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21 mai 2022 6 21 /05 /mai /2022 09:22
Le rire à travers le temps

Les philosophes grecs avaient de la gaieté et du rire une vision assez surprenante. Pour eux, le rire était le signe d’une perte de la maîtrise de soi. En effet, selon eux, le rieur était précipité hors de lui-même alors que cela ne doit jamais être le fait d’un philosophe. Celui-ci  ne devrait ni rire, ni pleurer. Platon redoutait le théâtre pour cette raison parce que le théâtre a recours à une magie qui incite à rire ou à pleurer. Le rire est toujours lié au corps et entraine un bouleversement de l’âme. On cède à une réaction incontrôlable, si bien que Platon n’hésite pas à écrire que le visible est lié à l’ignorance de soi, alors que la sagesse est  « connais-toi toi-même ».
 

Aristote, disciple de Platon, prétendait  qu’il y a une juste mesure à respecter et un juste milieu entre le sérieux et le risible. Gens enjoués, gens d’esprit, aucun animal ne rit, sauf l’homme soulignait Aristote. Selon lui, l’homme est un animal doué de raison. Il est le seul à expérimenter ses tentations, aussi doit-il veiller à n’en  point trop faire. Selon Aristote encore, la comédie est vulgaire parce qu’elle est tentée de souligner exagérément son propos. Ce qui nous fait rire est, le plus souvent, la laideur physique ou morale. On abaisse volontiers ce qui est noble, on hausse ce qui est bas et on sombre fatalement dans une vulgarité coupable. Aussi les philosophes grecs se méfiaient-ils de la comédie, divertissement léger lié à ce qui est superficiel et commun. On rit du mari trompé, des personnalités en vogue, on décèle trop aisément la transgression, la diablerie. Le rire fait alors l’objet d’un questionnement : doit-on le condamner parce qu’il a un aspect négatif ou le considère-t-on comme le propre de l’homme. « A la bouche des sots, le rire abonde » - était un dicton en vogue à l’époque.  Le rire n’a rien à voir avec la sérénité, la joie spirituelle – soulignait volontiers l’église de l'époque, car il est inspiré par un manque évident d’humilité. C’est en quelque sorte un péché de suffisance et d’orgueil. Enfin le rire n’apparait pas dans les Evangiles. Le rire serait alors le propre de l’homme déchu.

 

Avec Rabelais, le rire revient à la mode. Dans ses satires, il entend instruire par le rire et dénoncer avec humour les abus dont celui-ci a été la victime dans le passé. Si bien qu’il met les rieurs de son côté comme le fera Molière quelque temps plus tard. Se livrer à une thérapie par le rire semble souhaitable à nombre d’entre nous. Au 18e siècle, la comédie s’embourgeoise pour s’allier à l’ordre du réalisme social. Bergson, en 1900, fera paraître un ouvrage sur le rire. Il y souligne « que le comique est proprement humain car on ne rit ni d’un paysage, ni d’un animal ». Le rire est le plus souvent celui d’un groupe. On rit rarement seul et cela implique une certaine dose d’insensibilité, une anesthésie momentanée du cœur. Le philosophe considère  que la raison du rire est la dégradation du vivant. Le rire fuse lorsqu’une raideur s’installe dans l’individu : raideur du caractère, de l’intelligence et, effet comique, lorsque  corps et esprit s’apparentent à une simple mécanique. Le timide nous fait rire ou le distrait ou le bègue, dès lors que le corps et l’esprit s’immobilisent. Le rire constitue aussi une brimade sociale. Il a alors pour fonction de châtier, d’humilier celui qui a cherché à se singulariser du groupe.

 

Pour Freud, l’homme est un quêteur infatigable de plaisir. Chaque renoncement crée un sentiment de frustration, d’où l’aspiration au rêve qui permet de satisfaire les pulsions insatiables. Le rire permet également de supprimer une inhibition et suscite alors un effet cathartique. Dans son ouvrage « Malaise dans la civilisation » consacré à l’agressivité, une des composantes de la nature humaine, Freud tente de convaincre son lecteur de se débarrasser de ses pulsions belliqueuses. Le mot obscène, en relation avec esprit obscène, pointe le doigt sur ce mal-être humain et sur nos pulsions voyeuristes. Il décrit une scène interdite, la femme réduite à l’image de putain et l’homme satisfait à peu de frais de son voyeurisme. Plaisir de type pervers qui discrédite la femme de façon cynique. La loi est alors traitée avec dérision. On s’insurge contre le pouvoir et on fait abstraction du complexe de castration. Le père est visé, le complexe d’Œdipe étant ressenti par presque tous les humains et le rire dénaturé, si bien qu’à travers le temps et l’interprétation que l’on veut bien accorder au rire, ce dernier est soit un bienfait, soit une offense, soit un remède ou son contraire, dont aucune civilisation ne saurait se priver sans risquer d’être profondément dénaturée. Le rire est la capacité humaine à faire abstraction momentanément des dangers, à suspendre les mécanismes de surveillance, à se libérer partiellement de l'environnement - contrairement à l'animal - à lâcher prise, si bien que nous pouvons conclure en affirmant que le rire est bien le propre de l'homme.


Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE


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Le rire à travers le temps
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4 mars 2022 5 04 /03 /mars /2022 09:37
L'autorité est-elle toujours légitime ?


Autorité, du mot Auctoritas, vient du verbe augere qui signifie augmenter. Elle est la capacité de se faire obéir avec le consentement de celui qui obéit. L'idéal est d'obtenir cette obéissance sans menace et de ne l'exercer que dans le but de sécuriser. Car le vide d'autorité engendre vite l'affolement et le désarroi. Or, en ce début de XXIème siècle si prompt à tout remettre en cause, posons-nous la question : l'autorité a-t-elle conservé sa légitimité, est-elle toujours recevable, est-elle toujours d'actualité ? Nous ne sommes plus, en effet, en un temps où le peuple, illettré et privé de savoir, reconnaissait volontiers son incompétence et acceptait d'être dirigé par les puissants de ce monde. Là où la société d'antan se fondait sur l'obéissance, celle d'aujourd'hui privilégie la concertation et l'autonomie individuelle. Ainsi a-t-on transposé peu à peu, dans la réalité quotidienne, le principe d'égalité entre les hommes et le droit accordé a chacun d'accéder, selon ses mérites, aux fonctions les plus hautes, sans discrimination d'origine et de race. Les idées démocratiques ont fait leur chemin et le droit de vote n'est pas autre chose que la participation du peuple aux affaires de l'Etat. Car nul n'est définitivement soumis au cours inexorable de l'histoire : les hommes peuvent toujours, grâce à leurs actions, changer le monde. Pour reprendre un propos d'Hannah Arendt: "Chacun a le droit d'exercer sa liberté en participant au pouvoir politique".
 


