lignes et interlignes.
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Un blog qui privilégie l'évasion par les mots, d'abord, par l'imaginaire...toujours.

LES MOTS, nous les aimons pour eux-mêmes, leur sonorité, leur beauté, leur velouté, leur fraîcheur, leur hardiesse, leur insolence, leur curiosité, leur dureté, leur volupté, leur rigueur.
Différemment des notes et des couleurs qui touchent d'abord notre sensibilité, ils ont vocation à transmettre, informer, émouvoir, expliquer, séduire, irriter, formuler les idées, forger les concepts, instaurer le dialogue.
Ainsi nous conduisent-ils vers l'autre, l'absent, l'étranger, l'inconnu, l'exilé.

Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

La vie doit être vécue en regardant vers l'avenir, mais elle ne peut être comprise qu'en se tournant vers le passé.

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