D'où la difficulté de l'exercice pour ceux qui sont mandatés : politiques, magistrats, enseignants. Car, peut-on soumettre à l'autorité un homme qui, par essence, est libre ? Cependant, aussi libre soit-il, il n'en est pas moins intégré dans un tissu social, une communauté d'appartenance et se doit d'agir de façon telle qu'il ne puisse nuire à la liberté d'autrui. C'est ce que nous pourrions considérer comme une astreinte normale au bien public. Aussi, n'y a-t-il aucune raison probante d'envisager la disparition de l'autorité et de supposer que nous sommes parvenus à un moment de l'histoire où elle ne serait plus bénéfique à la société des hommes. De toute évidence, non ! l'autorité est encore et toujours nécessaire, parfois même souhaitée. Parce que l'homme vit en communauté et que cette communauté a besoin d'un chef comme l'enfant d'un maître, quelqu'un qui, avant d'être celui qui commande, est celui qui réfléchit, juge et décide pour le bien des autres. C'est ainsi que l'on fait régner l'ordre et, par voie de conséquence, la paix. Il n'y a pas d'accomplissement humain sans une part d'autorité admise et reconnue. L'autorité nous autorise à être et à faire être ceux qui nous sont proches. C'est alors que l'autorité bien comprise et bien exercée devient service. On remplit une fonction et les responsabilités qui s'y rapportent ; on assume une charge et les conséquences qui s'en suivent. Et l'autorité est d'autant mieux exercée qu'elle est consentie.
 


Il ne faut pas oublier non plus qu'il y a plusieurs formes d'autorité : de l'autorité personnelle, parentale, éducative à l'autorité politique, morale, spirituelle, et qu'il est préférable de remettre chacune d'elles à sa place avant de les distinguer dans leur singularité. Il appartient, en effet, à chaque époque de réorganiser les autorités qui lui sont propres. L'erreur serait de réduire l'autorité à un pouvoir, ce pouvoir à une  autocratie, cette autocratie à une tyrannie illégitime et abusive. Pour que l'acte d'autorité soit accepté, encore faut-il qu'il soit appliqué de façon exemplaire ; c'est seulement dans ces conditions que l'autorité se justifie et s'accrédite par sa capacité à produire et maintenir des normes de comportement reconnues de tous. L'autorité est admise alors comme une règle qui fait autorité et référence, pose sa légitimité comme un droit. Cela permet d'établir aux yeux de chacun un critère de valeurs, une hiérarchie entre ce qui est bien et ce qui ne l'est pas, entre l'usage supérieur et l'usage inférieur de l'action, de l'intelligence, du langage, de la force, entre ce qui est acceptable et ce qui ne peut être accepté. 
 


L'autorité a donc obligation de refaire sans cesse la preuve de sa légitimité. Mais on ne peut s'en passer, car, en face d'une absence de repères, l'homme est pris de vertige. Une route non balisée risque fort de ne mener nulle part. L'autorité implique évidemment le respect du groupe, du système et des liens qui se tissent à l'intérieur de cette collectivité afin de former le tissu social. Les émeutes de banlieue, les règlements de compte inspirés par la tentation de disqualifier ce qui est en place, signent la perte de la croyance dans le bien-fondé de l'autorité et cette perte de respect débouche fatalement sur une perte du respect de soi. C'est alors que la morale a toutes les chances d'être désirée et de nous sembler bonne et ce, d'autant plus, si l'homme s'emploie à la promouvoir avec sagesse et équité. "Une âme juste est guidée par sa connaissance du Bien ; cette disposition consiste à se gouverner selon la raison ; par suite, une âme juste maîtrise ses passions ; enfin, une telle âme peut être dite harmonieuse, belle, forte et en bonne santé, parce qu'elle se tient à l'écart de l'injuste et du dérèglement des passions" - écrivait Platon. Qui pourrait remettre en cause une aussi belle profession de foi ? Foi en l'homme, foi en l'exercice d'une autorité au service du citoyen et de la nation. Le mieux serait que cette autorité suscite non l'obéissance mais le consentement, s'organise autour de références qui permettraient à l'individu de se réaliser dans un environnement favorable, contribueraient à accroître ses facultés et justifieraient parfaitement le sens premier du mot autorité : celui  d'augmenter, ce qui exhorte à la promotion et à la régénérescence d'un idéal. Il semble, hélas, que l'idéal platonicien soit loin des réalités d'aujourd'hui.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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28 mai 2021 5 28 /05 /mai /2021 08:23

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Cette belle phrase de Michel Serres me semble particulièrement convenir en un moment où le monde se pose tant de questions essentielles et attend  tant de réponses  fondamentales : "Faisons la paix avec nous-même pour sauver le monde et faisons la paix avec le monde pour nous sauver nous-même."

 

 

En été, c'est le soir que la mer est la plus belle. Elle a tant absorbé de lumière, qu'elle parait la restituer. Son miroir uniforme et lustré nous apparaît soudain brisé en mille éclats. Lorsque le soleil va se poser sur l'horizon, des flammèches  viennent mourir dans son flot, et avant de s'éteindre, tracent de longs sillages mauves. Sur le sable, le ciel compose déjà ses ombres et l'eau absente a creusé ses anses et ses golfes, terre presque aérienne qui oscille avec le vent. Des frissons d'eau la parcourent et ces lointaines vasières partagent en plusieurs zones leurs tranches d'humidité et de brume. On devine ici les vestiges d'un château de sable, là un seau abandonné ; la marée s'est retirée en même temps que celle des enfants rieurs. C'est l'heure où la plage, le ciel, la lumière n'appartiennent plus qu'aux oiseaux et à quelques rêveurs. J'aime ce moment où tout s'efface imperceptiblement. La nuit enténèbre ciel et mer qui reprennent leur confidentiel tête-à-tête.

 

   

Dans les années 50, alors que la Science paraissait bien armée pour la subversion intellectuelle - ne se voulait-elle pas seule vérité, car seule vérifiable - Sartre se demandait : "Pourquoi est-ce qu'il y a de l'être ?" - retournant comme un gant le questionnement d'Aristote : "Qu'est-ce qui fait qu'un être est ce qu'il est ? " Cependant Bergson, peu d'années auparavant, avait écrit courageusement, à l'exemple d'un Etienne Gilson et un Gabriel Marcel, des propos plus gratifiants : "Si la vie mentale déborde la vie cérébrale, alors la survivance devient si vraisemblable que l'obligation de la preuve incombera à celui qui nie". Il est vrai que ce qui occupe la métaphysique n'entre pas dans le domaine du vérifiable, c'est-à-dire du visible et de l'expérimental : Dieu, l'être, la liberté, l'immortalité. La reprise du questionnement s'avère donc urgente en un moment où les valeurs essentielles sont dévaluées, voire même corrompues. Pour ce faire, il est nécessaire d'élargir la réflexion, de frayer un chemin encore inexploré ou exploré partiellement, car reprendre va dans le même sens que poursuivre. De même que le montagnard ouvre une nouvelle voie sans être assuré d'aboutir, le penseur d'aujourd'hui doit tenter d'éclairer davantage et différemment et refonder une science du transcendental, sans laquelle l'homme risquerait de perdre jusqu'à sa trace.

 

 

Réveillée tôt ce matin, je suis allée sur le balcon regarder le jour se lever sur la mer. Tout d'abord  une ligne presque imperceptible qui trace son trait régulier à l'horizon, comme si elle tentait de soulever la lourde chape des ténèbres. Pas de couleur, mais une symphonie en noir et gris. Et puis, sans que l'on puisse voir comment, il semble que la lumière, encore discrète, se mette à boire - ainsi que le ferait un buvard - la surface du ciel et en dissipe les dernières ombres. Peu à peu les couleurs apparaissent, les reliefs se construisent, les objets prennent forme. Une journée neuve disperse ses clartés, assemble ses couleurs, diffuse ses vents et ses orages. Une journée à écrire et à vivre, en y glissant des instants de silence, d'attention, de recueillement, afin que rien ne se perde d'utile et de fécond.

 

 

De prime abord, dialoguer avec l'autre ne devrait faire obstacle à aucune croyance, à aucune conviction car, sans dialogue, pas de recherche de vérité possible, pas d'ouverture à de nouvelles cultures et civilisations. D'autant que penser ensemble, reconsidérer notre destinée, reformuler le sens de notre existence dans un monde en pleine mutation se présentent comme une perspective exaltante pour l'homme d'aujourd'hui. Nous vivons à une époque de pluralisme où civilisations et cultures, souvent hostiles ou indifférentes les unes aux autres, ont été subitement rapprochées par des moyens de communication amplifiés à l'extrême. Malheureusement, le dialogue si en vogue débouche le plus souvent sur un dialogue à l'état sauvage qui sombre dans l'affrontement, pire le bavardage stérile. L'humanité n'a que trop montré son immaturité à s'accomplir et ne parait que plus fragilisée, plus désorientée par la multiplicité des pôles d'urgence, plus affolée par une actualité foisonnante. L'essentiel, stabilisateur par vocation, qui concentre et unifie, est submergé par l'écume de l'éphémère. Ne l'est-il qu'occasionnellement ? On voudrait l'espérer. Mais il faut bien convenir que nous devons opérer des choix et, qu'en l'absence du spirituel, les hommes et femmes que nous sommes restons sceptiques. Dialoguer, certes, mais dans un esprit de ressourcement, en projetant sur l'avenir les lumières du passé, afin de remettre le monde dans la perspective de l'Histoire et, en fils prodigues, en retournant à nos pères.

 

 

Un correspondant me transmet à propos de la phrase de Saint-Augustin que j'avais citée dans l'un de mes articles, des extraits puisés dans  Les cahiers 1957 - 1972  de Cioran, relatifs à la passion, les voici :

"
 Il n'est guère que la passion et l'intérêt qui trouvent immédiatement le langage qu'il faut.  - Ce qui est écrit sans passion finit par ennuyer, même si c'est profond. Mais, à vrai dire, rien ne peut être profond sans une passion visible ou secrète. Secrète de préférence. Quand on lit un livre, on sent où l'auteur a peiné, où il s'escrime et invente ; on s'ennuie avec lui, mais dès qu'il s'anime, une chaleur bienfaisante, même s'il s'agit d'un crime, s'empare de nous. Il ne faudrait écrire que dans un état d'effervescence. - On fait une oeuvre avec de la passion, non avec de la neurasthénie, ni même avec du sarcasme. Même une négation doit avoir quelque chose d'exaltant, quelque chose qui vous relève, qui vous aide, vous assiste. - J'ai eu tort de saper mes passions ; on ne peut rien produire sans elles. Ce qu'on appelle la vie, ce sont elles et rien d'autre. - Dès qu'on écrit sans passion, on ennuie et on s'ennuie. Et c'est pourtant à froid qu'on devrait dire tout ce qu'on a à dire. Je m'y suis essayé en cultivant l'aphorisme, ce feu sans flamme. Aussi bien personne n'a été tenté de s'y réchauffer ."

De la part de Cioran, quelle lucidité à son propre égard ! N'est -ce pas en usant d'elle de cette façon que le philosophe nous parait le plus grand ?

 

 

Peu d'acte plus solitaire que l'écriture. Peu d'acte plus altruiste. On n'écrit rarement pour soi. On écrit pour l'autre. Pour le rencontrer ou le retrouver. L'écriture est un peu comme une échelle de corde que l'on déroulerait le long d'un donjon ou une quille de navire et sa finalité, celle de jeter un pont, tracer une voie, ouvrir une route, combler une absence. S'il lui arrive d'être savante ou embrouillée, pompeuse ou relâchée, hautaine ou suppliante, c'est simplement parce qu'elle nous ressemble. Alors sourions-lui et recevons-la. Il y a également celui qui écrit parce qu'il a quelque chose à dire, un savoir à transmettre. C'est le cas du philosophe, du scientifique, de l'historien. Il détient des connaissances qu'il estime devoir communiquer. Geste altruiste par excellence. Enfin il y a ceux qui écrivent pour guérir de soi ou des autres, parce qu'ils n'ont pu ou su ni s'aimer, ni se faire aimer. L'écriture, alors, n'est pas un don, un élan, une avancée, mais le cri que l'on pousse, l'alerte que l'on déclenche, les feux de détresse que l'on allume - à moins qu'elle ne soit pour le poète, encore attardé dans sa nuit inquiète, la dernière étoile que l'on recense.

  

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

  

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6 mai 2020 3 06 /05 /mai /2020 08:42

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Sur terre, nous vivons dans la même communauté, soumis aux lois identiques de la pesanteur, à des conditions physiques semblables, quelles que soient nos dispositions personnelles. Après la mort, on peut envisager que chacun rejoindra le niveau correspondant à ce qu'il est. Les physiciens nous assurent, depuis les récentes découvertes de la mécanique quantique, que nous sommes tissés d'ondes. L'univers en serait tout palpitant. En effet, l'une des découvertes de cette physique est que le néant n'existe pas et que l'espace contient toujours quelque chose. ( On appelle ce vide, l'anti-matière ou la matière invisible et il constitue plus de 90% de l'univers ) Ainsi ce vide est-il empli d'énergie, de champs (comme le champ électro-magnétique) et même de particules à l'état virtuel et, s'il est partout, puisque même l'atome en contient 99,99%, aussi étrange que cela puisse paraître, ce vide est relatif. Lors d'une fluctuation, par exemple une fluctuation autour de l'état minimal qui consiste en l'apparition de paires particule-antiparticule, il prête l'énergie nécessaire à la création de ces particules pendant un bref instant, puis celles-ci retournent au néant, restituant l'énergie empruntée. C'est la raison pour laquelle, dans l'univers, la création est permanente et que rien jamais ne se perd. Tout se transforme ou se combine différemment.

 

Les interrogations métaphysiques se justifient d'autant plus que le virtuel semble faire jeu égal avec le réel. Si le vide quantique a donné naissance à l'univers - qui serait né d'une minuscule fluctuation du vide primordial - qui a bien pu engendrer le vide quantique ? La réponse n'appartient pas à la Science, parce qu'elle ne dispose pas des moyens théoriques, mathématiques et encore moins expérimentaux, pour savoir ce qui s'est passé avant le 10.43 secondes selon ce qu'il convient d'appeler " le temps de Planck" et qui précède le fameux Big-Bang. Au-delà de cette barrière de Planck, l'univers est à la fois si petit, si dense et si plein d'énergie que les domaines quantique et gravitationnel se rejoignent exceptionnellement, bien qu'ils restent absolument indescriptibles. Les théories, qui peuvent en découler, ne relèvent plus que de la spéculation. Nous sommes toujours face au mystère des origines et réduit au pari de Pascal. Le vide, dans lequel nous baignons, peut être perçu comme une mer de particules virtuelles, porteuse de toutes les potentialités et aimantée par les quatre forces fondamentales : la force électro-magnétique, les forces nucléaires forte et faible et la force gravitationnelle.

 

C'est donc un vide plein ou, plus exactement, un faux vide qui a enfanté la matière. Thème que l'on retrouve dans de nombreuses mythologies comme le TAO-TÊ-CHING, texte essentiel de la religion taoïste : " Le plein provient du vide, et le vide continue à agir dans le plein " - ce qui m'autorise à souligner au passage que l'intuition de l'homme a souvent devancé sa raison et que les prophètes ont plus d'une fois précédé les scientifiques sur le chemin des découvertes.

 

LA PUISSANCE de la PENSEE

 

Si les ondes se mêlent sans qu'il y ait interférence, des mondes différents peuvent très bien s'interpénétrer sans se rencontrer, moins encore fusionner ; ainsi des ondes émises par des vivants et par des morts pourraient coïncider entre elles, ce qui expliquerait certains phénomènes paranormaux que l'on ne peut plus nier, ni ignorer. Chacun peut, effectivement, constater par lui-même l'évidence du pouvoir créateur de la pensée. Ce qui nous empêche de le mesurer pendant cette vie présente où les forces gravitationnelles de notre corps nous inclinent vers la terre, c'est que ce pouvoir s'exerce collectivement. C'est notre conscience qui produit l'état de ce monde, selon le niveau spirituel qu'elle a atteint. Après la mort, il n'est pas interdit d'envisager que les ondes électro-magnétiques, grâce auxquelles notre esprit s'active, se libèrent, s'évacuent de la matière pour se fondre dans d'autres énergies, à des degrés divers. Nous retrouverions alors l'origine créatrice de la Pensée, en remontant par étapes jusqu'à son origine, c'est-à-dire jusqu'au noyau pré-existentiel.

 

Dès ce monde-ci, il est donc loisible à notre intelligence, à notre imagination, de façonner, d'élaborer notre propre éternité, en lui offrant un tremplin qui, après la traversée de la mort, lui permettrait de rebondir. Pourquoi accepterions-nous de croire que les ondes produites par notre cerveau seraient davantage menacées de disparition que les autres, d'autant que les particules ne meurent jamais. Elles disparaissent pour réapparaître ensuite. La pensée disposerait donc du moyen de construire, de produire, à partir d'un champ de force dans lequel elle puiserait et que les psychanalystes ont déjà baptisé "l'inconscient collectif". La pensée, cette chose invisible, indéfinissable, aurait suffisamment de force pour animer la matière et lui donner sens. Et il est vrai que notre intelligence est en mesure de penser l'univers alors que l'univers ne nous pense pas...

 

Que la pensée soit action, c'est ce que la science moderne se plaît à découvrir. Déjà, dans ce monde, des courants d'ondes, des flux  poursuivent sans doute leur course indéfiniment, comme les ondes radio émises dans l'espace. Nombreux sont les physiciens qui croient que certaines formes de conscience et de liberté pré-existent au niveau le plus infime de la matière. Il résulte de ceci que nos pensées vivent et propagent la vie et que des émanations du mental humain peuvent former des condensations telles qu'elles seraient à l'origine des forces nuisibles ou bienfaisantes qui nous atteignent. Le mal, ou celui que l'on appelle plus familièrement Satan, ne serait autre qu'une entité spirituelle, fruit des énergies négatives que le mental collectif engendre. Cette concentration de bien ou de mal gonflerait comme un nuage dont nous aurions à subir les retombées.

 

A la quasi-conscience de la particule correspondrait toutes les autres consciences englobantes, telles que celles des organes, des groupes et même des villes qui s'organiseraient en concepts, capables d'avoir des répercussions sur notre comportement moral. C'est ainsi que se dégagerait un style ou une façon d'être propre à une ville, une région, un pays, observation si logique qu'on peut la vérifier constamment.

 

Désormais, bon nombre de scientifiques conçoivent que les phénomènes physiques et psychiques s'activent à partir d'un champ de force indifférenciée qui se propage ensuite en une inter-action continue de formes et de conscience. Notre conscience personnelle pourrait ainsi façonner son espace-temps selon ses angoisses, ses désirs, ses aspirations. C'est pourquoi, celui qui évolue dans une énergie d'amour, source de toutes les énergies positives, crée autour de lui un climat propice à l'harmonie, contrairement à celui qui fomente des tensions et des passions négatives et devient la proie de ses propres cauchemars, de son néant intérieur.

 

LA REINCARNATION

 

La réincarnation semble avoir lentement pénétré en Occident et sous des formes populaires et marginales. Et il est vrai qu'aucun texte de l'église ne la condamne formellement. Mais comme beaucoup de constructions intellectuelles, elle parait ne pas toujours résister à une analyse en profondeur. Car cette logique implacable, qui veut que les malheureux d'aujourd'hui aient été les grands pêcheurs d'hier, puisque leur position présente n'a d'autre but que de leur faire expier le mal commis dans leurs existences antérieures, débouche vite sur une forme d'incohérence et d'injustice plus grande encore. Dans un tel système, la pitié et la compassion n'ont plus lieu d'être et les dégâts risquent d'être terribles. Quand on observe ce qui se passe dans un pays comme les Indes, on comprend que cette philosophie - où demeurent encore des Intouchables - puisse déboucher sur de graves problèmes. Puisqu'un karma a vocation d'en corriger un autre, dans quelle mesure avons-nous le droit d'intervenir pour aider notre prochain à échapper au poids de son destin ? C'est le versant opposé de la communion des saints, clé de voûte du Christianisme qui allie, dans un souci d'unité, la faute et son rachat.

 

Le phénomène des souvenirs involontaires, qui a contribué à étayer la thèse de la réincarnation, peut s'expliquer de tout autre façon, par des rémanences d'ondes que nous capterions et qui viendraient se télescoper avec nos pensées personnelles, grâce à la télépathie. Si la théorie de la réincarnation en ce monde-ci me semble personnellement peu convaincante, des réincarnations dans le monde de l'outre-mort semblent plus séduisantes, car il s'agirait alors, non pas de peines à purger mais de seuils à franchir, d'étapes à dépasser, de tensions à vaincre pour parvenir à l'harmonie parfaite. Une sorte de retour progressif à l'énergie primordiale, là où il n'y a plus ni bien, ni mal, mais une union sans confusion.

 

Au moment de la mort, ou aussitôt après, peut-être aurons-nous la faculté de refuser cet itinéraire et de désirer le néant, l'abolition de toutes les énergies créatrices, afin de retourner dans un absolu sans Dieu ou sans Principe inaugural. Ce serait notre ultime acte de liberté, la dernière preuve accordée à l'homme, afin qu'il sache que personne ne s'est permis d'intervenir contre sa volonté ou  sans sa volonté. Saint Grégoire de Nysse, au IVe siècle, écrivait déjà : " Et nous irons de commencement en commencement par des commencements qui n'auront pas de fin."
Tout est grâce disait Bernanos, tout est énergie assurent les scientifiques. A chacun son interprétation de la grave question de l'éternité.

 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

 

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Le vide - Qu'entendons-nous par vide ? Que disent les physiciens et les autres ?
Pythagore

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9 octobre 2019 3 09 /10 /octobre /2019 08:42
Dans quel monde vivons-nous ?

Il y a quelque temps de cela je posais déjà la question : dans quel monde vivons-nous ? Il est vrai que le monde change à une vitesse vertigineuse, au point que la plupart de nos références sont bousculées et que l’on sent dans la société une crispation et une inquiétude dues à la conjonction de l’emprise idéologique et du matérialisme. Notre société occidentale a valorisé à un point tel la matière au détriment de l’esprit, le superficiel au détriment du profond, la théorie plutôt que la réalité, que nous avançons dans un univers qui semble n’avoir d’autre horizon que celui du profit. Or, lorsque l’enrichissement devient l’unique souci de la plupart d’entre nous, lorsque les aspirations spirituelles sont moquées et couvertes de dérision, alors il n’est pas rare que le mensonge et la tricherie fassent une entrée en force. Et c’est bien le cas aujourd’hui.

 

Chaque jour nous dévoile son lot de fraudeurs tant il est vrai que le matérialisme est le levain d’une immense tricherie généralisée. Ne faut-il pas dissimuler et travestir la vérité pour faire oublier que le but auquel on aspire est tout simplement illusoire et irréalisable ? L’idéologie est une immense machine à tricoter du rêve et son discours destiné à être appliqué par les autres : les naïfs, les dupes, les pauvres gens trompés auxquels ont fait miroiter un avenir factice.  Oui, le paraître semble avoir pris le pas sur l’être, l’individu sur la personne que l'on robotise à force de la priver de sa liberté d’expression et de l’accabler sous les diktats d'une pensée unique. Jusqu’où cela ira-t-il ? « Dans ce genre de société – écrit la philosophe  Chantal Delsol – tout est si superficiel que bien souvent les gouvernants font semblant de gouverner, les journalistes font semblant d’informer, les banques font semblant de prêter, et tout est à l’avenant ». Le temps est venu de s’en inquiéter et de démasquer les vendeurs d’illusions, les tricheurs, les fossoyeurs d’une société qui avait ses faiblesses mais aussi ses grandeurs et ne se complaisait pas dans la posture et l'imposture. 

 

Néanmoins, les réponses aux questions que l'on se pose, c'est à chacun de les trouver en soi. Elles ne doivent nullement s'imposer au terme d'une démonstration péremptoire. Dans l'ordre de l'absolu et de la valeur, la vérité se montre mais ne se démontre pas. L'intervention de la liberté est indispensable à tout jugement. C'est la raison pour laquelle nous devons la défendre comme notre bien le plus précieux. Nous sentons d'ailleurs la nécessité de rassembler les hommes sur quelques principes de sagesse et sur quelques valeurs fondamentales. La sagesse correspond d'ailleurs à un immense besoin de nos jours. Bergson faisait observer qu'à tout progrès matériel devrait correspondre "un supplément d'âme". Car les savants ne sont pas forcément les...sages. De même que les psychiatres, les sociologues, les économistes, les hommes politiques. Cette élite n'est pas toujours éclairée, hélas ! Aussi chacun a-t-il la responsabilité totale du degré de clarté de sa propre pensée. 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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30 juillet 2019 2 30 /07 /juillet /2019 09:08
Avec le catastrophisme climatique, avons-nous basculé dans l'antiscience ?

Voilà une question pertinente posée par des professeurs d’université et des personnalités du monde scientifique qui s’inquiètent de voir jusqu’où  risque de nous mener l’hystérie écologiste. Il est urgent de remettre de la nuance et de la raison face à un discours qui se fait de plus en plus autoritaire et simpliste et de donner la parole à quelques scientifiques éclairés, climatologues, physiciens, mathématiciens qui parlent du climat de manière précise et dépassionnée. Il est probable que le soleil soit plus responsable que les hommes des variations climatiques et que le dioxyde de carbone ne mérite pas un tel opprobre. Au final, cédons-nous à la peur et risquons-nous de basculer dans une pensée manichéenne ?
 


Le catastrophisme est sans fondement nous dit le climatologue Richard Lindzen qui s’élève contre la responsabilité que l’on fait peser sur l’homme depuis une cinquantaine d’années. N’y-a-t-il pas eu une période de réchauffement entre 1919 et 1940 et de nombreuses durant les siècles précédents ?  Mike Hulme, fondateur du Tyndall Centre de l’Université d’East Anglia, a, par exemple, souligné que « déclarer que le changement climatique sera catastrophique cache une cascade d’hypothèses à charge qui ne sont pas issues de la science empirique ou théorique. » Mais à partir de quand le discours sur le changement climatique s’est-il à ce point dramatisé ? On peut dire que le récit l'a été dès lors que la question s’est infiltrée dans le débat public. Elle est devenue alors incohérente par un amalgame volontaire entre des résultats élémentaires sans aucune implication avec le catastrophisme lui-même et un certain nombre d’intérêts particuliers. On peut citer pêle-mêle les économistes de gauche pour qui le réchauffement climatique représente un exemple suprême des défaillances des marchés et l’occasion de proposer des mesures correctives ; les membres de ONU pour qui le réchauffement climatique est la voie vers une gouvernance mondiale ; les dictateurs du tiers-monde qui voient en cela un moyen pratique de réclamer des aides et un transfert des richesses ; les militants écologistes pour qui tout enjeu de société est bon à prendre dès qu’il incite les naïfs à allouer d’importantes contributions à leurs nombreuses ONG ; enfin les politiciens qui profitent du réchauffement climatique pour agir en démagogues sans craindre d’être contredits par la réalité ou de subir les plaintes des prétendus bénéficiaires de leurs actions. A cela s’ajoutent les militants, les experts, les conseillers etc.  …  souligne  Richard Lindzen.


 

Pour lui, le danger est que la science est en train de perdre sa raison d’être, raison qui faisait d’elle l’outil humain le plus efficace pour l’évaluation objective et assurait ainsi la confiance et le soutien du public. Quant au mathématicien Benoît Rittaud, il conseille de ne pas avoir peur du temps qu’il fait et appelle les scientifiques à se défier des pensées binaires ou prophétiques. Hormis quelques variations ponctuelles, la température globale n’augmente plus, ou si peu. Les cyclones peuvent être plus destructeurs mais pour des causes externes : évolutions démographiques, urbanisation sauvage, mauvaise préparation. Le niveau marin augmente toujours à peu près au même rythme et les rendements agricoles n’ont jamais été aussi élevés. Même le Giec reconnaît des incertitudes considérables. Et il ne faut pas mettre de côté la mauvaise gestion des terrains et les funestes engrais chimiques.


 

S’il y a une urgence, c’est bien celle de retrouver l’esprit critique face à ces présages tragiques et de tempérer l’anxiété propagée auprès de la jeune génération en éloignant le spectre des famines car il arrive que les scientifiques eux-mêmes puissent se tromper. Les modèles utilisés au sujet des données climatiques ne surestiment-ils pas grandement le réchauffement en cours affirme pour sa part John Christy, directeur du Earth System Science Center de l’Université d’Alabama, tandis que le géophysicien Vincent Courtillot appelle la communauté scientifique à ne pas oublier les vertus du débat et à ne pas préférer les modèles numériques au terrain. La terre n'a jamais été un jardin d'Eden, raison pour laquelle le paradis climatique est un mythe. Il n'y a pas de dérèglement climatique pour la simple raison qu'il n'y a pas de règlement climatique. Aussi, sachons garder raison en dépassionnant le sujet afin que la liberté de penser ne soit pas gravement compromise, d’autant que peu de scientifiques adhèrent à l’idée que la planète est en danger.



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La zoologiste de l'Université de Victoria Susan Crockford, spécialiste des ours polaires, nous rassure et conteste le scénario d'une espèce mise en danger par la fonte de la banquise.

La zoologiste de l'Université de Victoria Susan Crockford, spécialiste des ours polaires, nous rassure et conteste le scénario d'une espèce mise en danger par la fonte de la banquise.

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1 janvier 2019 2 01 /01 /janvier /2019 10:30
Quand le bien commun est l'otage du profit et de la violence

La violence est dans la nature, hélas ! Les éléments se déchaînent, les espèces s’entredévorent, les hommes eux aussi sont violents et altèrent l’équilibre de leur milieu de vie de mille et une façons. La violence cesse quand l’esprit paraît, quand la raison s’impose et que s’introduit dans les projets et réalisations l’ordre, la méthode, la négociation, la règle. Il peut néanmoins y avoir des violences d’état, des situations qui oppriment nombre de citoyens. Si ceux-ci se révoltent, est-ce condamnable ? La violence d’action est-elle plus immorale que la violence d’état ? La question mérite d’être posée.

 

Il serait absurde d’avoir recours à la violence lorsque le pouvoir est exercé par des hommes sages et vertueux. Mais s’il s’agit d’un régime totalitaire, les choses sont différentes et une certaine force de l’esprit peut aider à résister aux pressions et aux intimidations. C’est ce que firent sept jeunes gens qui, en août 1968, se rendirent à Moscou sur la Place Rouge, en arborant des banderoles sur lesquelles était écrit :  "Vive la Tchécoslovaquie libre !"  « Pendant toute ma vie, disait l’un d’eux à son procès, j’ai voulu être un citoyen, c’est-à-dire un individu exprimant calmement et fièrement ses pensées. J’ai réussi à l’être pendant dix minutes. »

 

La violence, parce qu’elle est extrême est toujours contradictoire. « Elle détruit ce qu’elle voudrait défendre : la dignité de la vie, la liberté des êtres humains. Elle est un crime contre l’humanité parce qu’elle détruit jusqu’aux liens constitutifs de la société » - soulignait Jean-Paul II. Ce qui est le plus redoutable dans le recours à la violence est la spirale qu’elle engendre. Elle incite aux représailles, à rendre coup pour coup. Elle nourrit la haine et suscite la vengeance. Lénine croyait pouvoir être à la fois contre la violence entre les nations, contre la violence entre les gens et pour la violence révolutionnaire. L’histoire montre à quel point cette distinction est vaine. Une révolution s’accompagne généralement d’un bain de sang. Si celle de 1789 en France a commencé par la Déclaration des droits de l’homme et du citoyen et l’abolition des privilèges, elle a abouti à la Terreur et au transfert des privilèges à d’autres.

 

Condamner la violence n’est-ce pas condamner la guerre ? Peut-on, aujourd’hui, avec les moyens dont nous disposons, parler d’une guerre juste ? Le simple citoyen s’interroge. Doit-il, en cas de conflit, refuser toute obéissance et se joindre aux objecteurs de conscience dans l’espoir d’empêcher un conflit ? Doit-il, au contraire, obéir sans réserve à tout ce qu’on lui demandera ? Peut-il signer un manifeste contre la guerre atomique ou en faveur de telle minorité nationale ? Dans sa bonne volonté, il aspire à faire œuvre utile, mais ne voit pas toujours distinctement où est son devoir. Inutile de se dissimuler le parti que des ennemis déterminés s’empresseront de tirer de telles perplexités.

 

Dans un monde qui n’est pas bon, qui est instable et où l’injustice règne trop souvent, l’idéal de non-violence suscite plus que jamais l’interrogation. Je puis renoncer à me défendre mais si mon voisin, mon ami, mon pays ont besoin d’être défendus, puis-je me dérober sans lâcheté ? Ce sont des vues pessimistes sur l’homme qui ont inspiré Machiavel : « Un prince doit s’efforcer de se faire une réputation de bonté, de clémence, de pitié, de fidélité à ses engagements et de justice. Il doit aussi avoir toutes ces bonnes qualités, mais rester assez maître de soi pour en déployer de contraires lorsque cela est expédient. » (Le Prince) La non-violence peut manquer de réalisme et devenir une idéologie. Mais on opposera toujours à Machiavel qu’une fin morale ne peut pas justifier des moyens immoraux. Gandhi, lui-même, disait : « Lorsqu’on a le choix uniquement entre la lâcheté et la violence, je crois que je conseillerais la violence ». L’Evangile est non-violent. Cependant il recommande au soldat, non point de déposer les armes, mais de ne pas agir injustement.

 

En présence des très grands problèmes moraux que posent la guerre et la paix, c’est encore l’idée de justice qui s’impose comme guide. S’il y a pour les Etats une juste défense, il y a pour les citoyens une juste obéissance. La question essentielle est celle des biens qui méritent absolument d’être défendus. Car, est-il juste de punir ? Ne nous dissimulons pas qu’en présence d’un malheur, la recherche d’un coupable est une réaction collective, bien qu’un bouc-émissaire puisse être désigné injustement. Et pourquoi, la société punit-elle ? Pour rétablir l’équité et l’ordre, bien sûr. Pour imposer l’exemple et engendrer la dissuasion. La sanction a toujours une valeur morale dans la mesure où elle vise à amender. On sait aussi que l’esprit de guerre se développe quand les droits universels de l’homme ont été violés, que la terreur s’installe. C’est à ce moment que toutes les dérives semblent possibles. Une guerre produit toujours de telles destructions que les belligérants vaincus ou vainqueurs en sortent diminués, voire ruinés et parfois anéantis. Ainsi les différentes nations ont-elles convenu, pour quelques-unes, de s’organiser en constituant une union ayant pour but de prévenir les guerres. Ce fut le cas de l’Europe. Mais l’intensité des échanges internationaux est toujours fonction de l’existence de biens à échanger – et il ne faudrait pas réduire ces biens aux seules productions matérielles, ni les relations aux seuls contrats économiques. Les biens spirituels sont beaucoup plus importants, encore faut-il qu’ils existent et que l’on ait autant à donner qu’à recevoir. Une patrie, comme une famille, ne doit pas  être une prison, un refuge clos. Ce qui la constitue n’est pas un agrégat d’individus juxtaposés, une foule indéfinie et complexe, c’est un tissu de relations ordonnées, d’échanges organisés, de valeurs communes et d’aspirations semblables. Car la personne humaine s’accomplit en s’ordonnant au Bien commun dont l’idéal  a été défini dans  « La cité des fins » de Kant et « La société ouverte » de Bergson. Il n’est pas interdit de rêver à un « meilleur des mondes » qui ne soit nullement celui d’Aldous Huxley.

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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13 octobre 2018 6 13 /10 /octobre /2018 08:35
Le goût des lendemains

 

Hier, comme aujourd'hui, nous naviguons au gré des flots sur une mer houleuse, au milieu d'innombrables écueils. Mais les citoyens que nous sommes en ont vu d'autres. Et ils sont toujours arrivés à se sortir des mauvais pas de l'histoire si, malheureusement, ils n'ont pas toujours su en tirer les leçons qui s'imposaient. Car l'histoire est un éternel recommencement, les épreuves d'hier aidant rarement à se prémunir des erreurs de demain. Si bien que les hommes, faisant contre mauvaise fortune bon coeur, s'adaptent. A tout : aux  pandémies, aux conditions météorologiques, aux menaces de guerre, aux krachs financiers, aux famines, au terrorisme, aux révolutions. Ils enterrent leurs morts, relèvent leurs ruines, comblent leurs déficits et repartent. Le courage, certes, les abandonne rarement. Besogneux, résistants, fatalistes, ils avancent contre vents et marées. Ce qui leur manque le plus est probablement la sagesse et le discernement, ces deux vertus qui permettent de voir mieux et plus loin. Car, ils ont toujours eu le tort d'avancer le nez sur le guidon. C'est le Général de Gaulle qui disait : "Visez les hauteurs, il n'y a pas d'encombrement".

 

 

Il faut admettre aussi que nos leaders ont rarement été des éclaireurs. A l'exception d'un Churchill qui avait eu le courage de promettre aux Anglais, à la veille de la Seconde Guerre Mondiale, " du sang, du labeur, de la sueur et des larmes", les autres ont largement contribué à nous endormir et à taire les dangers, afin de mieux assurer leur propre survie. Mais à force de jouer avec le feu et de faire l'autruche, à force de n'aspirer qu'au gain immédiat et à la seule satisfaction matérielle, le dieu profit se retourne contre nous. Oui, le veau d'or au pied d'argile, que depuis la nuit des temps l'homme a toujours été enclin à vénérer pour la bonne raison qu'il est sensé satisfaire ses désirs immédiats, s'effondre sur lui-même. Mais, en tombant, il ne manque jamais d'écraser quelques innocentes victimes.

 

 

Il est à remarquer également que depuis quelques décennies, les valeurs sûres sont en berne. A l'instar  de l'ange qui fait la bête, " le meilleur des mondes" s'avère le pire des mondes. Dans leur ouvrage précis et tonitruant - en référence au livre d'Aldous Huxley - "Résistance au meilleur des mondes", Eric Letty et Guillaume de Prémare soulignent un curieux paradoxe : l'utopie progressiste fait des ravages dans notre univers à mesure qu'elle signe son échec : 

"Nous vivons une époque paradoxale, tandis que la révolution technologique ouvre à l'homme des horizons de progrès qu'il ressent comme illimités, nous assistons à la fin de l'idéologie du progrès, qui veut que le monde avance continûment du bien vers le mieux. Démentie par les faits, cette forme de matérialisme historique est un échec. L'homme occidental a cru qu'il était inscrit dans l'histoire que chaque génération vivrait mieux que la précédente ; il a cru que la civilisation du loisir et de la consommation ouvrait une ère nouvelle d'accomplissement de soi, d'épanouissement individuel, en un mot de bonheur. Or, les promesses de la modernité ne sont pas tenues, ni celle du progrès matériel continu, ni celle du bonheur croissant."

 

 

Et les auteurs d'énumérer quelques-uns des stigmates du progrès en cours : effacement des nations et des corps intermédiaires dans la perspective d'une gouvernance mondiale, ébranlement des fondations de la famille, négation de l'identité des individus, production artificielle de l'être humain, transhumanisme, contrôle mondial des naissances et eugénisme. Il en résulte bien que le citoyen du meilleur des mondes est avant tout un consommateur atomisé en voie de robotisation. Pour traverser une crise, quelle qu'elle soit, la priorité serait de revenir à la vérité, au courage et à l'action. Le temps n'est plus aux discours lénifiants, aux mensonges et aux dissimulations qui ont sapé la confiance des peuples. L'honneur de la politique n'est-il pas d'apporter la preuve qu'il y a encore des moyens d'agir et la force des Nations de s'unir pour mieux résister ?  Le ferons-nous ou continuerons-nous à danser sur des volcans ? Probablement ! Et c'est ce qui fait qu'en permanence nous naviguons entre illusion et désenchantement. 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

 

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10 juin 2018 7 10 /06 /juin /2018 08:33

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" Le sacré est ce qui donne vie et ce qui la ravit " ( Roger Caillois) 

  

L'Occident a-t-il évacué le sacré de ses préoccupations ? Certaines orientations pourraient nous le laisser craindre.  Il semblerait, en effet, que le  questionnement existentiel, qui incitait l'homme à s'interroger avec perplexité sur ses origines et sa finalité, ne soit plus d'actualité, puisque l'opinion en vogue tente d'accréditer avec force argumentation l'idée que l'univers est vide de toute pensée et que nous roulons vers le néant, nous condamnant, si nous n'y prenons garde, à n'être plus que des citoyens consommateurs qu'il serait aisé d'asservir comme une masse humaine aussi homogène que possible, astreinte à un prêt-à-penser égalitaire. Voilà ce qui risque de se produire, à plus ou moins brève échéance, si l'homme s'éloigne de ce qui, jusqu'alors, en avait fait une créature à part sur notre planète, pour la raison qu'elle peut, tout à la fois, se penser et penser l'univers, se tourner vers le passé aussi bien que se projeter dans l'avenir, et s'imaginer un destin qui outrepasse les frontières fixées par la matière. Un être qui unit chair et esprit.

 


Surprenant que de nos jours, certains jugent superflu l'enseignement de l'histoire qui, de tout temps, a répondu à la problématique d'une époque et d'un lieu donné ; d'autant que dans un monde qui tend à devenir unique et où les problèmes sont globaux, il est capital de se rappeler les parcours différenciés, ce qui singularise et distingue les nations et les peuples les uns des autres, dans le respect de ce qui, dissemblable de nous, nous reste néanmoins proche. N'oublions jamais que l'uniformisation peut devenir un totalitarisme, dont l'objectif serait de métisser les populations afin de les dissoudre et de les standardiser. Si la conquête de la liberté, sans laquelle l'homme ne peut être une personne, comporte des risques et doit être soumise au doute méthodique, elle ne peut pas être écartée davantage que le sacré de la conceptuelle humaine. Il semble impossible qu'un quelconque avenir - respectueux de l'être - s'envisage sans qu'y soient étroitement associées ces deux notions. N'est-ce pas grâce à l'esprit de liberté que l'on pourra susciter des comportements et des modes de participation basés sur le respect d'autrui et n'est-ce pas grâce à la contribution de chacun que l'on trouvera des solutions aux problèmes qui nous sont communs ? Si je comprends mon prochain en ce qui le distingue de moi et s'il me comprend de la même façon, nous pouvons dialoguer, collaborer, nous mettre d'accord sans perdre une identité à laquelle nous ne saurions renoncer, de façon à bâtir une maison planétaire habitable et supportable, en évitant les rivalités ethniques. Nous savons trop bien, désormais, que notre planète est une, elle est donc la maison commune de l'humanité que nous devons administrer, sans évacuer les valeurs qui ont fondé les grandes civilisations et sans refuser, à chaque peuple, de rester lui-même. Et ces valeurs reposent toutes sur les notions de liberté et de sacré. Sans sa relation au sacré, l'homme n'est qu'une enveloppe vide, sans l'exercice d'une liberté contrôlée, il serait rapidement la victime d'un système déshumanisé, bien incapable de gérer ce que l'on appelle communément le potentiel humain.

 


On a connu cela dans un passé encore proche. En effet, le communisme et le nazisme, qui ont dénaturé le XXe siècle, sont les deux seules idéologies qui se sont refusées, l'une et l'autre, à respecter la liberté individuelle et à se référer à une quelconque relation avec la transcendance. Et on sait où elles ont mené les hommes...

 


Or le mondialisme (qu'il ne faut pas confondre avec la mondialisation, échanges commerciaux légitimes entre les pays) risque d'être une idéologie de nature assez proche, que gouvernerait une synarchie technocratique imposée par la haute finance internationale. C'est un autre danger que nous ne devons pas écarter, aussi avons-nous le devoir de rester vigilants. Comment ? En puisant dans notre passé, notre mémoire, notre histoire, les valeurs qui ont servi d'assises aux civilisations et, à la nôtre en particulier, en nous refusant à dilapider un héritage qui nous a fait héritiers. Le refus du conservatisme est une hérésie, car, privée des structures du passé, la modernité n'est qu'une bulle artificielle, illusoire et éphémère. Et comment ne pas se rappeler que l'on ne dure qu'en se prolongeant, et que celui qui ne voit pas loin dans ce qui est passé ne verra pas loin dans ce qui est à venir, se jetant à corps perdu dans une fuite en avant sans motivation et sans but. Parions que le passé, dont nous disons tant de mal, sans le bien évaluer ou le bien connaître, est la seule lumière en mesure d'éclairer l'actualité...de demain.

 

 

Armelle BARGUILLET HAUTELOIRE

 

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L'occident a-t-il évacué la notion de sacré ?
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16 septembre 2017 6 16 /09 /septembre /2017 09:07
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Le rire à travers le temps

 

L'autorité est-elle toujours légitime ?

 

La littérature a-t-elle un avenir aujourd'hui ?

 

Dans quel monde vivons-nous ?

 

Avec le catastrophisme climatique avons-nous basculé dans l'antiscience ?

 

Le goût des lendemains

 

Libre arbitre ou le moment du possible

 

Quand le bien commun est l'otage du profit et de la violence

 

De quel vocable use nos amis les animaux ?

 

Réchauffement climatique : si la responsabilité humaine s'avérait fausse ?

 

La conscience de soi : individu ou personne ?

 

La confusion des valeurs met-elle le monde en péril ?

 

Quelques vérités sur le mensonge

 

Au fil des jours et de la plume

 

L'occident a-t-il évacué la notion de sacré ?

 

Le vide. Qu'entendons-nous par vide ? Que disent les physiciens et les autres ?

 

Que faut-il entendre par destin ?

  

La douleur, quel rôle ? 


Le bonheur existe-t-il ?

 

Qu'est-ce que l'imagination ?

 

Propos sur la tolérance

 

La dérision est-elle une arme contre le fanatisme ?

 

L'égalité, réalité ou fiction ?

 

La démocratie est-elle une entrave à l'autorité ?

 

Propos sur bon sens, discernement et paradoxe 

 

La République de Venise pourrait-elle encore servir d'exemple ?

 

La liberté est-elle un droit ?

 

Le roi Arthur, héros légendaire ou personnage historique ?

 

A-t-on retrouvé le tombeau du roi Arthur ?

 

La fraternité est-elle une utopie ?

 

Dialogue et communication

 

La philosophie rend-t-elle sage ?

 

 

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Parce qu'ils disent qui il est, comment est le monde, pourquoi est la vie, qu'ils gomment les distances, comblent les vides, dévoilent les énigmes, suggèrent le mystère, ils sont nos courroies de transmission, nos outils journaliers.

 

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